Le Feu de la Sor'cière de James Clemens





Éditeur : Milady

Nb de pages : 536

Série : Les Bannis et les Proscrits. 

Traducteur : Isabelle Troin.

***

Catégorie : Fantasy

***
Partenariat : / 

Challenge : challenge Milady 2010 ..


« Par une nuit fatale, dans le merveilleux pays d’Alasea frappé par une malédiction, trois mages firent un ultime acte de résistance, sacrifiant tout dans l’espoir de préserver le bien. Cinq cents ans plus tard, au jour anniversaire de cette nuit sinistre, une petite fille hérite d’un pouvoir perdu depuis longtemps. Mais avant qu’elle puisse comprendre son terrible don, le Seigneur Noir lance ses monstres ailés pour la capturer et lui rapporter la magie embryonnaire qu’elle détient. Fuyant les hordes des ténèbres. Elena est précipitée vers une issue terrible... et vers la compagnie d’alliés inattendus. Formant avec eux une bande de parias et de hors-la-loi, elle va tenter de combattre les forces implacables du mal et de secourir un empire autrefois glorieux... »



L’histoire

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Mon avis


Le début est un peu particulier. L’auteur a fait le choix d’éviter les flashs blacks, et nous donne donc une lecture chronologique de son histoire. Nous découvrons les personnages d’antan, leurs actes, sans comprendre vraiment ce que cela va entraîner comme histoire, cinq siècles plus tard.

Puis, enfin, Elena arrive !

Et, là, je vous mets au défi de ne pas apprécier ce petit bout de femme. Elle est limite sauvageonne, jolie, et un brin rêveuse. Et lorsqu’elle déploie sa magie, elle devient si puissante qu’elle s’effraie elle-même.

Mais revenons à l’histoire. Nous sommes, au départ, en présence de trois hommes, qui, pour éviter de tomber sous la tutelle d’un seigneur noir, vont sacrifier les dernières traces de magie existant dans leur contrée. Ils espèrent créer ainsi une arme redoutable destinée par une prophétie à un lointain sauveur. Ce chapitre est très intéressant et donne toute la base du livre. Certes en le lisant, on sait déjà que le prochain personnage que nous rencontrerons sera ce sauveur, en l’occurrence, une sauveuse... Mais après tout, lorsqu’on lit le résumé, aucun doute n’est permis.

Comme dans de nombreux livres Fantasy, l’héroïne découvre ses pouvoirs un peu par hasard (jolie allégorie du fruit défendu alors qu’elle devient femme) et va affronter une horde de méchants monstres tous plus horribles les uns que les autres. Pas de nouveauté dans ce livre, on peut même voir sa famille s’étioler, et donc la jeune femme devenir orpheline. À croire que c’est une condition pour devenir un héros ! Mais l’auteur a su éviter les pleurs et l’écueil d’un deuil poussé, avec un rythme soutenu et le réconfort d’un oncle érudit et passablement chaleureux. Peu de tendresse, donc, juste un petit sourire et une main posée sur une épaule tremblante.

Autre principe de base des histoires de ce type, l’équipe de super héros qui vient prêter main-forte à la belle enfant : un manchot qui s’avérera être âgé de quelques siècles et lié intimement à toute cette histoire, le vieil oncle d’Elena, bien que les muscles lui soient défaillants, un montagnard un peu rustre, mais devinant qui ment, qui dit vrai (très bonne idée), une nyphai, la dernière... et une El'phe accompagné d’un petit oiseau brillant comme la lune... Tous ces personnages vont se jauger, parfois se battre, avant de reconnaître en Elena leur espoir commun.

Vous me direz, ce sont là tous les artifices normaux de ces histoires et même les noms sont complexifiés a loisir, sur une base commune. C’est vrai.

Mais, ce livre apporte une touche sympathique dans la construction. Après quelques chapitres sur notre demoiselle, nous découvrons trois personnages qui auront une grande part d’action. Un Og're, Tol'chuk, envoyé en mission par les sages de sa tribu (avec une pierre bizarre qui aura, je pense, un rôle dans les autres livres) et deux frères si'lura (des métamorphes, pour l’instant bloqués dans une forme unique : un loup et un homme) Mogweed et Fardale. Ils vont bientôt se rencontrer, et descendre vers le sud, attirés par la magie qui y renaît... et par la pierre de Tol'chuk.

Bien évidemment, ces trois hommes vont se joindre à notre groupe et affronter les méchantes bébêtes déjà citées. Et quelles bêtes ! de vraies horreurs. L’auteur a dû faire des cauchemars avant de les créer...

Le narrateur, l’auteur, nous montre l’histoire de son point de vue. Nous suivons donc les personnages de l’extérieur, les uns après les autres, et apprenons donc certains petits trucs avant eux. D’autant que parfois les groupes sont scindés... et suivent le même chemin ! On a donc tout loisir de craindre ce qui va arriver... et cela n’arrive jamais comme on pouvait le croire... grâce à un vrai talent de conteur, l’auteur nous entraîne vers une idée pour tout changer à la page suivante. Certes, quelques points sont prévisibles, surtout si vous êtes aussi férus de Fantasy, mais cela passe très bien.

Les phrases sont bien construites. Simples. Sans fioritures. Les descriptions sont courtes, apportant juste le nécessaire à la compréhension, sauf pour les monstres ! L’auteur nous abreuve alors de détails plus horripilants les uns que les autres. Je n’aimerais pas rencontrer ces sales bêtes. L’action reste le point fort de James Clemens. Il dévoile là un réel talent, les scènes sont claires, simples et vives.

Les personnages sont bien dépeints et relativement attachants. Je n’ai pas vraiment accroché avec la Nimphai, un peu plus avec Kral, le montagnard... Elena est très mignonne, a ne pas mettre en colère ! les autres sont parfois crispants (Arg, Mogweed !)
« Non, ce qui lui serrait la gorge et le cœur, c’est qu’il avait menti — et sans autre raison que de sauver sa misérable peau. »James Clemens (T1, P301)
Mais au final chacun montre bien un trait de force et de caractère intéressant. Joli travail sur les éléments, aussi, même si j’aurais aimé que ce soit plus développé.

Le temps est chronologique, bien que chaque personnage évoque des souvenirs pour compléter la compréhension globale de l’histoire. Cette construction permet une plus grande part à l’action qui est fanée lorsqu’il y a trop de flashs blacks. L’histoire du premier tome se déroule sur quelques heures... après les premiers passages, cinq siècles auparavant.

Le tout forme un premier tome fascinant et envoûtant. L’action est très présente, les sentiments des personnages aussi. Bref, je n’ai pas attendu pour acquérir le tome 2.

Au final

Les mots pour :...

Les mots contre :...

Style : 4/5
Intrigue : 3/4
Personnages  : 3/4
Écriture : 2 Crédibilité : 1
P principal(aux) : 2/3
Narration : 1 Action : 1
P secondaires : 1/1
Description : 1 Violence/Tendresse : 1
Temps et espaces : 1.5/2
Sensation générale : 2.5/3
Rythme général : 1.5/2
Total : 15.5/20

En bref : Un très bon premier roman, riche en aventure avec des personnages attachants. La grande prévisibilité de l'intrigue rend le livre gentillet, mais c'est très frais et dynamique. 



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