La légende d'Aquazuria de Brigitte Cassette

Dans des temps reculés, si éloignés que la mémoire des anciens n'en a conservé trace, existait en ce pays un village nommé Aquazuria. Tel un joyau jalousement soustrait aux regards du monde, celui-ci se nichait au cœur d'un vaste écrin de verdure modelé de plaines et de vallons.
 Premières phrases.


Ce livre nous a été offert à ma choupette et moi même, 
par les  A contresens éditions en partenariat avec le site Livr@ddict.
Cette chronique présente donc nos avis respectifs.

L'auteur

Brigitte Cassette est née en 1958 dans la région lilloise.
Alternant plusieurs petits boulots, elle en tirera l'inspiration pour son premier livre : « La Quincailleuse », mêlant humour, rêve et fantaisie. Elle reprendra des études tardivement, avant de publier un roman fantastique « La croisière de Monsieur Dubagout », ainsi qu’un recueil de textes poétiques « Rêveries Scintillantes », illustré par Bernadette Trembley.

Sa collaboration avec l'illustratrice Aria Parmentier, jeune artiste belge à donné naissance au roman jeunesse "la Légende d'Aquazuria" que je vous présente ce jours.

Le résumé officiel

Quel esprit malfaisant fait-il planer son ombre sur la paisible cité d’Aquazuria ? Quel plan machiavélique met-il en péril la vie de ses habitants ? Ni Louis le boulanger, ni Stanislas le bûcheron, ni même Anselme le chef respecté, ne se doutent qu’ils vont être la proie d’une machination cruelle, orchestrée par la plus ténébreuse des sorcières…

En nous offrant ce récit, Brigitte Cassette s’inscrit dans la ligne pédagogique et éducative des éditions À Contresens. Bien qu’appartenant aux légendes, son ouvrage met avec habileté les jeunes lecteurs face à l’une des questions essentielles de notre temps : le « prix de l’eau ».

Le petit mot de ma choupette

Ce livre présente un joli village, dans la forêt. La vie y est douce. Mais une méchante sorcière va venir changer l'eau en Or, pour que les villageois se fâchent entre eux. Ils se cachent les uns des autres puis, comprennent leur bêtise lorsqu'ils n'ont plus d'eau. ils sont tous très riche mais n'ont plus d'eau à boire.

Je n'ai pas trop aimé ce livre parce que l'histoire n'est pas entrainante, le début est trop long. C'est très lent, et le seul moment un peu amusant est le rassemblement des sorcières. après, les gens qui se disputent pour avoir de l'eau, alors qu'ils ont plein d'or, ne m'a pas plu. La fin est jolie, avec le retour de l'eau.

Les dessins sont très beaux. J'aurais bien aimé qu'il y en ait plus. 

Les illustrations

Des illustrations de Aria Parmentier ornent les contres pages de chaque chapitres. Elles représentent en quelques coups de crayons le contenu d'une des scènes du chapitre. Simples et d'un trait classique, elles donnent un aperçu du village, de la sorcière... de la fontaine.

Planche n° 2 de Aria Parmentier - La légende d'Aquazuria

C'est un petit plus très charmant, qui rend le livre attrayant, sans le surcharger.

L'histoire
Un village perdu dans une grande forêt, isolé de tous et de tout. Pour s'y rendre, un minuscule chemin et les premiers voisins à cinq jours de marche. Voilà le décor planté par Brigitte Cassette dans un premier chapitre assez lent et qui donne à cette histoire une base de douceur et la sensation que le monde peut être merveilleux. Les villageois ont inventé une autarcie efficace, et même s'ils échangent parfois quelques paroles et quolibets, leur vie simple est attirante. Le bonheur coule tout autant que l'eau de la fontaine sur la place centrale du village.

Le chapitre suivant présente la méchante Discordante ! Sorcière laide et fière de l'être, gagnante du concours de la pire vilenie de l'année, elle se met en joie de devoir détruire le bonheur régnant à Aquazuria. Son projet est bien crapuleux : semer la discorde... pour se faire, parée de magie, semblant une belle roturière égarée (la naïveté des villageois est à pleurer, sur ce point ! puisqu'il faut 5 jours de marche pour atteindre le village... ) elle promet mont et merveilles aux pauvres bougres et surtout leur fait jurer devant la fontaine qu'ils préfèrent l'or à l'eau !

Si la suite est évidente : pénurie d'eau, elle n'en reste pas moins bien narrée par l'auteure qui prouve dans ce conte que les hommes cupides sont capables de renier aux plaisir simpels de la vie pour une pièce d'or. Le suspens est quasiment inexistant, à mon gout, puisque l'on comprend très vite que chacun des villageois va céder à cette offre plus qu'alléchante...

Je ne vous raconterai pas la suite, et surtout la fin. Ce conte est une belle histoire, jouant sur la cupidité et donne une leçon sur le besoin vital d'eau, contre celui bien fugace de l'Or. 

Le style

Le style utilisé par Brigitte Cassette est travaillé et perd du coup en simplicité. Destiné à un public jeunesse, elle utilise un vocabulaire accessible bien que parfois un peu soutenu, avec des phrases assez courtes, mais toujours bien construites. Pas de jeu de style, pas de phrases grammaticalement incorrectes. Mais, du coup cela manque un peu d'entrain, de vitalité... C'est presque trop parfait, au point de perdre un peu d'âme.

Les décors sont dépeints avec beaucoup de simplicité et l'on peut aisément s'imaginer la place du village, la forêt, ou encore le château du congrès des Sorcières...

Les personnages sont d'une naïveté navrante, mais c'est ce qui fait marcher le conte... La sorcière Discordante est très crédible, un brin arrogante et prouve qu'une petite discorde peut faire bien plus de tort dans un village apparemment unis qu'une belle bataille. Son plan est efficace. Je ne relèverai aucun autre personnage, même pas l'ermite... je ne les ai pas trouvé du tout attachants. L'auteur donne bien leurs sentiments tout au long de l'histoire, sans tomber dans une analyse poussée.

Le temps n'est pas vraiment marqué, ce qui a finalement peu d'importance dans ce conte, sauf au débout pour situer l'histoire dans le temps...  ce qui est plus joli que le classique : il était une fois.

Au final

Un joli conte, mais qui n'a pas su ravir le cœur de ma choupette. Je pense que ce livre qui se veut destiné aux jeunes ne leur est finalement que difficilement accessible : trop empreint de bonne pensées, il ne les fait pas vibrer.

La moralité est belle, pourtant... et je remercie A contresens édition et le site Livr@ddict pour cette découverte.

2 commentaires :

  1. Bravo pour cette chronique conjointe !
    A refaire avec un livre qui vous plaira à toutes les deux !
    Bonne lecture :)

    RépondreSupprimer
  2. Merci. Ma choupette a eu du mal à terminer le livre... sans quoi la critique serait faite depuis bien longtemps. Nous lisons régulièrement des livres "ensemble", c'est sa première participation 'officielle', j'espère qu'elle osera revenir poser ses mots...

    RépondreSupprimer

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