vendredi 27 mars 2015

Persuasion de Jane Austen




Éditeur : 10/18 – Nb de pages : 235
Série : / 
Catégorie : Classique



Jane Austen (1775 – 1817) est une auteure Anglaise du XIX°, elle a commencé à écrire dès l’âge de 11 ans !

Elle a passé sa vie à écrire et s’occuper de ses neveux et nièces.

Le succès de ses livres ne se fera qu’à la fin du XIX° siècle, alors qu’elle est décédée en 1817 à 41 ans.



Sous le vernis d’un genre, chacune des phrases de Jane Austen attaque les conventions, traque les ridicules, et finit avec une grâce exquise par pulvériser la morale bourgeoise, sans avoir l’air d’y toucher. Les héroïnes de Jane Austen lui ressemblent, elles aiment les potins, mais détestent bavardages, grossièreté et vulgarité. La pudeur, le tact, la discrétion, l’humour sont les seules convenances qu’elles reconnaissent... Et si Jane Austen mène les jeunes filles au mariage, c’est fortes d’une telle indépendance qu’il faut souhaiter au mari d’être à la hauteur ! À lire yeux baissés et genoux serrés pour goûter en secret le délicieux plaisir de la transgression des interdits.



J’ai trouvé plusieurs adaptations, notamment celle-ci de 2009, réalisée par Adrian Shergold :
 

Il existe aussi un téléfilm britannico -américano-français réalisé par Roger Michell et diffusé en 1995 ainsi qu’une série télévisée britannique datant de 1971.




Parce que j’aime cette grande dame ! et que j’ai bien l’intention de lire toutes ses créations... avant peut-être de les relire.

Entre dans mon abc 2015, lettre A


Anne, jeune femme de 26 ans, vit avec sa sœur et son père, sans parvenir à vraiment les comprendre, tant ils sont tournés sur des valeurs orgueilleuses. Heureusement que sa grande amie et son autre sœur lui permettent de s’éloigner, lorsque les déboires financiers de Sir Walter l’obligent à louer la demeure familiale. Auprès de la famille Musgrove, elle trouvera une qualité de vie assez sympathique et deviendra même celle que l’on écoute...


Les mots d’Anne Austen ont toujours eu cet effet sur moi : ils m’emportent dans son univers. Malgré les années passées, son style reste d’une fraîcheur incroyable. Les dialogues sont magnifiques, les descriptions d’une richesse envoûtantes et elle glisse par moment quelques jolies touches humoristiques, un brin ironiques qui me font à chaque fois sourire.

Ici, nous suivons les pas de Anne, une jeune femme réservée, qui à la malheureuse place de deuxième fille : sa sœur aînée, Élisabeth, à pris toute la beauté et la vanité de leur père ; sa sœur cadette, Mary a trouvé un époux -  qu'elle-même à refusé -  et pu s'évincer de l'ambiance pesante d’orgueil du château du Baronnet Elliot.

Sa vie avec ses parents se résume à être inexistante, à suivre leurs débats égocentristes. Fort heureusement, une grande amie, Lady Russel, lui permet régulièrement de s'échapper de cette étouffante situation, mais c'est surtout les déboires financiers de son père qui vont la sauver ! Dépensant sans compter pour paraître, Sir Walter se voit contraint de mettre le château en location pour limiter ses frais. Ils décident alors de partir s'installer à Bath, une ville en bord de mer, à quelques milles de leur domaine.

Anne, peu encline à les suivre, accepte alors l'invitation de Lady Russel, puis de son autre sœur, gagnant ainsi une grande liberté, et surtout une aura dont elle était privée en restant sous la coupe des deux autres.

La suite, ne comptez pas sur moi pour la dévoiler.

C'est une très belle analyse de mœurs, un apport sur la société de ces années, sur les us et coutumes... et une romance. Parce que oui, ce roman est aussi une belle histoire d'amour pleine de soupirs et renoncements, d'envie raisonnée et sentiments cachés.

Mon seul regret est une petite perte de souffle au tiers du livre, rapidement regagnée et une fin un peu rapide.


Anne est adorable ! Plus touchante, j'ai trouvé, que les autres femmes croquées par Jane Austen, elle déborde de passion contrôlée. Elle parvient au fil des pages à prendre son envol, à mener sa barque, alors que tous voudraient la guider...

Les autres personnages sont aussi très convaincants, et Jane Austen s'amuse à nous perdre dans des circonvolutions romanesques avec non pas un, mais trois hommes "possibles" pour la charmante héroïne.


L'histoire se déroule sur quelques mois d'hiver, dans les villes de Bath, Lyme et dans le Somerset.



