dimanche 5 juillet 2015

Les larmes rouges de Georgia Caldera [série]


Quelles sont ces larmes, rouge sang, que nous conte Georgia Caldera ? Qui pleure ainsi des Larmes rouges ?


Éditeur: J'ai lu

Nb de pages : 378
Série : / 
Catégorie : Fantastique

Traducteur : /

Pourquoi ce livre ? 

Parce que cette série m'a été chaudement recommandée,
bien que je ne sois pas très fan de littérature fantastique...


« Le temps n’est rien…
Il est des histoires qui traversent les siècles… »

Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants. Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité. Peu à peu, elle perd pied… Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?!


Le série se compose de trois tomes :

  • Les larmes rouges, tome 1 : Réminiscences
  • Les larmes rouges, tome 2 : Déliquescence
  • Les Larmes rouges, tome 3 : Quintessence.




Georgia Caldera est née en 1982 à Tours.


Romancière française et illustratrice, elle est aussi titulaire d'un master II en art-thérapie.

Son premier roman, le tome 1 de la saga Les Larmes rouges, intitulé Réminiscences, d’abord paru aux éditions du Chat Noir, a reçu le prix Merlin en 2012. 




Ce premier tome raconte l'histoire de Cornelia, 19 ans, mal dans sa peau au point d'imaginer en finir en plongeant d'un pont. Mais Cornelia va être sauvée par un homme mystérieux...


L'entrée en matière m'a surprise, avec ce suicide de la jeune héroïne. Surtout que les mots de l'auteur m'ont perturbé, avec cette foison d'adjectifs et autres adverbes venant souligner et un peu peser sur le texte. J'ai eu, donc, un peu de mal à passer les premières pages. 

Narration et descriptions...


Le début, un peu long, apporte des informations sur Cornelia, sa famille, sa solitude. On saisit peu à peu son caractère et on comprend que derrière son choix, se cache un secret.

La narration extérieure bascule en narration interne lors des rêves de l'héroïne, ce qui donne un souffle intéressant. Je regrette l'abondance de sang, la volonté d'effrayer par des scènes gores mais, c'est un livre classé en fantastique et c'est ce que le lectorat attend. D'autant que l'auteur a un vrai talent pour ces passages sanguinolents, où l'on retrouve des horreurs cauchemardesques. Comme toujours, j'ai lu ces morceaux avec un seul œil, en essayant de ne pas me laisser impressionner... 

Les descriptions sont belles, recherchées, même si l'on peut conserver la réflexion générale au sujet des adverbes et adjectifs. La partie historique est largement crédible, sans dépenses ostentatoire ni ajouts de longs textes descriptifs. 

Reminiscence ! 

L'intrigue est menée avec sagesse, les différentes parties s'alternant : 
  • Cornelia actuellement, avec ses milliers de questions, un peu redondantes, à mon goût. 
  • Cornelia et ses rêves macabres, ses plaies, bref, la partie gore et fantastique du livre.
  • Cornelia et ses souvenirs d'un passé, certainement la meilleure partie du roman.
Bien sûr, à ces éléments, il faut ajouter le charmant jeune homme qui l'a sauvé de la noyade et leur relation particulière. Là encore, j'ai éprouvé la sensation d'un redondance un peu trop marquée. la scène se répète trois ou quatre fois avec pour seuls changements les dialogues. Certes, Cornelia cherche des réponses mais cela m'a dérangé.

Comme m'ont gêné les réactions de cette demoiselle face à tout ce qui lui arrive. Elle accepte tout un peu trop aisément, malgré ses questions (nombreuses). On lui présente un vampire, elle claque des dents, frissonne cinq minutes, puis revient le lendemain le voir avec d'autres questions. Les vampires existent, donc... 

Vampire ? 

L'intrigue parallèle concernant les vampires est très bien pensée. L'auteur à recrée une hiérarchie, avec des vampires craignant un maître sanguinaire. Mon petit regret est d'apprendre très rapidement que le héros est capable de résister à ce maître, puisque tous viennent chercher protection chez lui. 



Vous l'aurez compris, Cornelia n'a pas su me convaincre. Trop de questions, trop naïve par moment, alors qu'elle fonce tête baissée à d'autres.

Le vampire, plus secret, serait la seule raison qui me pousserait vers la suite...

Les personnages secondaires sont assez convaincants, sans caricature.


Du présent au passé, dans un charmant petit village habituellement assez tranquille.


Les mots pour : Idée, mythologie vampirique réécrite, descriptions posées sans surplus.

Les mots contre : Style un peu lourd au début, personnage de Cornelia, scènes gores.

