jeudi 20 août 2015

Les collines d'eucalyptus de Thu Huong Duong


La vie au sein d'un bagne, dans un Vietnam perclus de traditions. Thu Huong Duong présente ce pays qu'elle a dû quitter dans ce long roman : Les collines d'eucalyptus.



Éditeur : Le livre de poche

Nb de pages : 888
Série : / 
Catégorie : Contemporain

Traducteur : /

Pourquoi ce livre ? 

Ce livre entre dans la sélection d'août
du Prix des lecteurs du livre de poche 


Derrière les barreaux de sa prison, Thanh contemple les derniers lambeaux de brume sur la paroi rocheuse qui lui tient désormais lieu d’horizon. Il a été condamné aux travaux forcés.
Parce que ce jeune homme sans histoire, excellent élève et fils modèle, a découvert très tôt son homosexualité et qu’il lui a paru insurmontable de l’avouer à ses parents, son destin a basculé. Comment il est tombé sous la coupe d’un mauvais garçon avec qui il a fui sa ville natale et comment il s’est retrouvé piégé, c’est le fatal et poignant engrenage que Duong Thu Huong met en scène.
Thanh est désespérément seul pour cette descente dans les cercles de son enfer intime. Il ne peut confier à personne les affres de sa relation avec son compagnon qui, en parfait manipulateur, joue de l’attirance physique qu’il exerce pour vivre à ses crochets. Honteux de sa faiblesse et de sa lâcheté, Thanh se garde bien de demander conseil à Tiên Lai, l’homme mûr en qui il a pourtant le sentiment d’avoir rencontré un alter ego.
À Dalat où ils végètent comme ramasseurs de balles sur des cours de tennis, Thanh n’a pas la force d'éconduire son mauvais génie. Il s'enfuit en vain à Saigon, croyant trouver refuge dans l'anonymat de la métropole.
Si l’issue de cette sombre liaison est bien fatale, Duong Thu Huong écrit pourtant un roman de la rédemption. Son jeune héros, dont les tribulations lui donnent la matière d'une vertigineuse plongée dans le Vietnam de la fin des années 80, ne finira pas au bagne.
Les Collines d'eucalyptus est une somptueuse variation sur le thème du retour de l’enfant prodigue, un roman éclairé par la compassion et l'intelligence humaine qu'un écrivain au sommet de son talent témoigne à ses personnages.




Duong Thu Huong est née en 1947 au Vietnam.

Avocate des droits de l’homme et des réformes démocratiques, elle n’a cessé de défendre vigoureusement, à travers ses livres, ses engagements, pour finir par être exclue du Parti en 1990 pour « indiscipline », avant d’être arrêtée et emprisonnée sans procès le 14 avril 1991. Duong Thu Huong vit désormais en France.




Ce livre narre la vie de Thanh jeune homosexuel condamné à 25 ans de bagne, mais aussi de nombreuses vies, présentant ainsi le Vietnam, ses coutumes...



La narration de ce roman est tout simplement superbe ! L'écriture est d'une rare finesse, les descriptions envoûtantes ou troublantes dans la prison, puisque l’auteure a choisi de montrer aussi les violences, triste réalité de ces bagnes où règne la loi du plus fort. 

Pourtant, ce style n'a pas réussi à faire, pour moi, de ce roman un chef-d'oeuvre. Trop de longueurs et de langueurs sont venues ralentir la lecture, et si j'aime les descriptions, ici elles m'ont paru parfois un peu trop nombreuses, noyant le texte. 


Pensées intimes


Comme les pensées de Thanh qui, si elles démontrent la remise en question de ce jeune homme en quête de son propre pardon, saturent le texte.

Sans oublier les longues digressions philosophiques qui m'ont fait, tout simplement, soupirer.


Enchâssements


Le roman se découpe en plusieurs chapitres, mais surtout en deux grandes parties s'opposant : 

  • La vie de Thanh avant, son enfance, ses parents, les coutumes... 
  • La vie au sein de la prison et celles des autres prévenus.
Ces deux parties s'alternent, au fil des pages. On rencontre donc de nombreux personnages. Certains sont héros d'un chapitre et l'on ne les revoit jamais. L'auteure utilise ces êtres pour aborder des sujets précis en rapport avec les relations amoureuses difficiles et nous donne une vision, pas toujours glorieuse, de son pays. 



