Le manuscrit proscrit de Nur Jahan de Cécilia Correia



Éditeur : J’ai lu – Nb de pages : 472
Série : / 
Catégorie : Romance




Cécilia Correia est née en 1980 à Toulouse.

Infirmière, illustratrice et auteure de romans dans la mouvance fantastique. 

Son site


Dorsetshire, 25 octobre 1836, Les mots me manquent pour exprimer mon ressenti en reprenant, moins d’un an après mon retour en Angleterre, les annotations diverses effectuées au cours de mon expédition en Inde. Quiconque viendrait à les lire pourrait penser à tort que la raison m’a abandonnée. Que le Ciel m’en soit témoin, ce n’est point le cas. C’est avec une appréhension certaine que je me replonge dans cette aventure, là où tout a commencé, non loin du Cap des Aiguilles, alors que la fureur d’une terrible tempête était sur le point de s’abattre sur notre vaisseau...




Dès sa sortie, la couverture de ce livre m’a attiré. Ayant déjà un roman de l’auteur dans ma Pal, mais pas le temps de le lire, j’ai cédé à la tentation après le Salon du livre de Paris.

Mais, ce qui m’a fait lire ce livre, ce mois-ci, c’est le hasard des rencontres... puisque j’ai eu l’occasion de discuter avec Cécilia. 


Jude, jeune femme un brin intrépide, suit son oncle en Inde pour l'aider dans ses recherches. Elle est bien loin d’imaginer tout ce qu'elle va découvrir, dans ce pays où les contes rivalisent avec la réalité pour nous envoûter.


Je lis peu de romance, alors que j’en écris moi-même... en fait, je devrais préciser que je n’en lis plus, préférant les histoires fantastiques ou fantasy. Mais je fuis les romans à l’eau de rose, et encore plus les romans érotiques en vogue, où l’intrigue se cantonne à des scènes torrides sont la seule justification du livre.

Ici, cette romance s’éloigne de ce schéma et nous offre une belle histoire sur fond historique, avec un voyage dans l’Inde du XIXe, alliant le charme des contes envoûtants et un brin magique de ce pays. Les descriptions riches et documentées nous entraient dans une découverte de ce pays, pourtant imaginaire. Les plantes, les us et coutumes, les repas, les tenues, tout est détaillé, et découvert sous les yeux ébahis de Judith.

Car, oui, c’est héroïne qui nous raconte son histoire. Partie avec son oncle pour une étude scientifique des tigres et autres animaux, à une époque où les femmes se cantonnent normalement aux salons anglais pour boire le thé, elle va vivre plusieurs aventures rocambolesques, la plus importante étant de dompter un tigre...

Alors, oui, cela reste une romance et quelques scènes osées viennent pimenter l’intrigue. Mais, noyées dans le texte, dans les sentiments de l’héroïne, elles sont un juste milieu.

Ce sont essentiellement les sentiments de Jude qui portent le roman. Sentiments dépeints avec une petite pointe d’humour, parfois. Jude est une rebelle, elle fonce tête baissée et se retrouve donc dans des situations qu’un peu de jugeote lui aurait évitées, mais qui ne nous auraient pas amusée.

Pour la crédibilité de l’ensemble, je passe mon tour. Ce livre est à prendre comme un conte enchanteur, avec sa part de magie, de fantastique. Le manuscrit en lui-même est déjà un artefact puissant et intrigant.

Je terminerai par un petit bémol, quelques phrases alambiquées semées dans le roman m’ont bloquée et obligée à relire. Le style de Cécilia est travaillé avec de nombreuses métaphores, des mots recherchés tout en restant accessibles et simples. Toutefois, par moment, essentiellement lors des descriptions, ces métaphores et jeux de jolis mots perdent un peu le lecteur.

Bref, une belle romance, contenant les classiques effets du genre, rencontre houleuse, passion déchaînée, jalousie, mais saupoudrée d’une belle en envoûtante magie indienne.


Jude est typiquement le genre d’héroïne rebelle que l’on aime et déteste. Belle, frondeuse, intelligente, elle se met dans des situations cocasses qui ne peuvent que faire sourire, ce pour quoi on l’aime. Mais, à trop courir au loup, on finit par le trouver et son comportement va lui jouer des tours et, surtout mettre les autres en danger, ce pour quoi on la déteste, en plus du fait qu’elle a droit aux massages du héros...


L’histoire se veut être racontée par l’héroïne, un an après les faits (1836). L’immersion dans le siècle est assez convaincante.

Les lieux sont divins, et jouent sur le charme du livre.


Les mots pour : Ambiance, Style de l’auteur.

Les mots contre : Érotisme, nombreuses métaphores.

Notation :

Style (sur 5) 4 Intrigue (/4) 3 Personnages principaux (/3) 2
Style 2 Crédibilité 1 Personnages secondaires (/1) 1
Narration 1 Action 1
Description 1  Violence/tendresse 1 Temps et espace (/2) 2
Sensation générale (/3) 2 Rythme général (/2) 2 Total (/20) 16


Un belle romance matinée de ces contes indiens si fantastique. De senteurs en paysages, le livre se veut envoûtant, tout autant que le charme du héros...  

3 commentaires :

  1. J'ai envie de dire : pourquoi pas ? si je tombe dessus par hasard ;)
    et c'est vrai que la couverture est très belle et accrocheuse.

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  2. Ce livre est dans ma pal ! Hâte de m'y mettre !

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  3. D'accord avec My, une couverture superbe, et tu en parles avec beaucoup de douceur et de délicatesse, ça donne envie .. Je le note

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