Notation :

Style (sur 5) 4 Intrigue (/4) 2,5 Personnages principaux (/3) 2
Style 1,5 Crédibilité 1 Personnages secondaires (/1) 0,5
Narration 1 Action 0,5
Description 1,5 Violence/tendresse 1 Temps et espace (/2) 2
Sensation générale (/3) 2 Rythme général (/2) 1,5 Total (/20) 14,5



Un roman que j'ai pris plaisir à découvrir, malgré les scènes sanguinolentes. Une intrigue convaincante et une mythologie vampirique intéressante. 

samedi 4 juillet 2015

L'Eternel de Joann Sfar


Un vampire juif et dépressif, c'est le pari de Joann Sfar dans ce roman : l'Eternel.


Éditeur: Livre de poche

Nb de pages : 452
Série : / 
Catégorie : Contemporain - Fantastique

Traducteur : /

Pourquoi ce livre ? 

Ce livre fait partie de la sélection de juin
du prix des lecteurs du Livre de poche.


« Les vampires, ça n existe pas.
La psychanalyse, ça ne marche pas.
On était vraiment faits pour se rencontrer. »
Pour son malheur, Ionas, violoniste juif ukrainien, doux-rêveur mort au combat en 1917, ressuscite sous la forme d un vampire. Il n a qu'une obsession : retrouver sa fiancée Hiéléna, fille d'un luthier d 'Odessa. Mais pour « vivre », il doit boire du sang, ce qui le plonge dans des affres de culpabilité. Il passe outre tout ce que sa douceur naturelle lui interdit et, rongé par sa mauvaise conscience, finit par découvrir que son frère Caïn et sa belle ont convolé en justes noces et attendent un enfant... 

Près d'un siècle et quelques pogroms plus tard, Ionas, qui a élu domicile à New York, essaie de trouver auprès de la très sexy Rebecka Streisand, psychanalyste tout juste veuve d'une célèbre rock star, un recours pour vaincre sa culpabilité et vivre en harmonie avec ses démons. 

Humour, dérision, sens du romanesque, truculence, sensualité, émotion... on retrouve dans ce Nosferatu revu et corrigé par Woody Allen et Albert Cohen réunis, tout ce qui fait l'originalité et la profondeur des bandes dessinées de Sfar, qui marie ici mieux que jamais esprit ludique et intelligence.




Joann Sfar est né en 1971 à Nice.

Dessinateur et scénariste de bande dessinée, un réalisateur français (César du meilleur premier film pour  Gainsbourg, vie héroïque (2010)), il a coécrit les nombreux albums de la série Donjon et la série le Chat du rabbin.

Il a obtenu de très nombreux prix et récompenses, comme le prix du Trentenaire lors du Festival d'Angoulême 2003. En 2012, il obtient un deuxième César, celui du meilleur film d'animation, pour Le Chat du rabbin.

Son site.




Suite à un combat sanglant, un homme se relève et se découvre vampire. Sauf que ses convictions et ses croyances vont l’empêcher d’apprécier pleinement cette immortalité.


Les premiers mots, crus et assez déroutants m'ont laissé imaginer une histoire passionnante, différente avec un brin de réflexion de la part du héros, assez atypique. Les notes d'humour, parfois morbides, soulignent un texte résolument violent et cruel, amènent une vision particulière des combats sanglants et inégaux ayant opposés des forces armées à de pauvres bougres sans vraiment de défenses. 

Et puis, la mort frappe. Le héros, violoniste et juif, tombe. Mais ses rêves le portent vers une résurrection vampirique. Et là, tout commence. 

Un style particulier


J'avoue que le style est si particulier qu'il ne peut qu'être souligné. Humour, mots crus, violent parfois, mais avec une volonté de rendre poétique, de tirer le texte vers le haut. Un peu trop, comme souvent lorsque les auteurs oublient que la simplicité est une force. 

Les descriptions sont riches, colorées de rouge sang. L'ambiance est gore avec un certain éclectisme. 

Mais voilà, à trop vouloir en faire, l'auteur m'a perdu...

Un grand délire


Surtout que si le début, le premier tiers du livre est "assez" cohérent, avec les réflexions et questionnement du héros, la suite devient un grand n'importe quoi avec des ajouts mystiques incongrus !

Et la deuxième partie, moderne, m'a franchement laissé de côté. Quel intérêt ? Certes, le héros n'a pas accepté son état, mais de là à rencontrer une psy. Bof.



Le personnage principal, Ionas, est sympathique au départ, mais rapidement ces nombreuses questions le rendent antipathique. C'est une réussite, je dirais que c'est le vrai point fort du livre. 

Son frère, qui lui vole sa fiancée, est aussi bien campé. J'ai un peu moins apprécié le personnage de la jeune femme.


