Codex, le manuscrit oublié de Lev grossman

" Nous oublions qu'à d'autres époques les gens n'étaient pas aussi obsédés que de nos jours par le droit de propriété...Un auteur se préoccupait uniquement de la vérité... Lorsqu'un écrivain copiait un autre, ce n'était pas considéré comme un délit, mais comme un service rendu à l'humanité"


Codex, le manuscrit oublié de Lev grossman
L'auteur

Lev Grossman est né en 1969 dans la banlieue de Boston. Diplômé de littérature à Harvard en 1991, il a passé plusieurs années sans objectif, avant de rentrer à Yale pour tenter un doctorat de littérature, mais a finalement entamé une carrière de journaliste. Depuis 2002 il est critique littéraire au New York Times. Son premier roman est sorti en 1997, suivi du Codex en 204, qui a connu fort succès au niveau international, surfant sur la vague du Da Vinci Code...

Résumé officiel

Edward Wozny est un jeune banquier new-yorkais à qui tout réussit. Il est enfin sur le point de prendre des vacances bien méritées quand son patron exige de lui une dernière mission : aider un des clients les plus importants de la banque à ranger et trier sa bibliothèque laissée à l'abandon ! C'est bien la peine d'être un banquier de haut vol pour se retrouver à classer des papiers poussiéreux. Mais Edward n'a guère le choix. On lui demande surtout de rechercher un vieux manuscrit datant du XIVe siècle dont on n'est même pas sûr de l'existence mais qui serait d'une très grande valeur ! Et il se fait aider par une étudiante revêche et érudite, Margaret Napier.

Parallèlement à sa recherche, il se prend de passion pour un jeu vidéo. À sa stupéfaction, il découvre des similitudes étranges entre ce jeu et la légende du manuscrit disparu. Il se plonge alors dans une enquête passionnante qui va peu à peu l'amener à douter de tout, avant de percer le secret magistral du Codex...


Un manuscrit : Le Voyage au pays des Cimériens de Gervase de Langford, réputé être une mystification littéraire, mais qui a suscité la convoitise d'un couple d'Anglais richissime, pour on ne sait qu'elle obscure raison ! Un jeune héros parachuté dans un univers qu'il ne connait absolument pas, voilà des bases pour un ouvrage fort intéressant. Mais...

L'histoire

L'intrigue se résume à peu de choses : un manuscrit (si vous ne savez pas la différence avec un livre, c'est expliqué dans ce roman... ) est supposé avoir disparu, a moins qu'il n'est jamais existé !

Jusque là, j'imaginais un livre narrant les exploits rocambolesque d'un Indiana Jones moderne, mais, j'ai vite déchanté. Certes, Margaret, la deuxième héroïne, est érudite, et peut faire penser à une James-bond-girl très douée pour les infiltrations clandestines, mais cela ne sauve pas le roman.

J'ai parcouru les pages, en me disant que le jeu de rôle allait prendre le dessus, que l'intrigue y était mêlé, qu'il trouverait dans le virtuel une réponse à la réalité.... Mes espoirs s'amenuisaient au fil des pages. Le jeu ne sert à rien, sauf à démontrer la puissance créatrice d'un des personnages, l'artiste-autiste (très mal développé alors qu'il y avait matière à rendre cet homme magique). Je m'attendais à une confrontation, à une sorte de complot. Rien. Rien de rien.

L'histoire commence pourtant bien, un jeune cadre dynamique promis à de grandes choses qui prend quelques jours de congés avant de s'envoler pour l'Angleterre... Sa découverte des jeux sur ordinateurs, passion de ses amis, ses soirées avec eux... on le voit s'enfoncer dans une sorte de No-life, alors qu'il doit et veut trouver ce livre. Il ne fait rien. Il ne fonce pas, laisse tout le boulot à Margaret, et lorsqu'elle ne lui répond pas, (alors qu'apparemment il éprouve quelques sentiments mais c'est tellement peu décrit) ne va pas chez elle, ne tente pas de la trouver, ne serait-ce qu'à la bibliothèque.

La fin m'a fait sourire. Elle est tellement prévisible ! Je crois que j'aurais dû arrêter de lire au moment où il retourne chercher le manuscrit... et imaginer ma propre fin.

Le style

L'écriture est plate, s'encombrant de phrases inutiles qui meublent les pages, les sentiments sont à peine dépeints, un peu survolés, les personnages ne sont pas approfondis. Bref, pas de la grande littérature. Les mots utilisés sont simples, si on ôte ceux faisant référence à la littérature elle même, et qui donnent la sensation de lire un dictionnaire agencé... comme si l'auteur avait voulu nous apprendre ces mots –presque barbares- en créant une histoire autour.

Le livre se déroule lentement, alors que l'histoire se passe sur un mois. On ne retrouve ni flashbacks, ni d'intrigue secondaire ! Du début à la fin tout est fait autour du manuscrit et du jeu de rôle un peu perturbant...

Alors certes, cela se lit très bien. Fort heureusement, car, franchement, cette histoire est dépourvue du moindre rebondissement, et on comprend pourquoi le héros s'en désintéresse ! Elle est à peine sauvée par l'érudition dont fait preuve l'auteur, qui n'a pas su se rendre au niveau de son personnage, surtout dans les phases de description. Elles sont trop évoluées pour un personnage sensé être un peu sot. C'est dommage.

Au final.

Je ne pense pas que ce livre soit mauvais, je dirais qu'il est un amalgame un peu trop riche de termes littéraires, avec une histoire qui s'étouffe. Edward est passif, le livre aussi.

Je ne sais pas si je peux le conseiller, car, j'ai tout de même voulu poursuivre la lecture, comme si j'attendais une fin parfaite. Bref, un sentiment très mitigé.

3 commentaires :

  1. Et moi qui voulait le lire ! J’ai bien fait de passer par là, dis-donc ! Et je passe mon chemin pour Codex le manuscrit oublié.

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  2. Je ne connaissais pas, et je pense ne jamais connaitre d'après ce que tu dis ! Dommage, la couverture a l'air vachement sympa (c'est d'ailleurs ce qui m'a attiré ^^)

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  3. @ Alcapone : je pense que le Codex de Preston doit être meilleur !

    @ Lady : J'ai aussi été attirée par la couverture alors que je recherchais un autre codex ^^

    Biz nanet

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