Le Vietnam


Mais, ce roman a de belles qualités, ne serait-ce que celle de m'avoir fait découvrir un pays inconnu, avec ses traditions et ses mœurs. Depuis les champs d'ananas des vertes collines jusqu'aux sombres sous-bois de la prison, elle montre les us et coutumes, les rites. 

Elle prend le temps d'apporter moult détails sur des ingrédients typiques de son pays, sur le riz détenu par l'Etat et le marché noir qui s'est développé... sur la politique, et, aussi, sur la vie d'un homosexuel dans ce pays où les  préjugés perdurent.

Homosexualité


Thanh en découvrant son homosexualité va faire de mauvais choix et fuir plutôt que d'affronter ses parents et le poids de leurs regards. C'est dur, c'est violent par moments. Cela montre une autre société où les hommes ne sont pas libres d'aimer.

Toutefois, la relation de Thanh n'est pas enviable. Il subit cet amour plus qu'il ne le savoure. Comme nombre personnages de ce livre.


La fin est un tantinet mièvre, surtout après les scènes dures rencontrées, les amours fracassés...

Les mots pour : Ecriture somptueuse, descriptions riches, présentation du Vietnam.

Les mots contre : longueurs et langueurs, digressions.
Notation :
Style : 4/5
Intrigue : 3/4
Personnage principal : 2/3
Écriture : 2 Crédibilité : 1
Personnages secondaires : 1/1
Narration : 1 Action : 1
Temps et espaces : 1,5/2
Description : 1 Violence/Tendresse :1
Coup de coeur : /
Sensation générale : 1.5/3
Rythme général :  1/2
Total : 14/20

Un roman à l'écriture très fine abordant des sujets difficiles dans un pays empli de traditions. Les nombreuses digressions et les longueurs ne m'ont pas permis de trouver ce texte passionnant. 

mardi 18 août 2015

Les Enfants du Jacaranda de Sahar Delijani


Naître en prison dans un pays qui nie à vos parents la liberté de penser ! C'est ce que raconte Sahar Delijani dans ce magnifique roman tiré de son vécu personnel : Les Enfants du Jacaranda.



Éditeur: Livre de poche

Nb de pages : 360
Série : / 
Catégorie : Contemporain

Traducteur : /

Pourquoi ce livre ? 

Ce livre fait partie de la sélection du mois d’août
du prix des lecteurs  du Livre de Poche

Neda, née dans la prison d'Evin de Téhéran, est arrachée à sa mère au bout de quelques mois. Omid, trois ans, est témoin de l'arrestation de ses parents dissidents. Comme d'autres enfants de prisonniers politiques, ils seront élevés par leurs proches, à l'ombre des jacarandas, ces arbres violets flamboyants qui berceront leur enfance. Vingt ans après, cette génération porte toujours le poids du passé, alors que commence une nouvelle vague de protestations et de luttes politiques...

Inspiré par l'histoire de Sahar Delijani, née en prison comme Neda, Les jacarandas de Téhéran déroule dans l'Iran de 1979 à nos jours l'itinéraire de trois générations d'hommes, de femmes et d'enfants, épris de poésie, de justice et de liberté.

Un roman magnifique et bouleversant. Un livre que vous n'oublierez pas.


Sahar Delijani est née en 1983 en Iran.

Romancière irano-américaine. elle a vécu aux States de 1996 à 2006, puis à Turin, où elle écrit un deuxième roman.

Son site








Autobiographie romancée, ce livre raconte la vie des enfants iraniens nés en prison de parents activistes politiques, après les événements de 1983, jusqu’en 2011.


Découpé en plusieurs parties, chacune narrant un instant d’une personne différente, ce roman tiré d’un vécu réel donne froid dans le dos. Les éléments historiques sont apportés avec pudeur, mais sans les minorer, sans les masquer derrière une fausse pudibonderie. C’est donc très fort en émotion.