Deux époques, deux lieux. Mais j'ai grandement préféré la première partie, plus historique, à Odessa en 1917.


Les mots pour : Un bon début, style intéressant, humour

Les mots contre : dérapage au tiers du livre, longueurs

Notation :

Style (sur 5) 4 Intrigue (/4) 1,5 Personnages principaux (/3) 2
Style 2 Crédibilité 0,5 Personnages secondaires (/1) /
Narration 1 Action 0,5
Description 1 Violence/tendresse 0,5 Temps et espace (/2) 0,5
Sensation générale (/3) 1 Rythme général (/2) 1 Total (/20) 10



Un livre qui démarrait bien, mais qui s'est essoufflé sur la longueur. Un style très particulier, relativement probant au départ. 

jeudi 2 juillet 2015

Where is Bryan ?, intégrale de Gala de Spax


Livre en trois parties, Where is Bryan, de Gala de Spax nous présente une héroïne vive et dynamique.


Éditeur : Sharon Kéna

Nb de pages : 214
Série : / 
Catégorie : Romance - Policier

Traducteur : /

Pourquoi ce livre ? 

Ce livre entre dans le microchallenge perso :
 lire les livres des copines cet été.


Sandra, jeune professeure d’anglais dans un lycée professionnel, décide de changer de vie et passe avec brio le concours d’entrée de la police. Mais notre nouvelle recrue va se rendre compte que le métier de gardien de la paix n’est pas aussi idyllique qu’elle se l’était imaginé. 
Arrivera-t-elle à s’adapter à cet univers où le sang des cadavres remplace l’encre des stylos ?





Gala de Spax (un pseudonyme) est née en 1977 à Pertuis.

Écrivaine, elle est aussi assistante de direction dans une entreprise de services à la personne sur Pertuis.

Son site (pas de mise à jour depuis 2013) et sa page Facebook



Ce livre allie romance et aventure policière. Il aborde différents sujets :

  • la drogue
  • la jalousie
  • la violence conjugale
  • le respect des différences

Le livre démarre sans prologue, on entre dans le vif du sujet et tout s’enchaîne. Le rythme est soutenu, dès le début, et l’histoire coule, dans la première partie, un peu sur les chapeaux de roue.

Un petit manque de profondeur

Cette histoire est entraînante, sur la première partie. L’action est là, l’héroïne bien mise en avant. Mais cela manque un peu de réflexion, de pensées, de descriptions, bref de profondeur.

Ce qui est corrigé dès la deuxième partie. Bien que celle-ci soit un peu plus axée sur la romance, on y retrouve une enquête rondement menée. Les sentiments de Sandra sont plus présents, plus forts. J’avoue que cette deuxième partie est, à mon goût, la meilleure des trois.

La troisième partie est, elle, vraiment tournée sur la romance, au détriment de l’enquête policière, ce que j’ai regretté. L'auteure y amène une jolie avancée technique (chut... pas de spoiler ! ). 

Des thèmes actuels

Le livre aborde de nombreux thèmes actuels, notamment la drogue dans les lycées. Ces sujets, abordés par le biais de l’enquête, sont loin d’être moralisateurs. Ils sont une triste réalité dans une société où les jeunes perdent espoir et pensent trouver un paradis dans ces substances oniriques.

Un style qui évolue

Comme pour l’intrigue, le style évolue au fil des parties. Les phrases simples du début s’améliorent au fil des pages, les dialogues perdent leur fadeur classique pour gagner en rythme et force. L’ensemble reste toutefois assez faible dans ce premier roman.

Cela donne une ébauche de style intéressante avec une grande évolution entre les trois parties qui me pousse à tenter autre chose de Gala, pour découvrir ce qu’elle a fait depuis.

Car, si le style est ici un peu juste, l’intrigue, comme je l’ai dit, est vive et bien pensée. Sans parler de la romance, que je vous laisse découvrir.

En bref, de bonnes intrigues, une évolution sur les trois parties et une romance convaincante. 


Les mots pour : Action, romance, thèmes abordés

Les mots contre : Style un peu juste mais belle évolution au fil des pages

Notation :

Style (sur 5) 2 Intrigue (/4) 3 Personnages principaux (/3) 2
Style 1 Crédibilité 1 Personnages secondaires (/1) 1
Narration 0,5 Action 1
Description 0,5 Violence/tendresse 1 Temps et espace (/2) 1,5
Sensation générale (/3) 2 Rythme général (/2) 1,5 Total (/20) 13


Un bon premier roman qui laisse présager un style intéressant. La seconde partie reste, à mon goût, la meilleure. 

lundi 29 juin 2015

Tu n'es pas seul(e) à être seul(e) de Stéphanie Janicot


Seize nouvelles pour un mot : la solitude. C'est ce que nous propose Stéphanie Janicot dans ce charmant recueil Tu n'es pas seul(e) à être seul(e).


