Le Pensionnat des jeunes filles sages de Anton DiSclafani



Éditeur : Livre de Poche – Nb de pages : 528
Série : / 
Catégorie : Drame – Historique





Anton DiSclafani est nu aux states en ??

Cavalière émérite, elle a participé à de nombreux concours. Elle enseigne actuellement l’écriture créative.

Son site

Années trente, Caroline du Nord. À la suite d’une tragédie familiale dans laquelle elle a joué un rôle mystérieux, la jeune Thea est accompagnée par son père dans un internat pour jeunes filles de la haute société sudiste. Là, on inculque une éducation très stricte aux futures épouses, et on remet dans le droit chemin les âmes égarées. Le seul moment de plaisir, ce sont les leçons d’équitation. Thea va devoir se plier à ces nouvelles règles. L’internat est tenu par un couple sévère, qui connaît les véritables raisons de la présence de Thea. Si Mme Holmes juge et condamne, M. Holmes se montre bien plus compréhensif avec la ravissante Thea. Rebelle, brave jusqu’à l’inconscience, et surtout avide de croquer la vie à pleines dents, Thea prend tous les risques, balaie les conventions, bouscule les préjugés. Et depuis la nuit des temps, une telle arrogance se paie au prix fort...




Ce livre entre dans la sélection 2015 du prix des lecteurs du Livre de Poche.

C’est aussi, du coup, ma lettre D pour l’ABC option A.


Tout est dit dans le résumé.


Dès les premiers mots, la douceur de l’écriture emporte le lecteur. Cette narration interne avec la jeune Théa qui nous raconte son passé, sa jeunesse dans cette école en Caroline du Sud, où elle peut s’adonner à sa passion, l’équitation, nous entraîne dans une période historique finalement peu connue.

Certes, de nombreux livres sont sortis sur le crac boursier, sur les difficultés économiques des années 30, mais là, c’est la vie et les mœurs des jeunes filles que nous narre l’auteure. Jeunes filles riches. Ou, du moins, au début du roman, avec ces nombreuses démonstrations d’opulence : bijoux ornés de diamants traînant dans des tiroirs, femmes de ménage nettoyant tous les jours les habits blancs des demoiselles...

Cette partie historique est la seule qui retienne vraiment mon attention, car le reste de l’intrigue n’a pas su me combler. Peut-être parce que le sujet m’a paru u peu désuet ? Les apports économiques, vus par une jeune fille et traduits par de petites réflexions tout au long de l’histoire, replacent l’ensemble dans un contexte difficile. Ces nantis qui peu à peu ont tout perdu, la permanence d’une opposition Nord/Sud, même cinquante ans après la Guerre de Sécession, les informations sur quelques notions politiques. Bref, tout ce qui fait le fond du roman, et qui a su me tenir un peu en haleine.

Mais le côté drame et surtout la construction de l’histoire avec les souvenirs s’intercalant dans le fil de narration chronologique m’ont rapidement saturé. Arrivée au milieu du livre, je ne le reprenais en mains qu’en soupirant : bon, tu vas au moins le finir en diagonale.

Sauf que l’écriture est tout de même prenante, que les mots sont justes, bien posés et que surtout, les parties concernant les chevaux, l’équitation sont vraiment très très sympathiques,

Du coup, c’est vraiment une lecture en demi-teinte.


Le personnage de Théa est bien construit. On ressent peu à peu son caractère un brin rebelle, ses questionnements sur cet acte finalement pas si dramatique, ses doutes...

Quelques filles du camp sont bien amenées, Léona, Sissy et la petite Decca. Leurs caractères, opposés à celui de Théa, donnent une bonne idée des différences sociales et éducatives.


La partie Historique traitant des années trente est bien documentée. Et les espaces sont décrits savamment, que ce soit le camp ou la maison en Floride.


Les mots pour : Style, Histoire des années trente, parties sur les chevaux.

Les mots contre : longueurs, soupirs...

Notation :

Style (sur 5) 2,5 Intrigue (sur 4) 2 Personnages principaux (sur 3) 2
Style 1,5 Crédibilité 1 Personnages secondaires (sur 1) 0,5
Narration 1 Action 0,5
Description 1 Violence/tendresse 0,5 Temps et espace (sur 2) 1
Sensation générale (sur 3) 1,5 Rythme général (sur 2) 1 Total (sur 20) 10,5



Si le thème historique m’a intéressé, le rythme et les longueurs ont eu raison de ma patience.

 

Les mots d'un autre

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"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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