Le Voleur de voix de Jean-Nicholas Vachon [série]


Éditeur : Edition Michel Quintin... – Nb de pages : 553
Série : Le voleur de voix 
Catégorie : Fantastique




Jean-Nicholas Vachon est né en 1978 à Paris. Nationalité Canadienne


Diplômé du Centre Intégré en Alimentation et Tourisme de Québec, il exerce le métier de pâtissier pendant trois ans, faisant ainsi honneur à son arrière-grand-mère, fondatrice des « p’tits gâteaux Vachon ». C’est finalement dans les assurances que Jean-Nicholas trouve sa niche, où, dit-il, il est extrêmement heureux tout en publiant des romans fantastiques et une biographie romancée de son aïeule en trois tomes dont le dernier reste à paraitre.



Si on devait me damner et faire de moi un immortel, sachez que même la pire des malédictions ne pourrait entacher l’amour que je vous porte. L’avenir m’apparaît bien obscur, mais, quoi qu’il advienne, je demeurerai votre frère aimant et votre souvenir réussira à éclairer mes jours. Ces mots sont peut-être les derniers qu’écrit la main que jadis vous teniez dans la vôtre. Adieu, mon jumeau ! 


Depuis qu’il a volé le diamant bleu enchâssé dans le visage d’une idole, au cœur de la jungle indienne, Maximilien est possédé par un démon buveur de sang. L’entité règne sans partage sur le corps et l’âme du jeune homme et l’oblige à assouvir tous ses désirs. Rien ne peut rendre Maximilien à son humanité perdue, sinon la magie qu’exerce sur lui la voix humaine. 

Les mémoires de Carlo Broschi, dit Farinelli, sont jalonnées des triomphes d’une carrière exceptionnelle. La voix angélique du plus grand castrat de l’histoire lui a valu le respect des têtes couronnées, l’admiration des grands compositeurs et l’adulation des foules. Mais la plus étincelante lumière donne souvent naissance à l’ombre la plus menaçante. 

Tandis qu’un orage s’abat sur Québec, un homme à l’allure repoussante s’introduit dans l’appartement de Nathaniel. Au nom d’une ancienne promesse familiale, l’intrus réclame de l’aide ; il faut empêcher le voleur de voix de frapper une nouvelle fois…



C'est une trilogie.

Le Voleur de voix, tome 1 : Le Castrat et les rois fous [lu]
Le Voleur de voix, tome 2 : La diva et le prince romantique
Le Voleur de voix, tome 3 : Les prima donna immortelles




Ce livre m'a été offert l'an dernier par mon amie Unchocolatdansmonroman.

N'ayant pas trouvé le temps de le lire l'an dernier, je l'ai programmé dans mon ABC option E, imaginaire, et mis sur le dessus de ma pile ^^


Tout est dit dans le résumé.


Trois narrateurs pour ce roman, et j'ose dire que c'est deux de trop !  Car, si l'histoire est intéressante, et les apports sur certains domaines (dont je vais reparler ci-dessous) enrichissants, le fait de la narrer par trois personnes créé des retours, des redites, des longueurs et des passages parfois bien inutiles.

Trois narrateurs, donc, chacun à la première personne, ce qui n'est pas très dérangeant, bien que je ne me sois à aucun moment sentie concernée par leur histoire. Le style est un peu différent, pour chaque narrateur, et reste très ampoulé, tout au long du livre. Cette volonté de faire un "beau" texte est un peu pesante, et manque cruellement de naturel. Certes, je peux concevoir que pour Carlo, esthète des années 1700, et qui a vécu enfermé pendant 200 ans, le discours soit resté mâtiné de ses anciennes habitudes.  Mais, Maximilien, le Vampyr, est décrit comme un être moderne, qui a su évoluer avec son temps. Du coup, son discours sonne faux.

Le deuxième point qui m'a chagriné, c'est que l'auteur passe d'un personnage à l'autre, d'une époque à l'autre, avec des écarts parfois grandioses. Cette alternance, si je l’apprécie dans une histoire où la chronologie est respectée, peu ou prou, m'a vraiment perturbé ici. Un coup, nous sommes en XVIIIe, un coup en 1670, et hop, de nos jours, et on mélange un peu le tout... Alors, bien sûr, l'esprit s'adapte et comme les en-têtes de chapitre indiquent qui parle, il est rapidement aisé de se repérer. Toutefois, j'aurais préféré une construction moins aléatoire, un peu plus chronologique.

