L'invisible de Robert Pobi

" Donc, non, je ne crois pas au diable. Je n'en ai pas besoin, l'homme a commis suffisamment d'horreurs pour m'impressionner. Donnez aux humains la possibilité de se comporter de façon monstrueuse et vous ne serez jamais déçu. "
(P165)



L'auteur

Robert Pobi est né au Canada en .... 

Il a longtemps travaillé dans le monde des antiquités avant de se tourner vers l'écriture. L'invisible est son premier roman.  

Résumé officiel

Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l’égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares. Jack, qui a le corps entièrement tatoué d’un chant de L’Enfer de Dante, souvenir d’une jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l’esprit des psychopathes. Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l’aider à résoudre un double assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités. Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5 000 mystérieux tableaux qu’il a peints inlassablement ces dernières années et qui semblent constituer une sorte d’étrange puzzle ? C’est dans l’esprit de son père que Jack va cette fois devoir entrer, comme il entre d’habitude dans celui des criminels, pour trouver une vérité complètement inattendue.

L'histoire

Alors qu'il vient auprès de son père, hospitalisé pour brûlures graves, Jack Cole est impliqué par les forces de police locale dans une sombre affaire... Les indices, l'enquête, semblent lier son père à cette histoire.

Mon avis

J'ai gagné ce livre lors d'un concours, et j'avoue que je ne l'aurais sans doute jamais lu sans cela. Dommage ? Non, car, ce livre qui dans les premières pages me semblait novateur, c'est vite révélé prévisible. C'est une des raisons qui me tenaient à l'écart des thrillers psychologiques... j'y trouvais trop rapidement le coupable. Cet opus ne déroge pas à la règle.

Pourtant, la narration extérieure et le tracé volontairement alternatif de l'histoire mêlant enquête et vie familiale étaient de bons atouts. L’environnement créé, les pièces du puzzle, l'histoire du passé et ses réminiscences dans le présent, les souvenirs entachés de subjectivité. Tout cela aurait dû me satisfaire, d’autant que le style est net, clair, simple avec quelques recherches de bons mots.

Mais voilà, le tout ne m'a pas convaincu. J'ai trouvé que l'auteur en ajoutait trop dans la mesure horrible, avec des descriptions précises qui vous plongent au cœur des scènes macabres. J'ai dépassé le besoin de frissonner. Et avec ce livre, le sang, les viscères m'ont écœuré. Le style est donc bon, puisque réaliste et apte à nous faire quasiment vomir... lorsque l'on se laisse envahir par les images.

Comme je l'ai dit, l'évidence de l'intrigue, m'a fait découvrir le coupable rapidement, mais le livre n'étant pas conçu a cet effet, comme Birdman de Mo Hayder par exemple, — où l’histoire est découpée en deux parties : avant/après la connaissance du tueur —, j'ai eu la sensation de perdre mon temps au milieu du livre avec un joli regain sur les dernières pages.  

Et, ce ne sont pas les personnages qui ont changé » cette sensation, malgré leur qualité. Certes l'auteur a su donner du poids à ces êtres, leur donner une âme, et voir certains mourir m'a chagriné. Mais comme l'intrigue était évidente, je savais leur mort « obligatoire ». Toutefois, l'auteur a apporté maints détails, des petites touches de vie de tous les jours qui donnent à cette histoire une certaine crédibilité. On pourrait croiser ces gens. Ils ont une teneur, une odeur, des habitudes. Ils semblent réels.

D'autant que de nombreux éléments raccordent l'histoire à une possibilité historique, avec des apports sur le monde de la peinture, des personnalités réelles se mêlant au passé du père de Jack Cole, comme Andy Warhol (peintre — Warhol art collection)

L'autre point fort, c'est incontestablement la psychologie des personnages et surtout du tueur, mais, là, je ne vais pas vous en dire plus ! Car, si j'ai trouvé le tout trop facile, il reste que le ton, le style sont superbement maîtrisés.

Trois mots

Deux mots pour : Psychologie des personnages, style - descriptions

Un mots contre : trop prévisible

Au final 

Très prévisible, et un milieu de livre un peu "creux", mais bon thriller qui rebondit bien dans le dernier tiers... et une jolie plume qui maintient l'éveil et laisse croire que, peut-être...

2 commentaires :

Frankie a dit…

Je l'ai dans ma Pal et je dois le lire pour ton challenge ABC. J'ai un peu peur que ça me fasse comme pour Le chuchoteur que tout le monde avait encensé et que j'avais trouvé aussi prévisible. On verra bien ! :)

nanet a dit…

Aïe ! j'espère que tu apprécieras plus que moi-même... je n'ai pas lu le Chuchoteur, que l'on m'avait proposé, je le savais prévisible. Mais j'ai gagné celui-ci et comme j'ai peu lu de livres 'de l'année', je voulais terminer sur un livre 2012 ^^

 

Les mots d'un autre

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"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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