Meurtre sur papier glacé de Kate White



Éditeur : Marabout - Nb de pages : 347
Série : (Bailey Weggins) 
Catégorie : Chick-lit / polar



Kate White, rédactrice en chef du Cosmopolitan américain, a reçu le prestigieux Matrix Award 2003 de la presse magazine. Ce roman, son premier, directement inspiré de son expérience professionnelle, a connu un succès foudroyant dès sa sortie aux États-Unis.

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Dans l'univers capitonné d'un grand journal féminin, un vrai nid de frelons où chacun est suspect. 



Dans le New York glamour et clinquant, retrouvez Bailey héroïne fétiche de Kate White maligne et sexy, et une intrigue intelligemment construite. 

Au-delà de la description criante de vérité du monde des médias qu'elle connaît si bien, Kate White prend un malin plaisir à égarer à la fois le lecteur et son apprentie détective dans de nombreuses fausses pistes.



Sans être une série, six livres de Kate White narrent les aventures du personnage principal de ce roman : Bailey Weggins.




Comme pour Cinq filles, trois cadavres mais plus de volant de Andrea H. Japp, ce livre m'a été prêté. Les deux livres ont été achetés le même jour, lors d'une mise en avant des éditions Marabout et ce sont leurs couvertures dynamiques et fantaisistes qui ont poussé vers cet achat.

Une grande idée, car ce livre ayant un auteur en W... il intègre mon ABC 2014. 


Bailey, jeune journaliste free-lance, se retrouve mêlée à une sordide histoire : un cadavre est retrouvé chez son amie. Entre mensonge et non-dits, elle va remonter la piste du tueur...


Frais, dynamique, un brin humoristique, et surtout monté de façon à nous obliger à tourner les pages, ce livre est une vraie bonne surprise ! Autant j'ai trouvé l'intrigue policière du précédent Chick-lit/polar un peu faible, autant celui-ci prouve qu'il est possible d'allier littérature pour 'femme' et polar.

L'intrigue est savamment dosée, les nombreuses fausses pistes semées par l'auteur et suivies par son héroïne, et soyons franche par moi-même, sont abordées avec talent et force de preuves. Bien sûr, ne comptez pas sur moi pour vous dévoiler quoi que ce soit. Je dirais juste qu'il n'y pas a une goutte de sang, pas d'analyses scientifiques ni d'autopsie. Juste des sentiments, des indices, des pièces ajoutées les unes aux autres et une héroïne qui cherche, mais qui ne se focalise pas sur cette histoire, ayant d'autres impératifs.

C'est ce que j'ai apprécié dans ce roman. Bailey continue de vivre. L'auteure, certes omnisciente, a choisi de nous raconter cette histoire en se dissimulant derrière Bailey et de semer ainsi des doutes, des zones d'ombre, des événements qui resteront inconnus. Alors, bien sûr, je ne me suis pas investie du personnage, très loin de mes prérogatives. Mais, cette fois, je pense que ce mode de narration était bien pensé. Cela donne du suspens. Suspens majoré avec quelques scènes un peu flippantes, où l'héroïne est mise en danger. Que celui-ci soit réel ou seulement évoqué, supputé par la situation et un esprit débordant d'inventivité.
"Le vent s'arrêta quelques secondes, comme si quelqu'un l'avait stoppé, d'un coup interrupteur, avant de redoubler d'intensité, faisant briller les feuilles dans la lumière de la lune. Je n’apercevais toujours pas la villa, mais elle se trouvait juste après le virage. Soudain, un bruit de raclement retentit quelque mètres devant moi, près d'une voiture garée ;" (185)
Les descriptions sont claires, simples, sans artifices, sauf pour les grandes scènes de Cat Jones, la patronne et néanmoins amie de Bailey. Sinon, le reste est feutré. On est ici dans la mouvance Chick-lit, avec des relations de femmes, des scènes romatico érotiques - loin de celles actuelles où le sexe s'impose - des sujets de conversation typiquement féminins aussi, allant presque jusqu'à la couleur du rouge à lèvres mais en évitant cet écueil (oui, pour moi, c'est un écueil). Bref, feutré, dosé, un juste milieu.

J'oserai dire que l'auteure à mesuré tout cela, joué sur la mode, et imposé une femme héroïne, des scènes féminines à une intrigue policière. Bref, une façon d'écrire. Avec succès.

L'autre point fort est le nombre d'enquêtes ! Bailey ne va pas faire une, mais deux enquêtes pendant ce roman. Journaliste, elle a un article à écrire, en plus du coup de main donné à son amie. Et ce sont donc ces fameuses recherches que nous suivons, abordant des sujets différents, assez psychologiques, mêmes.


Les personnages sont assez charismatiques, bien que basés sur des caricatures, ou plus précisément sur  des archétypes : patronne sévère et un brin caractérielle, ruche professionnelle où chacune veut devenir la reine à la place de la reine, petit ami top modèle, mais c... euh, pardon, pas très romantique, mari de la copine qui flirte avec la Bimbo de passage...

Bref, des bases de chick-lit, avec, fort heureusement, les personnages principaux (Bailey, Cat et un jeune homme...) qui sortent du lot. L'auteure se sert, justement, des "typiques" pour éviter de longues descriptions et axer sur les protagonistes importants. En quelques mots, elle croque un profil et les lecteurs, du coup, saisissent le tout.

Bailey est dynamique, intelligente, douée dans son job, et pourtant encline à douter. Organisée, elle note tout ! Et c'est grâce à cette manie qu'elle parvient à mener de front deux enquêtes : celle de son article, avancé d'un mois par sa patronne/amie, et celle de l'intrigue.

"Peut-être qu'il t'attire justement parce que tu as senti le mufle qui sommeille en lui, et cela te garantit que ça ne deviendra pas sérieux. "(105)

Ses relations avec les hommes sont tortueuses. On la sait divorcée et elle vit une pseudo relation avec un petit ami volage. Son meilleur ami, et voisin, est homosexuel - oui, je vous l'ai dit : tous les archétypes - et elle finit par rencontrer son prince charmant tout en se demandant s'il peut le devenir. Complexe ? Une femme.


Le temps est peu détaillé, tout se passe en quelques jours.

Les lieux sont dépeints simplement, avec quelques déplacements, des restaurants, le bureau et les appartements des différents protagonistes. On est à NY, les rues 'branchées' sont citées, comme d'importantes informations, que la provinciale que je suis n'a pas saisies...


Les mots pour : Intrigue, double enquête, Style souple.

Les mots contre : quelques longueurs, rien de bien nouveau

Notation : 15/20



Un bon petit roman, qui perd un peu de rythme sur le milieu du livre, mais l'intrigue principale est bien menée. Plusieurs suspects, quelques scènes un peu flippantes, mais rien de bien nouveau. Le côté Chick-lit est assez peu développé, pour mon plus grand plaisir. Bref un polar où l'enquêtrice est une femme....

2 commentaires :

Fofie a dit…

Et voilà... Encore un livre en plus dans ma Wish-list !! Merci pour la découverte !! Je ne connaissais pas l'auteure. ;)

Froggy a dit…

Je connaissais pas ce dernier... mais j'aime bien la couverture drôle, dynamique et colorée !!!

 

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"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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