Les mots pour : style, intrigue romantique

Les mots contre : /

Notation :

Style (sur 5) 4,5 Intrigue (/4) 3,5 Personnages principaux (/3) 3
Style Crédibilité Personnages secondaires (/1) 1
Narration Action
Description Violence/tendresse Temps et espace (/2) 2
Sensation générale (/3) 3 Rythme général (/2) 2  Total (/20) 19



À chaque livre de Jane Austen, je me dis qu'elle est excelle, et qu'il ne sera pas possible de mieux faire... celui-ci ne déroge pas, j'ai adoré !

mardi 24 mars 2015

The Walking Dead Robert Kirkman & Jay Bonansinga [série]




Éditeur : Le livre de poche - Nb de pages : 352
Série : / 
Catégorie :  univers fantastiques - humour




Robert Kirkman est un auteur américain de comics, né en 1978 dans le Kentucky. Il est connu pour son travail sur The Walking Dead, Invincible et Marvel Zombies.



Jay Bonansinga est un écrivain et réalisateur américain.



Dans le monde de The Walking Dead, envahi par les morts-vivants où quelques-uns tentent de survivre, il n’y a pas plus redoutable que le Gouverneur. Ce tyran sanguinaire qui dirige la ville retranchée de Woodbury a son propre sens de la justice, qu’il organise des combats de prisonniers contre des zombies dans une arène pour divertir les habitants, ou qu’il tronçonne les extrémités de ceux qui le contrarient. Mais pourquoi est-il si méchant ? Dans L’Ascension du Gouverneur, le lecteur découvre pour la première fois comment et pourquoi Philip Blake est ce qu’il est, ce qui l’a conduit à devenir…



La série de romans comporte 4 tomes, je vous laisse lire la partie adaptation pour tout le reste.

The Walking Dead (roman), tome 1 : L'Ascension du Gouverneur [lu]
The Walking Dead (roman), tome 2 : La route de Woodbury
The Walking Dead (roman), tome 3 : La Chute du Gouverneur
The Walking Dead (roman), tome 4 : La Chute du Gouverneur 2



Walking Dead de Robert Kirkman & Charlie Adlard est une série de comics (BD petit format) comprenant 22 épisodes. C'est aussi une série TV d'horreur américaine, adaptée par Frank Darabont et Robert Kirkman (créateur de la BD). Elle est diffusée depuis 2010 sur AMC et comporte donc 5 saisons.






Cette série et ces comics ont récolté pas mal de bons articles autour de moi, et l’occasion s’y prêtant, j’ai fait l’acquisition de ce roman. 


Quatre hommes et une enfant, barricadés dans une maison, entourés de zombies qui ne pensent qu’à une chose : les bouffer. 

L’histoire est prenante, avec ces quatre hommes qui tentent de rester en vie, tout en protégeant une gamine. L’ambiance est bien sentie, avec l’effroi de ces zombies qui hantent les rues attirés par l’odeur et les sons émis par les vivants. Les auteurs ne lésinent pas sur les descriptions macabres, sur les scènes de combats sanguinolents, sur la montée d’adrénaline de la petite équipe. 

Leur road movie jusqu’à Atlanta se veut épique et plein de danger et j’ai aisément compris pourquoi cette série avait tant plu.  D'autant que les psychologies des personnages sont assez bien fouillées, avec une descente aux enfers pour Philip, après avoir vécu une vie stable, calme... 

Mais, j'avoue que le style, cette volonté d'écrire au présent, m'a rapidement saturé et détaché du roman. Ce style est très porteur pour les combats, mais dès que le rythme retombe, que la vie normale - si tant est qu'elle le soit dans la situation décrite -  reprend, il perd son souffle. Ce choix artistique colle à l'histoire, qui se veut horrifique, mais ne m'a pas permis d'apprécier réellement le roman. 

L'intrigue elle-même est assez pauvre. ils avancent, combattent, avancent, dorment, mangent, combattent... avec quelques sentiments, heureusement bien posés, et des questionnements sur les causes de cette endémie. Certes, on saisit les raisons des changements de Philip. 

En bref, si j'ai apprécié les descriptions des zombies, pas vraiment effrayantes d'ailleurs, et même parfois plutôt amusantes, le reste n'a pas vraiment su me plaire.


Les personnages sont assez fouillés avec de nombreuses petites anecdotes sur leur passé, leur enfance.

Philip est assez complexe, sous ses faux airs de bon gentil papa. On comprend facilement sa descente aux enfers, et son évolution vers cet homme peu amène.


L'histoire est un road movie, entre une maison à la périphérie d'Atlanta et la ville elle-même. Tout se passe en quelques semaines.


Les mots pour : zombies, humour

Les mots contre : style et choix d'écriture au présent

Notation :

Style (sur 5) 2 Intrigue (/4) 2 Personnages principaux (/3) 2
Style 0,5 Crédibilité 0,5 Personnages secondaires (/1) 1
Narration 0,5 Action 1
Description 1 Violence/tendresse 0,5 Temps et espace (/2) 1
Sensation générale (/3) 2 Rythme général (/2) 1  Total (/20) 11



Avis assez mitigé. L'histoire est prenante, la psychologie bien sentie, mais le style est vraiment pauvre !