Terremer de Ursula Le Guin

"Pour entendre il faut être silencieux."




L'auteur

Ursula Kroeber Le Guin, est née en 1929 en Californie.

Auteure américaine de romans elle a aussi écrit des nouvelles, des poèmes, des livres pour enfants et des essais. Elle est surtout connue depuis les années 1960 pour ses nouvelles et romans de fantasy et de science-fiction dans lesquels elle se distingue par son exploration des thèmes anarchistes, taoistes, féministes, ethnologiques, psychologiques ou sociologiques.
Résumé officiel

Ici, il y a des dragons. Il y a des enchanteurs, une mer immense et des îles. Ged, simple gardien de chèvres sur l'île de Gont, a le don. Il va devenir au terme d'une longue initiation, en traversant nombre d'épreuves redoutables, le plus grand sorcier de Terremer, l'Archimage. Ce volume réunit les trois premiers livres de Terremer, Le Sorcier de Terremer, Les Tombeaux d'Atuan et L'Ultime Rivage, dans une traduction soigneusement révisée et complétée par Patrick Dusoulier. Le cycle de Terremer a inspiré le splendide film d'animation de Goro Miyazaki, Les Contes de Terremer.
La "série"

Le livre présenté ci-dessus rassemble les trois premiers livres du Cycle de Terremer
  • "Le Sorcier de Terremer" ["A Wizard of Earthsea", 1968]
  • "Les Tombeaux d’Atuan" ["The Tombs of Atuan", 1970]
  • "L’Ultime Rivage" ["The Farthest Shore", 1972]
Le Cycle se poursuit avec trois autres volumes :
  • "Tehanu" ["Tehanu", 1990]
  • "Les Contes de Terremer" ["Tales from Earthsea", 2000] est un recueil qui réunit des nouvelles écrites postérieurement aux précédents mais renvoyant à diverses époques du cycle.
  • "Le vent d’ailleurs" ["The other wind", 2001], un roman qui conclut le cycle en faisant du reste retour par son thème sur le premier livre.

(source : Canard cosmique)

L'histoire

Le livre présenté se découpe en trois livres, trois épisodes de la vie de Ged, le sorcier. Son enfance, son action la plus méritoire, sa vieillesse et peut-être sagesse.

Dès le premier tome, on comprend qu'il ne faudra pas s'attendre a des grandes scènes d'action, que tout se passe à un autre niveau, dans ce livre, beaucoup plus spirituel, beaucoup plus posé. Les grands actes paraissent parfois insignifiant !  Et la magie n'appartient pas qu'aux grands et vieux sorciers, mais peut-être le fait d'un enfant particulièrement doué et inventif.

Ursula le Guin nous offre trois contes d'une saveur sincère, travaillés et d'une grande richesse. Elle nous embarque dans un univers calme, où la patience est souvent rétribuée, où les sages gouvernent et où foncer tête baissé s'avère toujours néfaste. Nos héros, puisque nous rencontrons plusierus personnages autour de Ged, se montrent parfois impatient, mais finissent par comprendre que tout vient à temps, et que grandir prend du temps.

Ursula Le Guin nous démontre que la magie est fragile, qu'en user peut mener à la perte des magiciens. Elle surfe avec le monde des morts, du bien et du mal... Sa vision de cette magie est belle et touchante. effrayante parfois, et surtout loin de tout manichéisme. Il est évident que nous possédons tous un part d'ombre au fond de nous, et c'est ce qu'elle montre dès le premier tome, avec des réminiscences des actes jusque dans le troisième. Chaque acte a son lot de conséquence ! Et la magie n'est pas inépuisable, et surtout ne peut pas sauver de tout. Voilà une belle leçon de vie. Apprendre, accepter son sort... 

On retrouve un classique du genre avec l'importance des noms, des mots. Avec les noms véritables des choses qui permettent d'user de magie et déjà 30 ans avant celle de Harry Potter, une école de magie.

J'ai beaucoup aimé le premier tome, mais j'ai vite saturé sur le second, ayant un peu la sensation de ne pas avancer, de lire sans intérêt. Pourtant, une fois le livre posé, de nombreuses réflexions m'ont assaillies. Ce livre est a lire lentement, à savourer, à laisser peut-être quelques jours avant de replonger... C'est ce que j'ai fait avant d'attaquer le dernier opus, et du coup, il m'a semblé bien plus gouteux. On est loin de la fantasy adolescente et vive, on est loin des combats épique... ici tout est en nuance, douceur et savamment posé.


Le style

Une écriture fort douce et belle, avec quelques emphases, quelques belles réflexions. Cela se lit avec douceur et plaisir. La narration est extérieure et suit les principaux protagoniste, tout à tour avec une préférence pour Ged, l'épervier.

Les descriptions sont belles, envoutantes bien qu'un peu noires. L'ensemble semble voilé derrière une sorte de nostalgie, de tristesse. Le monde des hommes du sud, sur leurs radeaux m'a enchanté. Celui de la déesse réincarné fait sourire. Les tombeaux d'Atuan sont noirs et attirants...

Les personnages sont dépeints avec de nombreux détails sur leur physionomie, mais surtout leurs pensées, leurs songe, leur psychologie. Ursula Le Guin ose toutes les décadences, de la drogue, à la luxure (non montrée mais évoquée) des meurtres rituels... à la beauté de l'amour. Elle montre de riches atours et des défroques dignes de pauvres mendiants. Tout un monde. C'est parfois limite cru, mais cela donne tant de véracité. Et c'est peut-être ce qui m'a gêné par moment, puisque je n'ai pas réussi à m'évader complétement.

Le temps coule sur plusieurs années, mais chaque tome se déroule sur des laps plus courts... pas de flash-back.

Au final 


Une découverte qui je qualifierai d'intéressante mais pas de coup de coeur... J'attendais beaucoup plus de cette lecture. 




Livre lu dans le cadre de l'ABC challenge Fantasy 2011

1 commentaires :

Véro a dit…

Bah, vu la teneur de ton billet, je ne m'attarde pas sur ce titre...

 

Les mots d'un autre

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"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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