Blade de Mel Odom



Éditeur : J'ai lu — Nb de pages : 198
Série : / 
Catégorie : Fantastique



Mel Odom est né aux States en 1957.

Auteur de Fantasy et SF, il a publié au minimum 140 livres... 



Le macchabée lâche le corps exsangue du médecin légiste et se tourne vers Karen. Terrifiée, elle se rue dans le couloir de l'hôpital. En quelques enjambées, il la rattrape. Ses mains griffues se referment sur son cou, la privant aussitôt d'oxygène. Elle tente de se défendre. En pure perte. Il est d'une force surhumaine. Ses canines démesurées s'enfoncent dans sa gorge. Le monstre aspire goulûment son sang. Elle se sent faiblir de seconde en seconde. Soudain, une main gantée de cuir noir se pose sur l'épaule du vampire. Arraché à son festin, il lâche Karen qui tombe comme une poupée de chiffon sur le sol. Impuissante, elle assiste au face-à-face haineux des deux hommes. 
— Blade, dit le mort vivant, bienvenu au banquet ! Tu seras le plat de résistance...



Ou le contraire ! Ce livre a été écrit d'après le film éponyme de David S Goyer avec Wesley Snipes, sorti en 1998.






Lors du challenge 2013, j'ai lu un livre de Yarbro, tiré d'un film et j'avais trouvé l'expérience intéressante. Du coup, en cherchant ma lettre O, cette année, lorsque j'ai trouvé ce roman, je n'ai pas hésité. De plus, ayant déjà lu un livre de Mel Odom, je savais son écriture très sympathique et très accessible.

Lu dans le cadre de l'ABC imaginaire 2014  


Blade a choisi son camp : il tue les vampires. Pourtant sa soif le rapproche d'eux... mais lui peut vivre le jour, sortir face à ce soleil ardent. On le nomme le Diurne.


La narration est d'une simplicité déroutante ! Sans artifice, sans grandiloquence. Juste de courtes phrases, pas mal d'action, des dialogues courts. C'est efficace. C'est surtout bourré de clichés, à la limite de l'ironie. J'ai adoré !

Attention, nous sommes loin de la littérature à succès. Pour être franche, on ne peut pas parler de belle écriture, de talent, de jolies phrases. Non, ici, c'est vraiment de l'efficacité, de l'action et une utilisation de mots clés, posés au bon moment pour que notre cerveau colle immédiatement aux scènes des images types : vampire = dents longues.

Cette technique permet à l'auteur de résumer un film en 198 pages. Ayant vu ce film, à sa sortie, j'avoue que je me suis retrouvée dans les pages du livre. L'ambiance est là. Les couleurs du film, noir et rouge — sang — sont bien présentes. Les scènes ont été respectées, et l'histoire reste assez crédible.

Et puis l'intrigue et les trouvailles sont aguichantes, elles apportent une autre vision des vampires. Bien sûr, comme il s'agit d'une réécriture, c'est l'oeuvre de D.S. Goyer qui est a souligner, son inventivité. Mel Odom, ici n'a pas eu a imaginer les scènes, il les a juste transcrites.  

Toutefois, comme je le disais ci-dessus, j'ai ressenti une forme d'ironie dans ce texte, notamment lors de scènes qui apparaissent d'un kitsch total, alors que le film ne m'avait pas fait cet effet. Certes, ce n'est pas non plus un « grand film ». Et donc, je peux lui trouver mille défauts : c'est violent par moment, c'est bourré d'hémoglobine, l'amourette est plus que prévisible, l'intrigue aussi.

Alors pourquoi cet engouement pour ce livre ? Et bien parce que je l'ai lu en quelques heures, avec le sourire aux lèvres, en tournant les pages avidement. Et ça, et bien, c'est déjà beaucoup.

Je n'ai pas eu besoin de réfléchir à ce que je lisais, je n'ai pas eu besoin de recourir à un carnet pour me souvenir le nom des trop nombreux personnages, je n'ai pas senti de manque sur la trame de fond, ni sur les personnages.

Bref, une bonne petite histoire de vampires, sans prise de tête.


Blade est un grand black hyper baraqué, avec une carapace de cuir solide. Issu des Comics, ce personnage est une caricature à lui seul. Du coup, l'auteur a su lui donner cette aura typique des superhéros.

Les autres personnages manquent un peu de profondeur. J'aurais aimé en savoir plus sur Whistler, ce mentor qui arme Blade, le fait devenir ce qu'il est. Les quelques informations glanées suffisent pourtant à comprendre cette vengeance.


Débutant pas un flash black, le livre se déroule dans une période qui pourrait être la nôtre, dans une grande ville presque anonyme.


Les mots pour : ironie, vampires, histoire

Les mots contre : facilité, violence

Notation : 17/20


17 parce que je me suis amusée à lire ce bouquin ! C'est Kitsch à mort, écrit très simplement, sans fioriture, cela se lit en rien de temps, l'histoire tient la route malgré de grosses ficelles. Mais qu'est-ce que c'était sympa. Sourire.

4 commentaires :

  1. et bien tu vois, je ne sais pas si je me laisserais tenter. Bon, si je tombe dessus lors d'une brocante ou autre à 50 centimes pourquoi pas, ton avis est tout de même positif (parce que lire un livre en quelques heures, c'est bon signe). par contre je n'irai pas d'emblée en libriairie pour acheter ce titre.

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    1. C'est un agréable moment de lecture, donc, n'hésites pas si tu le trouves, comme tu dis, à 0,50€ ^^

      Après, ce n'est pas de la grande littérature, mais j'avoue que parmi mes dernières lectures, celui-ci a eu le don de m'amuser.

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  2. J'avais vu le film quand il est sorti, je l'avais trouvé fun (le 2e moins). Je ne savais pas qu'il y avait un livre qui en avait été tiré.

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    1. Voilà, c'est le mot pour décrire ce livre : Fun !

      Et je n'ai su que ce livre existait qu'en recherchant un auteur en O pour l'ABC imaginaire...

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