Le neuromancien de William Gibson


«Surfer sur le Net est une perte de temps, et c’est justement ce qui est intéressant.»

William Gibson


L’auteur

 
William Gibson est né à Caroline du Sud en 1948.


Orphelin de père à six ans, il est envoyé dans un pensionnat privé d'Arizona. Il comblera son manque d’affection par la lecture et découvrira la « beat génération » (de Kerouac et à Ginsberg). Il devient hippie puis punk… avant de se tenter à l’écriture et devient rapidement l'un des leaders du mouvement cyberpunk.
Son dernier livre est Code source, sorti en 2007.



Résumé officiel

La matrice, une drogue pour tous les câblés. Aussi lorsque Case, Haker de haute volée, se voit interdire la possibilité d’y retourner, une longue descente aux enfers commence pour lui. Parce qu’il a commis l’erreur de doubler ses employeurs, ceux-ci ont détruit ses connexions neuronales. Alors, lorsque Molly et Armitage lui donnent la possibilité de s’introduire dans le rézo d’une multinationale, il saute sur l’occasion. Mais dans cet univers où drogue et implants modifient les règles du jeu, semer les flics, échapper aux attentions d’un ninja et déjouer les stratagèmes d’une Intelligence Artificielle révèlent de l’exploit. Case est-il encore à la hauteur ?

Le terme Neuromancien est une variation sur « nécromancien», magicien qui pratique la nécromancie, la divination par l'évocation des morts :
  • neuro-= nerfs, intelligence (artificielle)
  • ]mancien = prédire l'avenir, par extension, la magie.

Gibson définit le terme original Neuromancer comme un mot-valise basé sur Neuro, Romancer et Necromancer (source cafardcosmique.com)

La série : La Sprawl Trilogy
* 1984 Neuromancien (Neuromancer) — partie 1
* 1986 Comte Zéro (Count Zero) — partie 2
* 1988 Mona Lisa s'éclate (Mona Lisa Overdrive) — partie 3

C’est l’univers créé par Gibson qui se retrouve dans ces livres, qui en font une série, et non pas les personnages.

Le film

Le film Neuromancer devrait sortir en 2011 réalisé par Oliver Caine.

L’histoire

Un génie de l’informatique ne pouvant plus utiliser d’ordinateur ! et qui du coup, doit rechercher dans des substances plus qu’illicite des plaisirs oniriques. Un univers glauque et un peu incompréhensible pour la néophyte que je suis dans la littérature cyberpunk. Voilà les bases de ce roman.

J’ai dû recourir à une petite recherche sur le net, pour trouver les termes utilisés et leur signification : décryptage et surtout une belle analyse de la matrice.

L’histoire est quasiment impossible à comprendre avant la fin du livre (heureusement que je ne l’ai pas lâché, comme j’ai été tenté de le faire) et on découvre tous les rouages dans les dernières pages. Comme si l’histoire avait été montée à l’envers…

Le monde dépeint est affolant de noirceur, et c’est une vrai dystopie que nous livre l’auteur. Entre drogue et cyberspace, trafic et multinationales gérant le monde, les humains sont des pantins bourrés d’électrodes et de connections neuronales, subissant des modifications de leur organisme (lunettes intégrées…) et vivant sous hallucinogènes en quasi permanence. De quoi avoir peur d’un futur gouverné par l’internet puissance dix ! Surtout que ce livre a été écrit avant l’émergence d’internet et des ordinateurs que nous connaissons… il est d’ailleurs amusant de constater que Gibson l’a publié en 1984 (!)

Mais l’histoire en elle-même, n’a rien de ben novateur. Elle est même assez simple, pour ne pas dire plate ! On est loin des bons romans d’aventure, même si le héros surfe avec la mort et le danger tout au long du livre.

Bref, un univers effrayant pionnier d’un genre, mais cadre d’une histoire peu passionnante…

Le style :

C’est compliqué. Recherché. Métaphorique à souhait, développé pour les parties scientifiques mais vraiment « mal écrit » pour l’ensemble. C’est lourd, pesant, et parfois tant alambiqué que j’ai perdu le fil et dû relire des passages pour être sure de ne pas avoir sauté des morceaux !

Les personnages sont bizarres mais finalement attachants. Maelcum, Molly sont de véritables entités que l’on apprend à aimer, apprécier dans leurs différences, leurs caractères… même Lynda est touchante.

Mais, comme je l’ai dit, c’est surtout la matrice qui devient un personnage complet, augurant les autres livres et films sur le sujet. C’est la force de ce livre, son âme. Certes, il faut adhérer au concept, et c’est surement ce qui m’a gêné. Je suis finalement trop fantaisiste et pas assez cartésienne ^^

Au final

Je ne suis pas mécontente d’avoir lu ce livre, qui reste une référence dans cet univers SF. Mais je ne poursuivrai pas la découverte. La matrice me plait plus en film …

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