The secret of Platefrom 13 de Eva Ibbotson



Éditeur : A puffin Book — Nb de pages : 231
Série : / 
Catégorie : Jeunesse Fantastique


Éva Ibbotson, née Maria Charlotte Michelle Wiesner, en 1925 à Vienne et décédée en 2010.


Romancière britannique, connue pour ses livres pour adultes et pour la jeunesse, elle a commencé à écrire dès 1965, mais n'a été publiée qu'en 1975. Elle a gagné pour ce dernier le prestigieux prix Smarties, et ses livres sont devenus des classiques de la littérature britannique.

Ses livres sont réputés pour être imaginatifs et pleins d'humour, ils sont emplis de créatures et de lieux magiques.




Dans la gare de King's Cross, sous le quai n° 13, existe un tunnel qui s'ouvre tous les neuf ans pendant neuf jours. Il relie Londres à une île mystérieuse appelée le Pays des Brumes soudaines. Alors que les portes du tunnel rouvrent enfin, quatre créatures envoyées par le roi et la reine surgissent : un ogre, un vieux magicien, une fée, et une apprentie sorcière. Ils sont là pour retrouver le jeune prince de leur royaume. Ce dernier aurait été kidnappé il y a neuf ans par une certaine Mme Trottell...




Tout le monde sait à quel point j'aime les livres de JK Rowling ! Alors, lorsque cette dame pense qu'un auteur est suffisamment génial pour s'inspirer de ses écrits (même si elle ne l'a jamais reconnu ouvertement), je me dis que je devrais peut-être découvrir ce fameux auteur !

Dans ce livre, on retrouve un quai à King Cross, et nombre de journalistes ont crié au plagiat, bien sûr, surtout après l'affaire Jacobs. Mais, Mme Ibbotson n'a pas reconnu ces faits et a même dit à ce sujet : « Je pense que nous empruntons tous les uns des autres écrivains ».

Ce livre entre dans mon ABC challenge imaginaire 2014, lettre I


Ce roman nous entraîne à la suite d’Odge — une jeune sorcière —, de Grunkie — une fée loufoque portée sur les plantes —, d’un ogre invisible sauf lorsqu’il ouvre son œil unique et de Cor — un très vieux magicien un peu sourd — à la recherche de leur Prince kidnappé neuf ans plus tôt par Mme Trottle (Trotell, apparemment, en français). Pour ce faire, ils empruntent un « gump » (tunnel) qui s’ouvre pendant neuf jours, tous les neuf ans.

La rareté de l'ouvrage m'a contraint à le lire en anglais, ce qui s'est avéré fort aisé. Mais, du coup, je ne parlerai pas vraiment de qualité d'écriture... je dirais simplement que la lecture a été très facile. Ce livre, étant destiné à un jeune public (préado), les mots sont simples, les phrases courtes, peu alambiquées, et les paragraphes eux-mêmes sont assez succincts. Les dialogues, succulents par moment, coupent bien les longs aplats de texte, donnant une dynamique sympathique à l'ensemble.
Les descriptions sont belles, délicates, parfois très amusantes. J'ai adoré celle de Mrs Smith :
« The Harpy's face was that of a bossy lady politician, the kind that comes on the telly to tell you not to eat the things you like and something different with your money. » (132)
Alors, bien sûr, les jeunes lecteurs n'y verront pas l'allusion, mais moi, ça m'a fait sourire.

Les chapitres s'enchaînent rapidement, chacun suivant un protagoniste de l'histoire, ce qui permet une vision globale de l'intrigue.

Parlons-en de cette intrigue.

Tout d'abord, et pour couper court à toute polémique, la ressemblance entre ce livre et le premier HP se cantonne à deux points : le quai de la gare, ici le 13éme, alors que Harry empruntera, après quelques difficultés, le 9 3/4, et surtout, le jeune garçon obèse, nommé Raymond, qui s’empiffre de sucreries et gouverne son petit monde avec un caractère impossible et moult caprices.

Le reste de l'intrigue diffère totalement, et nous emporte dans un univers magique loufoque, plein de créatures fantastiques vivant cachées au cœur de Londres, et tentant de sauver le Prince. C'est très prévisible, voire manichéen, mais n'oublions pas que ce livre est destiné à un jeune public. Je l'ai considéré, pour ma part, comme un conte, comme une belle histoire, très poétique et truffée de créatures magiques, sans m'arrêter sur les évidences. Ainsi, je n'ai pas été dérangée par les points trop faciles, par les scènes un peu trop « rose bonbon sucé trois fois ».

Quelques jolies valeurs sont ajoutées, donnant un certain relief à ce livre, sans tomber dans les recommandations « à suivre ».

Nul doute, je lirai autre chose de cet auteur.


Les personnages sont l'un des points forts de ce livre ! J'ai adoré la façon dont l'auteure traite ces « héros » avec un brin d'humour et de dérision.

Odge, Ben, et même Raymond (odieux bonhomme) ont tous un caractère bien défini. En quelques mots, leur portrait est brossé, puis, peu à peu, scène après scène, ils prennent du volume, de l'ampleur et on fini par s'attacher à eux, ou à les détester copieusement.


L'histoire se déroule en deux temps et deux lieux. D'abord à Londres, où le bébé est kidnappé. Puis neuf ans plus tard, sur L’île (The Island) avec l'équipe de sauvetage qui emprunte le tunnel et donc, de nouveau à Londres, dans les années 90. L'intrigue principale se déroule en neuf jours, avec un décompte... angoissant... ou pas.

Les mots pour : Créatures fantastiques, personnages, humour, intrigue

Les mots contre : /

Notation : 16/20


Très beau conte fantastique, avec une morale, bien sûr, et des petits moments très amusants. Ce conte a été reconnu comme l'une des sources d'inspirations de J K Rowling, et, par moment, on retrouve des éléments concordants. A lire.

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