Le voyage d'Hiver d'Amélie Nothomb





L’auteur.

Née au Japon d’un père ambassadeur, Amélie Nothomb a découvert très jeune les affres et les joies des voyages. Elle en garde un amour pour la culture nippone que l’on retrouve dans ses ouvrages. Pourtant, elle reviendra en Belgique (terre de ses origines) pour suivre des études gréco-latines.

En 1992, son roman 'Hygiène de l'assassin' est accueilli avec un énorme succès et se voit adapté sur grand écran. Mais la reconnaissance du monde littéraire viendra en 1999 avec 'Stupeur et tremblements' qui obtient le Grand prix de l'Académie française.

Se définissant elle-même comme une 'graphomane malade de l'écriture', elle sort en moyenne un roman par an, mais force est de constater que leur longueur diminue d’un opus à l’autre… Peut-être devrait-elle passer à un sur deux ans et nous donner des livres un peu plus fournis ?  

Le résumé Officiel


«Il n'y a pas d'échec amoureux.»

L'histoire


Il est difficile de faire un résumé de cet ouvrage, sans en dévoiler l’histoire. Je me contenterai de dire qu’il s’agit de la lettre d’un homme qui va mourir, par choix et qui dévoile son amour, sa passion pour une femme et les raisons qui l’ont conduit à ce choix plus qu’original…

Je sais, cela ne vous donne pas vraiment d’idée sur le contenu. C’est volontaire. En fait, c’est ce qu’ont fait l’auteur et l’éditeur en ne donnant qu’une seule ligne en quatrième page… Sachez juste que ce livre est dans la pure lignée des précédents, reprenant les points forts de l’auteur, avec se style si caractéristique, ses envolées amusantes et proches du délire, ce qui colle particulièrement au sujet choisi ici.

Que dire de l'histoire, sans la dévoiler, donc ? Dans une interview, l’auteur a expliqué que l’idée venait d’un de ses nombreux voyages et aux fouilles subies lors d’un passage de contrôle dans un aéroport.  Agacée d'être ainsi systématiquement contrôlée, l'auteur en avait conçu un genre de fantasme sur l'idée de faire un attentat dans un avion. L’idée est certes bonne, mais, la suite laisse pantoise.

Mais, j’ai aussi quelques reproches à faire… j’aurais aimé qu’Amélie Nothomb creuse les points primordiaux qu’elle effleure. Elle nous laisse sur une approche limite de l'autisme, tentant d’expliquer ici, le génie d'une écrivaine attardée qui se cure le nez et engloutit voracement de la nourriture, oubliant de transmettre ses sentiments, ses peurs, ses affres… Un survol assez dommageable. Mais en 133 pages…

Amélie, a voulu mettre trop de choses en si peu de pages. Elle aurait aussi pu dépeindre plus profondément la confrontation entre les deux protagonistes amoureux. Ici, tout est frôlé. Abordé mais pas détaillé.

Cela donne un arrière gout de bâclé.

Le style

Fort heureusement, le style, les mots purs, recherchés sauvent l’écrit.

Une toute petite histoire où ''ne pas avoir sa photo en couverture'' (lisez, et vous comprendrez pourquoi je précise ce point ^^) ou même en jaquette de son livre est une qualité certaine (couverture sublime signée Harcourt), et où, finalement, on ne parle d'amour...


Les personnages sont assez crédibles, même si comme je l'ai dit, j'aurais aimé qu'elle approfondisse son étude sur l'auteur-autiste.

Au final

Un tout petit cru pour l'année 2009, bien qu'intriguant, amusant, courrouçant, ce roman trop court se lit en moins d'une heure, et risque d'être oublié tout aussi vite, dommage.
livre lu et chroniqué en octobre 2009

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