Chroniques des dieux de James Clemens




Éditeur : Braguelonne - Nb de pages : 566
Série : Les chroniques des Dieux
Catégorie : Fantasy



James Clemens, de son vrai nom Jim Czajkowski, est né aux États unis en 1961.

Diplômé de l'Université du Missouri à Columbia, en 1985 avec un doctorat en médecine vétérinaire, il exercera ce métier quelques années avant de se consacrer uniquement à l'écriture.

Il a aussi publié sous le pseudonyme de James Rollins, notamment L'ordre du dragon (2007)



Les dieux de Myrillia ont créé les Neuf Contrées qui ont vécu en paix depuis quatre mille ans. Jusqu'à maintenant, car Meeryn, déesse des Îles d'Estivage, a été assassinée. Le seul témoin, un infirme nommé Tylar de Noche, est un Chevalier d'ombre tombé en disgrâce. La déesse mourante lui a accordé dans un dernier souffle une puissante bénédiction qui a guéri son corps brisé, une marque que beaucoup voient comme la preuve qu'il est l'assassin. Pourchassé, aidé par d'autres parias, Tylar doit débusquer et vaincre un être assez puissant pour tuer un immortel...



Cette mini série se compose de deux romans :

Chroniques des dieux, tome 1 : L'Ombre de l'assassin [lu]
Chroniques des dieux, tome 2 : L'ombre du chevalier




Ce livre faisait parti du baby challenge fantasy 2014. 


Trois histoires se croisent au fil des pages, celle de Tylar, celle de Fléchette, une jeune demoiselle dans un couvent un peu spécial et qui détient un daemon que tous ignorent et celle de Katryn, une des chevaliers de l'ombre.


Dès les premiers mots, le style particulier et très prenant de l'auteur m'a captivé. Mais bien vite, les alternances entre les différents protagonistes m'ont laissé pantoise, tant je ne parvenais pas à me sentir concerné par les mésaventures vécues.

Certes,  ce qui arrive à Fléchette m'a touché, mais, comme ce daemon qui la suit partout nous a été présenté dès le début, je sentais, je savais que la situation tournerait en son avantage. Comme Tylar, ombre déchue, tout à coup bénie par une déesse ! C'était quelque part, évident que cette bénédiction, apparemment malfaisante dans un premier temps, serait bénéfique. Donc, une étrange facilité saupoudrée d'une évidence dans les devenir, ont laissé cette histoire se dérouler sans que je ne sois étonnée.

Pourtant, il se passe beaucoup de choses dans ce roman, et les personnages vont d'aventures en combats, de surprises plus ou moins agréables en découvertes étonnantes. De l'action, point fort de l'auteur, de la magie, qu'il maîtrise tout autant, des dialogues croustillants, de l'humour. Tout était réuni pour que je trouve ce livre superbe.

L'histoire se déroule sur un continent uchronique du notre, Myrillia, où les cents Dieux ont créé neuf contrées. L'évolution diffère de la notre et si les hommes usent encore des chevaux comme moyens de transports, ils font aussi appels à des drôles d machines, mues par des humeurs des Dieux ! C'est là, la trouvaille de James Clemens. Un peu comme l'a fait B Sanderson dans Warbreaker, les Dieux gouvernent ce monde en offrant un peu de leur corps, ici en donnant l'une de leurs humeurs : sang, bile jaune (urine) sueur... Ces Humeurs sont récoltées et deviennent des liquides aux pouvoirs divins, aptes à faire se déplacer un vaisseau, ou a rendre une simple dague mortelle au moindre contact.

La mythologie est aussi bien pensée, avec une séparation des corps divins, avant leur arrivée sur Myrilla, en trois parties : une physique, une éthérée (aethérin) et une sombre, souterraine (naerbrin). Les descriptions sont un brin emberlificotées, par moment, mais au final, on saisit bien l'idée de l'auteur.

