Gahila, tome 1 : Deux naissances de Elisabeth Charier


" La jeune femme s'arrêta dans la cours et se retourna pour regarder les marges portes se refermer seules. Elle sourit, son arrière, arrière... grand-oncle possédait les dons de tous les Herriens réunis. »
(P)


J'ai reçu ce livre par le biais des livres voyageurs, et donc de l'auteure que je remercie. 

L'auteur

Elisabeth Charier est née en 1966, à Lille.

Nomade du travail, allant de contrat en contrat ponctué de périodes de chômages, elle s'est créé un monde imaginaire qu'elle a nommé Gahila...

Son site

Résumé officiel

Aux confins de l’univers, deux entités affamées se disputent les âmes des mortels, provoquant la destruction des mondes qu’elles enveloppent de leur essence. Après l’explosion de la centrale jaya, les habitants de Gahila, petit satellite d’une planète gazeuse, doivent réapprendre à vivre comme leurs ancêtres. Bahass et Araya, entités immatérielles, poursuivent le duel...

La série 

La fin de ce livre ouvre sur un tome deux : Invasions en terres tagas

L'histoire

Deux entités se battent pour la domination, au fil des siècles sur une planète lointaine : Gahila. Des peuples, des ethnies y cohabitent plus ou moins pacifiquement lorsque Araya domine ! Mais lorsque c'est Bahass qui prend le pouvoir, tout n'est que guerre et désolation.

Mon avis

Bahass et Araya ! Deux entités, deux dieux, sur une seule planète... Lorsque l'on voit ce que peuvent donne les guerres de religion sur la notre, on imagine bien ce que cela peut donner comme conflits, heurts, intrigues... Et si, en plus sur cette petite planète cohabitent huit ethnies, on approche du chaos.

Malheureusement, si l'intention d'Élisabeth paraît claire vers la fin du livre, les deux premiers tiers sont trop confus et pénibles à parcourir ! Je sais qu'elle a d'ores et déjà retravaillé une grande partie du premier tiers, et j'espère qu'il est allégé ! Car, le principal défaut de ce livre c’est la quantité assommante d'informations qui nous sont livrées. Je me suis perdue dans les diversions, les peuples, les noms, les personnages... les âges... Le temps. Élisabeth a voulu créer trop de choses !

Pourtant, il y a de très bonnes idées, et la fin est vraiment très bien pensée avec un bon suspens qui donne envie de parcourir la suite.

L'ensemble du livre est teinté d'une forte influence écologique, avec une centrale nucléaire qui explose, menant la planète au bord de la destruction, et surtout, poussant ses habitants vers de nouvelles sources d’énergie ou un retour forcé au passé.

Les années suivant cette explosion ont aussi vu naître des mutants, lorsque les grossesses parvenaient à terme ! Ces êtres, répudiés par d'autres : les normaux, vivent sous terre, fuyant aussi l'astre brillant et brûlant qui illumine* cette planète, où ils ont reconstruit une civilisation, parfois plus avancée technologiquement que ceux de la surface. [* Je vais m'arrêter un instant sur l'astre solaire : Zaïa. Je crois ne pas avoir compris ni le fonctionnement des saisons ni ce qu'est cette Zaïa ! Une lune ? En tous cas, elle marque la vie des êtres de ce monde.] Cette idéologie avec le respect des différences est très marquée, et m'a bien plu.

D'autres personnages, les Herriens, sont doués de dons particuliers : télékinésie, lévitation, et autres, qui vont s'avérer très utiles lors des conflits opposant les deux camps en lice ! Et c'est là une des belles trouvailles de ce livre. Car, si le tout m'a semblé confus, j'y ai glané quelques points très intéressants. Celui que je viens d'évoquer, mais aussi la magie d'Axiam, le grand mage, ou encore le Livre recrée par Bahass, le cercle de vie...

Je pense donc que ce livre mérite d'être retravaillé, pour que ces éléments ressortent, et que l'on puisse apprécier l'énorme imagination de l'auteure. Surtout que son style est simple, ses phrases concises, bien que courtes. Il manque au début, à mon goût, des liaisons entre les différentes phrases, des sentiments des personnages, des paragraphes plus longs et descriptifs sur un seul thème, sujet, bref, tout ce que l'on retrouve dans le dernier tiers.

Je terminerai par un petit mot sur l'intrigue finale, qui est savoureuse. Le conflit opposant deux frères, deux êtres voués à deux Dieux différents, est vraiment majeur. On sent la haine de l'un des deux, contrôlé par le Dieu de la guerre, alors que l'autre n’est que douceur, acceptation, abnégation ! Joli paradoxe, joli travail. Il est juste dommage que ce passage termine le livre, après les lourdeurs du début.

Trois mots

Un mot pour : de bonnes idées
Deux mots contre : structure des deux premiers tiers, quantité de noms...

Au final 

Début long, suite hachée et décousue. De bonnes idées qui nécessiteraient un gros travail sur la forme. L'intrigue démarre après deux tiers du livre. Dommage, car des sujets intéressants sont abordés.

Livre lu dans le cadre du challenge ABC

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