Le classicisme de l’auteur amène une lecture agréable, et soutient les thèmes abordés. Elle ne fait pas d’effet de style, ne cherche pas à faire verser les larmes des lecteurs. Elle raconte les faits qui se sont produits et nous entraîne dans cette prison d’Evin, à Téhéran, puis sous le Jacaranda.

Une famille


Tous les personnages du roman constituent une « famille » au sens large : cousins et leurs cousins ; beau-frère et frère de celui-ci... Ils sont tous, surtout, en rébellion contre le gouvernement en place, l’histoire se répétant, malheureusement, avec 30 ans d’écart.

Ce n’est qu’un reflet de la réalité, triste et cruelle. Des milliers de jeunes Iraniens ont été arrêtés lors de ces événements, maltraités en prison et, certains, assassinés en 1988. Elle ne juge pas, même si l’on ne voit la situation que depuis le côté des révolutionnaires. Elle amène dans le dernier chapitre un peu de la vision des gardiens sans toutefois la développer. Son but alors est d’ouvrir le livre vers de l’espoir et vers le pardon. 

Sahar Delijani le raconte à travers des vécus différents : vu par une mère, un fils, une sœur, ou une femme elle-même libérée après quelques années de prison. Cela entraîne malheureusement quelques redites et des longueurs dans les scènes de la vie courante (notamment le chapitre concernant Joghur).

Les enfants

Le plus touchant reste l’histoire d’Azar et de sa fille née en prison. Le livre débute par ce récit et donne le ton, abordant les violences faites aux femmes qu’elles soient directes ou indirectes. La peur permanente pour elle-même de son enfant, l’espoir un peu fou de garder sa fille auprès d’elle malgré des conditions de vie austère, tous ces sujets sont abordés avec délicatesse.

Critique de société


L’auteur montre aussi à travers ces textes les lois imposées par le gouvernement islamique comme le port obligatoire du tchador. Le fanatisme religieux est montré du doigt comme avec cette institutrice imposant le foulard aux jeunes filles avant les neuf ans normalement préconisés.

De nombreuses personnes ont fui l’Iran au fil des ans, il en est de même pour les personnages de ce livre. Toutefois, l’auteur montre l’attachement qu’ils gardent pour leur pays.

D'autres ont choisi de rester malgré les difficultés à vivre dans une société aussi rude niant aux hommes la liberté de penser. 

Pour aller plus loin : 



Les mots pour : Histoire et vécu, style sans pleurnicherie.

Les mots contre : quelques longueurs et redites.

Notation :
Style :  4/5
Intrigue : 4/4
Personnage principal : /
Écriture : 1.5 Crédibilité : 2
Personnages secondaires : 2.5/4
Narration : 1.5 Action : 1
Temps et espaces : 1.5/2
Description : 1 Violence/Tendresse : 1
Coup de coeur : ...
Sensation générale : 2.5/3
Rythme général : 1/2
Total : 15.5/20

Un livre passionnant évoquant une partie de l'histoire qui m'était peu connue. Une belle écriture pour cette autobiographie romancée. 

samedi 15 août 2015

L'art d'aimer d'Ovide


Petit retour aux classiques avec un texte qui n’a pas pris une ride : l’art d’aimer d’Ovide.



Éditeur : Edition Librio

Nb de pages : 96
Série : / 
Catégorie : ...

Traducteur : Henri Bornecque.


Pourquoi ce livre ?

Ce livre entre dans mon ABC 2015. C’est une relecture. 



La séduction : un art subtil, un rite mis à l’honneur pendant la Renaissance avec les cours d’amour, mais déjà chanté par Ovide. 

La femme étant libre de ses sens et de ses sentiments, comment la conquérir ? Où tendre ses filets ? Compliments, promesses, larmes, baisers, hardiesse... Toutes les armes sont bonnes. Celle que l’on aime une fois séduite, comment la retenir ? 

Au terme d’un jeu dont le prix est le plaisir, l’amant raffiné a plus d’une corde à son arc... Quant à la femme, il lui appartient de garder son éternel féminin, ce qui n’est pas le plus facile... 

Au-delà de l’artifice, l’art doit gouverner l’amour. Un art dans lequel Ovide est passé maître.



Ovide [en latin Publius Ovidius Naso] est né en 43 av. J.-C. en Italie et décédé mort en 17 ou 18 ap. J.-C. en Roumanie.

