La Conjuration des Sept de Guilhem Méric


Une aventure fantastique effrayante se déroulant aux abords d’une abbaye, dans le sud de la France. C’est ce que propose Guilhem Méric dans La Conjuration des Sept !


Éditeur : /

Nb de pages : Epug
Série : / 
Catégorie : Fantastique

Traducteur : /

Pourquoi ce livre ? 

Ces épisodes m’ont été offerts par Guilhem Méric
que je remercie pour cette belle découverte.

Sur les sommets de Gigean, vieux village égaré dans les terres de l’Hérault, se dressent les ruines d’une abbaye millénaire. La vie paisible de l’association chargée de sa sauvegarde se trouve un jour bouleversée par la disparition d’un bénévole solitaire. 

Bientôt, sept jeunes gens, liés par leur affection particulière pour le monument, sont témoins d’étranges et terrifiants phénomènes. Où qu’ils soient, quoi qu’ils fassent, des visions d’horreur les assaillent. Dans cette tourmente infernale dont chaque nouvel assaut menace leur raison, seule une mystérieuse jeune femme, apparaissant sans cesse différente à chacun, semble détenir toutes les réponses... 


Qui sont-ils pour se mesurer à la terrible entité qui hante l’abbaye ? Quels secrets renferme leur passé ? 


Sept Elus. Sept Dagues. Une constellation pour énigme, et l’amitié pour blason. 


La grande Conjuration peut commencer !



Guilhem Méric est né à Sète.

Artiste polyvalent - illustrateur, compositeur et infographiste - il est également l’auteur de la saga de fantasy Myrihandes, dont le premier volet fait actuellement l’objet d’un projet d’adaptation aux États-Unis.

Son site



L’histoire nommée Présages se découpe en sept parties, pour sept protagonistes. Chaque épisode (ou presque) est assorti d'une vidéo sur le site de l'auteur.
  • La première dague, Iris - [ Découvrez l’origine du roman ] 
  • La deuxième dague, Max
  • La troisième dague, Tristan - [ vidéo ]
  • La quatrième dague, Samuel  - [ vidéo ]
  • La cinquième dague, Jia
  • La sixième dague, Pénélope
  • la septième dague, Olivian
  • Le grand rêve

Premières Dague, Iris


Mystère et aventure, paranormal et angoisse... voilà les mots qui me viennent à l’esprit, une semaine après la lecture de ce premier épisode.

Les mots de Guilhem coulent. Les phrases, courtes et sans fioriture, créent un bon rythme que ce soit dans les parties actives ou dans celles un peu plus axées sur la réflexion. Le vocabulaire est plaisant. La lecture est donc très agréable.

L’intrigue


L’action débute dès le court prologue. Celui-ci campe l’histoire dans le domaine fantastique avec un petit côté mystérieux rappelant les pilleurs de tombe hantés par une sombre malédiction. L’intrigue se déroule de nos jours, les personnages gravitent dans un monde réel qui va être perturbé par des événements extraordinaires (définition type du fantastique).

Ce prologue est troublant et le premier épisode débute par une scène assez gore qui confirme l’ancrage fantastique et le choix de l’auteur de nous entraîner vers une histoire flirtant avec les thrillers.

Toutefois, même une peureuse comme moi a pu accéder à cette lecture sans frissonner puisque l’écriture de l’auteur reste d’une grande sobriété.

Paulhan et Gigean...


J’avoue que lire une histoire se déroulant dans ma région (Hérault, ouest de Montpellier) m’a beaucoup plu. Les lieux m’ont paru moins flous, puisque connus. Surtout que Guilhem Méric ne s’attarde pas sur de longs descriptifs.

Il prend, par contre, le temps de détailler la maison d’Iris, l’héroïne de cet épisode, notamment l’escalier... qu’elle déteste.

Iris 


Comme une nouvelle bien ficelée, cet épisode résumant une journée - bien sombre - de la vie d’Iris, nous entraîne aussi dans son passé, ses souvenirs et narre une rencontre atypique.

Ce condensé d’information donne une image très nette du personnage, de son caractère et de son charisme. Elle est assez attachante, comme jeune fille, ni trop rebelle, ni trop soumise, loin des stéréotypes actuels de la demoiselle frondeuse qui sauve tout le monde.

Paranormal


Iris détient un pouvoir (chut, pas de spoiler) qui lui permettra, en plus de son courage, de se sauver d’une situation plus qu’effrayante. Cet apport paranormal laisse imaginer, pour les autres épisodes, des pouvoirs sympathiques.

D’autant que l’auteur laisse peu de répit à la jeune femme, les actions s’enchaînant rapidement que ce soit celles réelles ou celles des visions d’horreur* de ses sommes.

Mais, ne vous méprenez pas, cet épisode offre aussi de tendres moments...

* dixit résumé.

La deuxième dague, Max


Le prologue de ce deuxième opus est cruel et aguicheur. En quelques mots, Guilhem nous ouvre les portes des cauchemars dignes de ceux provoqués par la dame blanche... Ici, la rencontre de deux homme avec un être surnaturel est narrée avec tout un arsenal d’images tant effrayantes que fantastiques. J’ai adoré ce passage ! 

Je ne reviendrai pas sur les qualités stylistiques de Guilhem Meric, ce texte est plus fluide encore que le précédent et se lit avec une facilité déconcertante. 

Max


Après ce prologue, nous découvrons Max. Jeune homme débonnaire, au sourire charmeur qui lui vaut de nombreuses conquêtes, gravite dans Sète et vit de ses pêches dans l’étang. 

En vrai tombeur, sa seule pensée lorsqu’il rencontre une jolie fille, c’est d’organiser une soirée pour la pousser délicatement vers son antre, pour en pas dire son lit... 

