Les derniers jours du Paradis de Robert Charles Wilson




Éditeur : Denoël — Lunes d'encres — Nb de pages : 342

Série : / 
Catégorie : SF



Robert Charles Wilson est né en 1953 en Californie. Il a pris la nationalité canadienne.

Auteur de science-fiction, son premier récit publié, sous le pseudonyme Bob Chuck Wilson, s'appelle Equinocturne. Mais il surtout connu en France depuis la parution de Darwinia en 1999. Plusieurs de ses œuvres ont reçu des récompenses littéraires, dont la plus prestigieuse dans le domaine de la science-fiction, le prix Hugo, pour son roman Spin en 2006.

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Alors que l'Amérique se prépare à fêter les cent ans de l'Armistice de 1914, un siècle de paix mondiale, d'avancées sociales et de prospérité, Cassie n'arrive pas à dormir. Au milieu de la nuit, elle se lève et va regarder par la fenêtre. Elle remarque alors dans la rue un homme étrange qui l'observe longtemps, traverse la chaussée... et se fait écraser par un conducteur ivre. L'état du cadavre confirme ses craintes : la victime n'est pas un homme mais un des simulacres de l'Hypercolonie, sans doute venu pour les tuer, son petit frère et elle. Encore traumatisée par l'assassinat de ses parents, victimes sept ans plus tôt des simulacres, Cassie n'a pas d'autre solution que fuir de nouveau.




Ce livre m'a été proposé par les Éditions Denoël pour le partenariat de ce mois. Je les remercie pour cette agréable découverte, faite pendant mes vacances. Si je lis peu de SF, le résumé de ce roman m'a attiré.


Uchronique, cette histoire basée sur le pouvoir de nos croyances et de nos peurs nous entraîne dans une course infernale contre le mal, ou du moins ce que nous pensons l'être...


J'ai posé ce livre depuis quelques jours déjà, et les notes prises me laissent perplexe. Fi donc de ces écrits, voici une chronique en live, avec mes sensations après un recul de plus d'une semaine.

Déjà, le livre reste bien présent en ma mémoire et quelques scènes sont particulièrement encrées, ce qui montre leur qualité visuelle. L'auteur sait utiliser les mots, les faire jouer entre eux pour nous amener dans son univers, sa version de l'Histoire. Pas de néologismes, pas de technologie robotique complexe avec moult détails (même si la couverture le laisse penser), pas de laser futuriste aux noms barbares et savants. Non, les mots de Robert Charles Wilson sont incroyablement simplistes et accrocheurs.

C'est la situation qui rend l'histoire SF avec cette chose venue parasiter notre espace, tentant une symbiose, pour notre plus grand bien ? Car, c'est là le dilemme. La chose ne nous voudrait pas de mal, et aurait tué quelques-uns des nôtres en pure légitime défense... Et c'est là que prend toute la richesse du texte, de l'intrigue. Qui croire ?

Car, dès le début, nous suivons Cassie, jeune femme élevée dans le doute, la crainte des Sim, ces simulacres à l'aspect tellement humain. Alors, lorsqu'elle fuit, lorsque ses actes la mènent aux pires exactions, nous sommes tentés de la croire, de foncer avec elle, et de faire notre cette paranoïa.

Sauf que les mots de l'auteur jouent l’ambivalence et sèment le doute. Et si les Sim étaient les gentils de l'histoire ? Et si d'autres tiraient profit de la guérilla opposant ces choses et le groupe de Cassie ?

Après tout, la chose a tenu sa promesse : pas de conflits depuis 1914 ! On fête les cent ans de cet exploit. Grâce à son contrôle des radiofréquences, l'Hypercolonie adoucit les mœurs, rend les hommes moins virulents. C'est un joli programme qui me ferait presque regretter que cette partie de l'histoire ne soit pas vraie.

La fuite en avant, road movie bien construit, est balancée entre les différents protagonistes. Une partie de la narration suit Cassie, l'autre partie suit plusieurs personnages en alternance. Cette forme donne un rythme soutenu à l'ensemble, avec des chapitres courts qui suggèrent et facilitent la lecture. Enfin, de nombreuses fausses pistes sont égrenées au fil de l'avancée de l'histoire avec un coup d'éclat final (qui ne m'a pas surprise, mais ce n'est pas bien grave, cela reste cohérent).

L'épilogue est savoureux, mais chut, en parler dévoilerait trop d" éléments.



Cassie, son petit frère, sa tante, j'ai vraiment bien aimé les personnages de cette histoire et leurs réactions, leur crédibilité. La paranoïa est montrée à différents degrés, à travers plusieurs personnages, et c'est vraiment bien fait.

J'avoue que j'ai moins apprécié le personnage de Werner, que j'ai trouvé un peu fade. Son rôle étant très secondaire, ce n'est pas bien grave.

* Le désert d'Atacama est un désert hyperaride
situé au nord du Chili dans la région d'Antofagasta.

Le temps est décompté, au fil des pages, sans donner de précision exacte. Les lieux sont évoqués au fil des pages, sans détails, ce sont des lieux communs, sauf pour l'Acatama*.

Comme j'aime les déserts, j'ai forcément été sensible à ces descriptions.



Les mots pour : Intrigue, style, suspens

Les mots contre : évidence de l'intrigue, quelques passages un peu longs

Notation : 15/20



Un très bon moment de lecture, avec une paranoïa bien utilisée, menant le lecteur au doute.

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