Poète latin, il vit la naissance de l’Empire romain. 

Ses œuvres les plus connues sont l’Art d’aimer et les Métamorphoses.




Le livre est découpé en trois parties :
  • Le premier Livre enseigne aux hommes à séduire les femmes. 
  • Le deuxième Livre apprend à transformer sa conquête en amour durable.
  • Le dernier Livre s’adresse aux femmes, et prodigue les conseils pour séduire et conserver la relation jusque dans les plaisirs amoureux.

Ne vous attendez pas à une analyse de l’œuvre. De nombreuses personnes plus ou moins qualifiées en ont fait. Je vous laisse chercher sur le net.

Style et traduction


Personnellement, c’est mon ressenti face à cette lecture du texte que je vais vous livrer. De même, je ne ferai pas d’analyse style, car j’ai lu une traduction libre (Henri Bornecque) et non pas un texte en vers comme l’original. Ne lisant pas le latin couramment, il m’aurait été difficile de comprendre ce dont parlait Ovide.
[1,1] Siquis in hoc artem populo non nouit amandi,
Hoc legat et lecto carmine doctus amet.
Arte citae ueloque rates remoque mouentur,
Arte leues currus: arte regendus amor.

L’intrigue


Je vais donc plutôt parler du sujet traité dans le livre, du fond. Ovide aborde dans ce texte le thème de l’amour. Avec beaucoup d’humour, il se prend pour le conseiller d’un jeune homme et décide de lui expliquer les techniques de séduction. Ces conseils pourraient encore être en vigueur aujourd’hui, ils sont pleins de sagesse et les jeunes hommes devraient s’en inspirer au lieu de tenter des approches parfois risibles.

Par certains côtés, le texte est très moderne. La femme gagne une grande liberté et l’homme doit rechercher son plaisir, se soumettant à ses désirs.

Toutefois, l’ensemble de paraître amoral, le texte se jouant du mariage et proposant aux hommes et aux femmes de prendre des amants librement.

Humour


Au fil des mots, l’ironie apparaît évidente. L’auteur caricature des mœurs certainement en vigueur à son époque. J’ai souvent souri en lisant ces mots, imaginant les Romains dans leur parure, les femmes couchées sur leur lit recevant maints cadeaux de ces amants avides de passion.

Sans compter les petites piques envers les héros de la mythologie dont est parsemé l’ensemble du texte. Ou encore les scènes enchâssées au fil des pages, petites comédies très amusantes.


Au final


Cette relecture 30 ans après la première m’encourage à relire les métamorphoses. Je gardais en souvenir un texte lourd et pompeux. J’ai découvert un texte amusant, très moderne dans ses idées alors qu’il date de l’an un.




Les mots pour : Humour, thèmes abordés, liberté.

Les mots contre : /

Notation : Pas de notation de l’écriture normalement notée sur 2
Style : 2/3
Intrigue : 2.5/4
Personnage principal : 2/3
Écriture : / Crédibilité : 1
Personnages secondaires : 1/1
Narration : 1 Action : 0.5
Temps et espaces : 2/2
Description : 1 Violence/Tendresse : 1
Coup de cœur : non
Sensation générale : 2/3
Rythme général : 1.5/2
Total : 13/18 = 14,5/20

L’art d’aimer ou comment séduire une femme... Un texte très moderne, que de nombreux hommes devraient lire et surtout appliquer. 

dimanche 9 août 2015

Les papillons rêvent-ils d'éternité ? de Sandra Labastie


Les papillons rêvent-ils d’éternité ? Joli titre pour un roman racontant la vie d’une enfant, rêvant de liberté et désirant découvrir le sens des mots.


Éditeur : Le livre de poche

Nb de pages : 185
Série : / 
Catégorie : drame contemporain

Traducteur : /

Pourquoi ce livre ? 