Mais, au risque de me répéter, la sauce n'a pas pris et cette béchamel m'est restée un peu sur la digestion. Désolée, en cette période d'agapes, pour ce petit jeu de mots.

Je ne saurais expliquer clairement ce qui m'a rebuté, bien que ce terme soit un peu fort. Peut-être, comme évoqué, la trop grande facilité de l'ensemble, les évidences ? A moins que les trop nombreux enchâssements aient fini par peser sur l'intrigue ?

En tous cas, la fin est vive, même si on la voit venir, et bien menée. Les ennemis supposés sont parfois des amis bienvenus, et les doutes, nombreux, de Fléchettes, trouvent enfin un semblant de réponse.

Je ne sais pas encore si je lirai la suite. J'avoue que 'ai un gros doute sur ce point, d'autant que je ne ferais pas le baby 2015... pour des raisons simples : le Prix des Lecteurs qui va déjà m'occuper un brin.


La force de L'auteur est, ici aussi, dans les personnages qu'il sait croquer et rendre profonds, charismatiques

Flechette est adorable et complexe, Ce personage est vraiment celui qui m'a poussé au bout de ces pages.

Tylar est aussi bien senti. Son rôle de sauveur malmené par la vie, sur un fond assez gris, alors qu'il aurait dû être blanc comme neige est fabuleux. Je n'aime pas les personnages trop parfait et cet homme, ancien voleur, m'a comblé. Pourtant, j'ai trouvé son acceptation un peu trop facile.

Les autres, personnages secondaires, m'ont parfois plu, parfois laissé de marbre.

J'évoquerai par exemple Laurelle, qui m'a semblé un peu trop facilement amicale après de longues années de tyrannies...



L'histoire se déroule sur un continent uchronique du notre, Myrillia, où les cents Dieux ont créé neuf contrées. L'évolution diffère de la notre et si les hommes usent encore des chevaux comme moyens de transports, ils font aussi appels à des drôles d machines, mues par des humeurs des Dieux !


Les mots pour : Style, idée (humeurs) magie, combats, action

Les mots contre : prévisible

Notation :15/20



J'ai bcp moins aimé que l'autre série de Clemmens (les bannis et les proscrits), et surtout trouvé le début un peu long. De superbe trouvailles m'ont poussé à continuer mais je reste un peu déçue par cette lecture qui ne m'a jamais emportée

6 commentaires :

Licorne a dit…

J'avais bien aimé les bannis et les proscrits, même si je n'ai pas encore continué cette série ... Si tu as moins aimé celle ci, je ne suis pas sûre d'y adhérer, néanmoins le sujet avait l'air intéressant ! A voir !

Mypianocanta a dit…

Voilà qui ne fait qu'accentuer mes hésitations à lire ce roman. Pourtant j'avais vraiment beaucoup aimé Les Bannis et les Proscrits (non exempts de facilité eux aussi). Pour l'instant, je vais le laisser de côté.

Goblin a dit…

J'adore les Bannis et les proscrits et, au vu du résumé, je suis très tentée de lire celui-ci mais tu me fais finalement hésiter en disant qu'il est moins bien que le premier. Je ne sais pas encore trop si je vais me décider ou pas. Merci de ta chronique en tout cas !

nanet a dit…

C'est un bon bouquin qui apporte une vision des Dieux intéressante, avec une mythologie réinventée. Mais j'ai eu du mal, tout au long du livre, d'ou la chro en demi-teinte. Donc oui, un peu déçue et oui, une saga en deçà des Bannis. Après, cela reste mon avis, et ce livre est très (trop) bien côté sur L@
Bises

nanet a dit…

C'est vrai que dans les Bannis aussi, on retrouve cette facilité, un peu déconcertante. Mais, la série est un peu plus magique, à mon gout.
Bises

nanet a dit…

Cela reste un bon livre, et si tu as l'occasion, n'hésite pas, ,e serait-ce que pour Flechette, qui est un personnage bien pensé.

Merci d'être passé, Bises

 

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"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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