La Rédemption d'Althalus de David Eddings & Leigh Eddings


Un grimoire, deux grimoires, trois... et si chacun peut bouleverser l'univers connu, les trois réunis ne mettront-ils pas une belle pagaille ? C'est le sujet de départ de cet roman fantasy (découpé en deux parties en France) La Rédemption d'Althalus de David Eddings & Leigh Eddings.



Éditeur : France Loisirs 

Nb de pages : 524 – 560

Série : La Rédemption d’Althalus

Traducteur : Isabelle Troin.

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Catégorie : SF

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Partenariat : / 

Challenge : le 2eme tome = ABC imaginaire 2016.
Le 1er tome = ABC imaginaire 2015
et Challenge de la Licorne



Le voleur Althalus a toujours réussi à échapper à la potence. Mais quand le vent tourne, il faut savoir s’adapter. Voilà qu’on lui propose une curieuse mission : aller récupérer dans la Maison au Bout du Monde le mythique grimoire de Deiwos. Et selon Émeraude, une chatte qui parle, il n’en ressortira qu’après en avoir compris les enseignements et empêché Daeva, le frère maléfique de Deiwos, de... défaire le monde ! 

Ce livre a été découpé en deux tomes en France (un seul article).

– Les yeux d’émeraude [lu] (17/03/2015)
– Les trois grimoires [lu]

Biographie

David Eddings (7 juillet 1931-2 juin 2009) est un écrivain américain né dans l’État de Washington.
Il a écrit de nombreux romans célèbres de Fantasy, dans le sous-genre de la High fantasy.

Sa femme Leigh Eddings (Judith Leigh Schall) décédée en 2007 à 69 ans est considérée comme la coauteure non créditée de nombre de ses romans, et est reconnue comme telle dans ses œuvres les plus récentes.


L’histoire

  •  Althalus est un grand voleur, si grand qu’une mission très spéciale va lui être confiée : voler le grimoire de la maison du bout du monde ! Mais la réalité est parfois bien éloignée de ce que l’on aperçoit...

Mon avis


Du pur et bon Eddings, avec tout ce que j’aime : humour et ici dérision, aventure, quelques scènes épiques, une étude politique, un brin d’écologie et un mysticisme réinventé. Et une plume toujours aussi savoureuse, douce, avec des descriptions régulières sans artifices, et un rythme maîtrisé, avec l’alternance de petites scènes de la vie avec l’intrigue, les apports primordiaux à l’histoire, et des petits bonus amusants.

Redondance et héros type.


Alors, bien sûr, les puristes trouveront à redire à cette histoire qui reprend les grandes lignes de la Belgariade, ou encore de la Mallorée, avec les mêmes axes principaux : une équipe constituée pour combattre celle d’en face ; des personnages aux caractères bien trempés et parfois caricaturaux, schématisant les actes et réactions qu’ils doivent avoir ; des dialogues caustiques et parfois quelques longs monologues...

Mais j’avoue que le charme agit, et que je me suis laissée emporter par cette quête, par cette nouvelle aventure. Et puis, les Eddings ont ici joué sur une notion intéressante, l’espace et le temps ! Et quelle maîtrise, quel art ! Ils ont déjoué les rouages, expliqué ce qui devait et ce qui ne pouvait, montré que la fantasy ne peut fonctionner que si elle est explicite, justement, et basée solidement sur une construction cohérente.

Question de temps.


Du coup, notre héros, Althalus, passe pratiquement 2500 ans dans la Maison, sans prendre une ride, et en mangeant beaucoup de poisson. Comment ça, vous ne voyez pas le rapport ? Ah, si je vous précise que son hôte est un chat, c’est plus clair ? Une jolie chatte aux yeux Émeraude.

Je vous fais grâce de l’intrigue, qui vaut, à elle seule, le détour, pour évoquer un petit truc qui m’a plu. Je regrettais dans La Belgariade, une magie un peu terne, utilisée rarement, car causant des troubles dans le monde, comme une aile de papillon. Ici, la magie est liée au grimoire et aux pouvoirs des Dieux, et son utilisation, du moins dans ce premier tome, est illimitée. Elle semble même assez simple une fois ingurgités le volumineux grimoire, écrit en un langage suranné, et les mots connus...


Je ne peux décemment pas vous en parler, puisque c’est la base même de cette histoire ! Tout se joue grâce à la maîtrise de ces deux concepts. Deux ? Et s’ils ne faisaient qu’un ?

Des personnages.


Les personnages des Eddings sont leur point fort et ce qui tient les livres. Tout en caricature, au départ, ils gagnant peu à peu en charisme, et deviennent passionnant.

Certes, ici, ils ressemblent fort à ceux de l’équipée de la Belgariade, avec la jeune femme toute petite au caractère bien trempé, le voleur, et l’enfant qui a, finalement, souvent la solution. J’avoue que cela m’a un brin dérouté, et que c’est l’une des raisons de la note, ci-dessous. J’aurais apprécié un peu de sang frais.

Je terminerai par la fin de ce tome qui est succulente, laissant un suspens effroyable.

2eme partie : Les trois grimoires

Cette année encore, cette lecture est liée à un challenge. Mais si j’ai grandement apprécié la première partie de cette histoire, j’avoue que la seconde m’a un peu désabusée. Certes, l’écriture est toujours aussi ironique, les personnages charmants et complexes, mais les défauts soulevés dans l’an dernier sont encore plus probants.

Le temps est ici primordial et les auteurs se sont amusés avec quelques petites modifications. Rien d’innovant, comme pour tout le livre. D’ailleurs, cette partie est grandement prévisible et se lit sans effort de compréhension. Tout est clairement explosé, le plan structuré est simple et le traitement chronologique — malgré l’intrigue —.

La fin est douce à souhait, très manichéenne (un peu décevant ?) et m’a laissé un sentiment de lecture un peu inutile. Toutefois, certains passages sont très drôles, et les dialogues croustillants. Du coup, je suis mitigé sur les sensations de lecture.

Au final

Les mots pour : style, personnage, quête, humour

Les mots contre : redondant par rapport aux autres sagas


Style : 4/5
Intrigue : 3/4
Personnages  : 3/4
Écriture : 4 Crédibilité : 1
P principal(aux) : 2/3
Narration :1 Action :1
P secondaires : 1/1
Description :1 Violence/Tendresse : 1
Temps et espaces : 1.5/2
Sensation générale : 2/3
Rythme général : 1.5/2
Total : 15/20

En bref : Du pur et bon Eddings ! On retrouve les habitudes de l’auteur, ses thèmes de prédilection et cet humour qui me plaît tant. Un bon moment de lecture, fantasy, même si c’est très redondant avec les autres séries.


1 commentaires :

  1. Tiens, cela fait un moment que je n'ai pas lu le couple Eddings. J'ai découvert la Belgariade, préquelles incluses. J'ai le premier tome de ce diptyque dans ma bibliothèque (depuis bien des années) ; il faudrait que je m'y plonge. Tu me tentes vis à vis de l'intrigue, mais j'ai un peu peur de la redondance par rapport aux autres séries.

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