Enfin, je terminerai les points négatifs par les longs passages inutiles sur Carlo ! L'auteur a voulu conserver son alternance, donnant tour à tour la parole à chaque protagoniste, et du coup, cette équité donne un texte parfois insipide et répétitif, pour la partie concernant le Castrat. Car une fois compris qui il était, et ses capacités exceptionnelles, était-il nécessaire de nous faire vivre chacun de ses petits galas de chant ? Son excursion londonienne aurait pu être racontée en un seul paragraphe, il ne s'y passe que si peu de choses ! Ah, oui, il se rend compte que Maximilien lui manque, alors qu'il le fuit. Grande affaire qui ne méritait pas, à mon goût, les 50 pages qui lui sont accordées.

Voilà, maintenant que j'ai bien donné mon sentiment négatif, je vais vous donner les superbes points positifs. Tout d'abord, le monde du chant et des Castrats en particulier est développé avec moult détails, et m'a appris pas mal de choses sur ce domaine assez spécifique. Les termes sont expliqués dans le roman, et de petits compléments en bas de pages permettent d'approfondir les connaissances.

Ensuite, la partie fantastique est bien détaillée, la hiérarchie des Vampyrs (si elle arrive très tard) est claire, on saisit les tenants et les aboutissants. C'est vraiment la meilleure partie du livre, que celle qui traite de Maximilien, et je regrette un peu des deux autres.

Les descriptions faites au fil des pages sont joliment peintes, avec suffisamment de détails pour que l'on puisse imaginer les lieux. On plonge bien dans l’environnement des personnages. Par contre, la première partie, concernant Maximilien, avec son voyage jusqu'aux Indes est un peu longue. D'autant qu'elle n'a pas de rapport avec la suite de l'histoire.

L'intrigue pour terminer est en dent de scie, comme le reste du livre. La partie sur Carlo, le castrat, perd de son intérêt, dès que l'on le sait grand chanteur adulé. La partie moderne, avec l'arrivée de Carlo dans le salon d'un jeune canadien, reste survolée, sombre et assez peu compréhensible, avec des rebondissements qui tombent un peu à plat. L'histoire, comme souvent, s'emballe dans les dernières pages. Mais ce roman, premier d'une trilogie, montre bien, là, qu'il plante le décor et que tout se passera après. Sauf que je ne suis pas assez convaincue pour découvrir cet après.



Maximilien, le Vampyr, a toute mon affection. Ce personnage sombre, a qui l'on a volé son âme, et qui la cherche dans les voix des plus grands chanteurs, est énigmatique. Violent par dépit, par manque de contrôle, il devient, au fil des ans, de plus en plus fin, érudit, attachant.

Carlo, s'il m’a amusé dans les premiers temps, m'a vite lassé.

Nathaniel est si insipide dans le roman, qu'il est difficile de le décrire.



Trois époques, plusieurs lieux, le livre est très riche. Un peu trop...


Les mots pour : Hiérarchie Vampyrique, Historique des castrats

Les mots contre :style un peu trop ampoulé, redites et longueurs

Notation :

Style (sur 5) 3 Intrigue (/4) 2 Personnages principaux (/3) 2
Style 1 Crédibilité 1 Personnages secondaires (/1) 0,5
Narration 1 Action 0,5
Description 1 Violence/tendresse 0,5 Temps et espace (/2) 1
Sensation générale (/3) 1,5 Rythme général (/2) 1 Total (/20) 11



Un roman qui allie de très bons passages à des longueurs déroutantes, des redites ; un manque d'action malgré quelques scènes d'une grande violence ; enfin, une alternance pesante des chapitres, font de ce roman, une découverte sympathique, mais qui ne me donne pas envie de poursuivre l'aventure.

5 commentaires :

  1. Ah tu es loin de l'enthousiasme de Belledenuit! Et j'avais oublié que Farinelli faisait partie de l'histoire (je n'aime pas ce personnage) ! Du coup, me voilà bien refroidi pour le lire … il va rester dans ma wish encore un moment je crois.
    Merci pour ton avis !

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  2. arf, dommage pour la partie narrative. Je suis contente que tu aies pu trouver tout de même de beaux passages dans ce livre :)

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  3. C'est bien dommage car c'est une trilogie que j'ai beaucoup aimé.

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    1. Oui, j'ai relu ton article et nos avis divergent. Ce qui t'a attiré, ces personnages, m'a laissé de marbre, sauf Maximilien.

      Bises

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  4. Et loin de mon enthousiasme aussi :) La richesse du livre ne m'a pas dérangée ; mais c'est un point qui ne me dérange pas dans les romans, sauf s'il s'agit de richesse sur les "techniques" ou certaines sciences.

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