Ce livre entre dans la sélection du
prix des lecteurs du livre de poche


« Cette journée du 1er janvier, la première de la dernière année du monde, il s’est passé quelque chose de spécial entre nous, les élus. C’était comme au printemps, quand on devient joyeux sans comprendre pourquoi. C’est la dernière année de souffrance, a dit papa. Bientôt on sera libérés. » Les quatre saisons d’une année, censée être la dernière de l’humanité, défilent à travers le regard d’une fille de 13 ans. Malgré une vie quotidienne régentée par la Bible (entre études de textes, séances de recueillement au temple et prêches dans les rues), l’adolescente, sujette aux railleries du « monde extérieur » autant qu’aux affres de la puberté, va peu à peu se questionner sur sa condition, grâce à l’entrée dans son foyer d’un dictionnaire auquel elle ne cessera plus de se référer secrètement. Le roman ausculte les joies étranges de ceux qui s’estiment élus de Dieu contre le monde entier, à la frontière très fragile où la croyance jouxte la folie. Au fil de cette apocalypse manquée, le roman contemple, avec la justesse et la simplicité de la voix d’une adolescente, la condition humaine dans ses craintes et ses obsessions mais aussi dans son incroyable capacité d’imagination pour survivre à une vie sans espérance.




Sandra Labastie est née en 1969 à Biarritz.

Écrivaine française, elle a aussi été reporter, traductrice, réalisatrice de documentaires, directrice de collection .




Ce livre montre l’extrémisme religieux à travers le regard d’un enfant.
  • Extrait : les mots (d’autres extraits sur le site de l’auteur)


D’un abord particulier, ce texte m’a paru assez bizarre au départ, avec des paragraphes courts et sans lien entre eux. Cette gêne a perduré tout au long du livre, l’auteure passant d’une idée à une autre, puis revenant plus loin sur les sujets évoqués. L’effet carnet intime est recherché mais je n’y ai pas adhéré.

Les mots


Les mots sont simples et l’auteure, à travers son héroïne, nous guide vers des définitions de termes que la communauté passe sous silence ou déforme. Elle joue beaucoup avec les mots, qui prennent une place importante dans l’histoire. Les mots que l’on ne peut pas dire dans cette communauté, les mots qui lui évoquent des souvenirs, les mots qu’elles cachent comme des maux que l’on passe sous silence.

Du vécu à l’histoire


L’auteur ayant elle-même vécu dans une communauté religieuse très stricte, elle a pu décrire les sentiments de cette enfant. On a parfois la sensation que ce livre est une biographie de l’auteur. Puis, les éléments s’enchaînent, l’histoire reprend le dessus et redevient fictive. C’est troublant de réalisme. Et si le style ne m’avait pas dérangé, ce livre aurait été une très belle découverte.

Une communauté

La présentation, par une enfant qui ne voit donc pas tous les ressorts de la réalité, de cette communauté religieuse avec ses lois, ses interdits, ces préceptes moraux à respecter donne une vision très dure de ce groupe de personnes.

Il n’y a pas de jugement. Raconté par une enfant la découverte se fait à travers ses yeux encore innocents. C’est une réussite de la part de l’auteur qui a pu mettre de côté tous ses ressentiments.

L’intrigue


Toutefois, l’héroïne et l’intrigue apportent un peu de fraîcheur dans ce roman tout de même dramatique. Les doutes de l’enfant, sa découverte de la liberté à travers ses rêves, le bateau échoué sur la plage, et surtout le livre cent ans de solitude (G Garcia Marquez) ouvrent l’histoire sur d’autres horizons, la rendent moins concentrée sur les rites particuliers qu’elle subit.

Alors, bien sûr, l’histoire est triste et l’auteur ose des gestes durs. Mais la fin est belle, pleine de pardon, d’amour, de liberté.



Les mots pour : découverte des mœurs de cette communauté,

Les mots contre : texte haché, manque description,

Notation :
Style : 2/5
Intrigue : 3/4
Personnage principal : 2/3
Écriture : 1 Crédibilité : 1,5
Personnages secondaires : 1/1
Narration : 0.5 Action : 0.5
Temps et espaces : 1.5/2
Description : 0.5 Violence/Tendresse : 1
Coup de cœur : non
Sensation générale : 2/3
Rythme général : 1.5/2
Total : 13/20


Un carnet intime d’une jeune fille découvrant à travers les mots la réalité sur la communauté dont elle dépend. Les paragraphes courts et décousus m’ont beaucoup gêné dans ce roman qui mérite toutefois la découverte.