Le cercle celtique de Björn Larsson


Éditeur : Folio Policier - Nb de pages : 455
Série : / 
Catégorie : Policier - roman Voyage



Björn Larsson est né en 1953 en Suède.



Écrivain et professeur suédois, il a longuement vécu en France avant de vivre sur son bateau, éponyme de celui du roman : le Rustica.



Un voilier vogue au large de l'Écosse. Bravant les rigueurs de la mer du Nord en plein hiver, ses deux passagers se dirigent vers des périls sans nom. Car plus effrayants que la nature déchaînée sont les dangers dont les hommes les menacent. Poursuivis sur les mers par des inconnus, volés, espionnés, ils n'en sont pas moins déterminés à découvrir la clef de la malédiction qui pèse sur MacDuff et Mary, amoureux en fuite. A découvrir surtout le secret du Cercle celtique, avec ses mystérieux rites meurtriers. De pays en pays, de tempête en bourrasque, de surprise en révélation, les deux aventuriers de la mer vont accomplir un étonnant voyage et mettre au jour quelques sinistres vérités...





Ce livre m'a été offert par les Éditions Folio en partenariat avec le site Livr@ddict. Je les remercie de ce cadeau, même si la lecture de ce roman ne s'est pas révélée "fabuleuse". 


Vivant sur son bateau, dans un port au Danemark, un homme se voit embarqué dans une troublante affaire, qui le mène jusqu'en Écosse...


La narration de ce roman est très sympathique, et les descriptions riches. Il aurait donc dû me plaire. Sauf que je ne suis pas très portée sur la navigation, et que les longs passages relatifs au voilier, au parcours de celui-ci, aux rivages nordiques, au temps brumeux, puis pluvieux... sans omettre les nombreuses données techniques, les mots typiques en usage dans la marine. Bref, le voyage ne m'a pas du tout intéressé. Je suis restée hermétiquement fermée à la partie concernant la mer du nord et n'ai trouvé que quelques jolis passages en Écosse, comme le Loch Ness, par exemple.

Peut-être est-ce dû, justement, au fait que tous ces lieux me sont inconnus et que l'accumulation de noms nordiques m'a paru rébarbative. Une carte m'aurait aidé ? Je n'en suis pas sûre. En tous les cas, j'en ai trouvé une pour vous, où j'ai pointé Dragor et le Loch Ness... deux points essentiels de ce voyage.

Et, si le voyage n'intéresse pas, il ne reste pas grand-chose dans ce livre ! Car, même s'il est vendu comme un "Polar Culte", avouons-le, la partie intrigue est bien maigre. L'auteur, dans une interview, en dit lui-même :
« [ce] n’est pas un vrai polar, il n’y a pas de flic, pas d’enquête, un seul mort ! Les Anglais et les Américains le classent roman maritime. En Allemagne et en Italie, roman tout court. C’est peut-être le mieux. »
Et bien, je ne pense pas que j'aurais postulé pour ce livre, en ayant connaissance de ces points. Ici, la quatrième de couverture laisse croire à une intrigue que l'on suivra pas à pas, au cours du voyage. Et je ne vous en dévoile pas plus, car, comme il y a peu à découvrir, le moindre mot serait de trop.

Reste l'histoire des Celtes ! C'est tout de même la raison qui m'a poussé à choisir cette lecture et surtout à la poursuivre, passé le premier tiers. Grâce à Torben, l'un des personnages, nous apprenons quelques petites choses sur ce peuple. Entre mythe et réalité, entre histoire et secte, les révélations sur les druides du XXéme siècle m'ont bien plu.

Pas suffisamment pour faire remonter le livre dans mon estime, ou me pousser à une lecture assidue des dernières pages, qui ont été survolées.


Les personnages sont sûrement le point fort, à mon goût, de ce roman. Complexes, savamment concoctés et présentés, ils évoluent au fil des pages et de la vision que pose sur eux Ulf, le narrateur.

Si Torben reste mon préféré, avec ses connaissances et son humour noir, j'ai beaucoup aimé le mystère qui entoure Mary et la relation qui se crée entre elle et Ulf.
"Combien de temps deux personnes peuvent-elles se regarder fixement ? Dix secondes ? Il ne se passe en tout cas pas beaucoup de temps avant que l’on ressente de l’angoisse devant ce que l’on voit ou de la crainte pour l’image reflétée de ses propres yeux, qui apparaît soudain sans qu’on puisse l’empêcher. Ou bien ressentir ce doute d’être aspiré tout entier par le regard de l’autre. Ou même cette hésitation à propos de sa propre identité ou de celle de l’autre. L’identité n’existe pas dans les yeux. On ne la retrouve qu’au moment où l’on détourne le regard." (232)


Je ne reviens pas sur les lieux qui sont importants, et je préciserai que l'ensemble de l'intrigue se déroule en 1990, ce qui est noté dès la première phrase. Des annotations sur Mme Tatcher, des événements de ces années-là ancrent le livre dans son temps. J'ai même trouvé un petit mot sur les Français et M. Mittérand. Ce qui est "normal", puisque la Bretagne détient une place dans le livre en tant que région Celtique.


Les mots pour : Style, personnage de Torben

Les mots contre : Sorte de sea-movie épuisant de détail, manque d'intrigue policière, longueurs

Notation : 8/20. (Pour la compréhension des notations, je vous invite suivre ce lien)



Bof ! que de tergiversations, de temps perdu : le mien, pour ce roman... Quelques bons passages, toutefois, bien rares et ne relevant pas la sensation générale. Culte ? pas pour moi.

 

Les mots d'un autre

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"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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