Éditeur: Le livre de Poche

Nb de pages : 150
Série : / 
Catégorie : nouvelles - contemporaine

Traducteur : /

Pourquoi ce livre ? 

Ce livre entre dans mon challenge ABC 2015


La solitude est partout, dans la promiscuité d'une loge de concierge, dans le cœur d'une adolescente ingrate ou d'une jeune femme branchée, dans l'exaspération d'un couple marié depuis trop longtemps, dans les yeux d'un bébé qui attend sa mère... partout. Et l'on voudrait nous faire croire que ces instruments (téléphone portable, télévision, Internet...) destinés à nous relier au monde peuvent y changer quelque chose. Mais c'est tout le contraire. 
La preuve en 16 nouvelles légères et graves, 16 scènes prises sur le vif, dans un immeuble où chacun se croise sans vraiment se voir.





Stéphanie Janicot est à née à Rennes en 1967.

Ecrivaine, elle est aussi journaliste et dirige les pages littéraires du magazine Muze. Son premier roman, Les Matriochkas, a obtenu de nombreux prix : Goya du premier roman, Prix Palissy, Prix René Fallet, Prix du premier roman de l'Université d'Artois.




Ce n'est pas une mais seize nouvelles que nous propose l'auteur en abordant tour à tour :

  • La solitude volontaire
  • La solitude subite
  • La solitude recherchée lorsque l'on vit dans une famille un peu envahissante
  • La solitude face à des sentiments inavouables
  • La solitude... 

L'avantage avec les nouvelles, c'est que l'on peut poser le livre et le reprendre plus tard. L'inconvénient avec de recueil, c'est que je l'ai trouvé si sympathique et les nouvelles si différentes, tout en retraçant la vie d'un immeuble, que je l'ai lu d'une traite.

Une écriture souple

Le style de l'auteur est assez classique, sans grande prise de risque, et agréable à lire. Les phrases sont courtes avec de temps en temps des commentaires entre parenthèse qui précise un détail ou, plus fréquemment, les pensées du personnage.

Certaines nouvelles sont essentiellement constituées de narration, d'autres entrecoupées de dialogue - oui, on peut être seul et discuter ! - L'une d'entre elles est composée de courts paragraphes avec un sous-titre... cette alternance dans la forme donne un rythme de lecture soutenu. Leur taille aussi varie, de quatre pages à vingt-cinq (environ).

Des descriptions ? 

C'est un peu ce qui m'a manqué, mais :

  • le format ne permet pas non plus de s'étendre en de long passage descriptif, 
  • les histoires se passent dans Paris, de nos jours (sauf une) 

Des multitudes de solitudes

Le livre se concentre sur les personnages et présente chacun dans sa solitude. Ce sont donc 16 solitudes différentes que nous rencontrons. De la concierge qui étouffe et recherche un peu de solitude pour souffler a la petite dame qui n'imagine pas vivre une minute sans sa TV. 

Chaque vie ainsi raconté est, finalement, assez banale, mais c'est l'ensemble de ces textes qui en fait un recueil intéressant. Le cumul montre bien qu'il y a des tas de gens seuls... puisque dans un seul immeuble de trois étage, Stéphanie Janicot en a trouvé une dizaine.

Des personnages 


Il me serait difficile de parler des personnages sans dévoiler les nouvelles. Je dirais qu'ils représentent la population d'un immeuble bourgeois d'aujourd'hui, concierge compris. Les snobs qui vous toisent par devant et vous jalousent par derrière, les faux riches, les vrais pauvres... les calmes et les fêtards.

C'est diversifié.

Par contre, j'ai trouvé que quelques personnages étaient à la limite de la caricature. Difficile sur un format court de développer un caractère. Alors que d'autres, comme la concierge, sont détaillés - c'est la nouvelle la plus longue.



Les mots pour : variété des nouvelles, style, rythme

Les mots contre : quelques personnages étaient à la limite de la caricature,

Notation :

Style (sur 5) 3 Intrigue (/4) 3.5 Personnages principaux (/3) 2
Style 2 Crédibilité 2 Personnages secondaires (/1) 0.5
Narration 1 Action 0,5
Description / Violence/tendresse 1 Temps et espace (/2) 1
Sensation générale (/3) 2 Rythme général (/2) 1.5 Total (/20) 13.5



Un recueil qui se lit vite, de part sa diversité et le style fort agréable de l'auteur. La solitude y est traité avec justesse.