L’intrigue


Si le personnage est attachant, l’intrigue de cet épisode n’a pas su me charmer comme l’avait fait le premier. Peut-être parce que toute la partie fantastique se passe dans le passé, lorsqu’il était enfant ? Peut-être parce que l’accent est mis sur sa vie quotidienne, sur une journée finalement très banale ? 

En tous cas, la fin pousse à lire la suite, ne serait-ce que pour savoir ce que cette rencontre (ah, vous ne pensiez pas que j’allais trahir l’histoire ?) veut dire à Max. 

En bref, j’espère lire le troisième opus ^^ 

Troisième dague, Tristan

Comme pour chaque épisode, un court prologue donne le ton. Dans celui-ci, Guilhem nous plonge au cœur d’une rue aspergée d’hémoglobine. Ce prologue suit le précédent, comme un fil tendu et nous présente une demoiselle : Jia. 

Amateurs de scènes gores, je vous invite à vous délecter. Personnellement, j’avoue que j’ai trouvé ce texte... intéressant et, encore une fois, surprenant. 

Tristan

La rencontre se fait avec un chapitre lent, qui nous présente ce jeune homme, son passé, ses envies, et cette amitié qui le fera renoncer à un rêve presque atteint. 

Timide, mais volontaire, Tristan ne nous est pas totalement inconnu puisque nous l’avions rencontré lors du tout premier épisode.

J'ajouterai qu'une réflexion sur le monde de la musique et les dérives des téléchargements apporte encore un peu plus de charisme à ce personnage.  

L’intrigue


Sombre et cauchemardesque, cette intrigue nous plonge un peu plus dans l’histoire générale du livre complet.

La scène du train, que je vous laisse découvrir, est impressionnante de détails. 


En bref, un très joli chapitre qui donne quelques liens et permet une vision un peu plus globale. 

La quatrième dague, Samuel


Comme d'habitude, le court prologue m'a emporté dans un univers glauque et traumatisant. Et pourtant, toutes ces scènes d'horreur, divulguées par petites doses, ne m'effraient suffisamment pour que je renonce à la lecture, j'oserai même sire qu'elles sont succulentes. Peut-être parce qu'elles m'évoquent plus de la fantasy qu'un thriller ?

Car le contexte global avec ces jeunes gens aux mystérieux pouvoirs, ce méchant (truculent) avec sa horde de monstres et sa grosse voix sonnante, s'imbriquent parfaitement dans un univers fantasy.

Toujours est-il que Guilhem sème les morts comme des petits cailloux dans cet épisode... mais ne comptez pas sur moi pour vous déballer l'intrigue !

Samuel

Rencontré sommairement dans l'épisode précédent, Samuel est venu pour quelques jours dans la région, afin de participer à un spectacle* dans l'abbaye de saint Félix de Montceau. il doit interpréter le rôle de Roland, le preux chevalier et nous assistons à une sorte d'imprégnation. Le jeune homme commente ce fait, avec ses amis Jia et Tristan et avoue être perturbé par les visions d'antan...

C'est un personnage troublé par les événements et qui a vu d'horribles choses, au point d'en perdre connaissance et de les imaginer fictives jusqu'à ce qu'il réalise que la réalité est pire que la fiction !

* Ici Guilhem aborde donc le théâtre, après la musique dans l'épisode de Tristan.

L'intrigue

Légèrement similaire à celle concernant Max, au départ avec une apparition, l'intrigue devient poignante et effrayante au fil des pages. Le méchant, Xehel, prend peu à peu forme et les morts s'accumulent.

Témoin de scènes traumatisantes, Samuel tente de garder la tête froide et raconte tous ces événements à son ami Tristan. Ce rappel des faits permet de juguler le temps, avec des actes présent et passés tout en amenant un niveau de connaissance tant au lecteur qu'aux protagonistes jusqu'alors séparés.

Au final, cet épisode très axé sur le méchant pas beau m'a paru moins intéressant dans les premiers mots, mais s'avère l'un des plus forts, à la fin !

La cinquième dague, Jia

Cette fois, l’entracte (prologue) nous raconte un épisode vu par un autre protagoniste. C’est intéressant de tourner autour d’une scène en la réécrivant du point de vue d’un autre personnage, cela donne du relief au roman. D’autant que Guilhem change de ton dans sa narration, avec des mots plus ou moins crus, plus ou moins travaillés.

La scène choisie est bien sûr assez sombre, mais, pour une fois, sans flot d’hémoglobine. Inutile, ici, puisque ce sont les sentiments – un brin fous ? – du personnage que nous découvrons. Et, il est admirable de constater que l’on peut verser ainsi dans le « mal ».

Jia


La demoiselle, dans cet épisode, revient sur son vécu qu’elle a consciencieusement mis par écrit. Nous sommes cette fois dans ses souvenirs, et ils ne sont pas très joyeux. Avec comme point de départ la découverte d’une main au bord d’un caniveau et pour final une scène digne d’Halloween, ces mots qu’elle a posés pour s’en défaire, pour rendre la réalité moins brutale, restent effrayants.

Écrire pour dépasser ses peurs, ses doutes. Des mots pour des maux ! Reste à découvrir par la suite si cette façon de décharger son esprit sera suffisante. Car, cartésienne et féru de logique, les événements rencontrés l’ont ébranlé,

L’intrigue

Alors qu’elle tentait d’échapper par un effort physique – un peu trop physique, d’ailleurs – à l’horrible vécu (la main coupée), Jia rencontre deux hommes sympathiques puis vit une aventure des plus singulière.

Au-delà des horreurs déjà vues, elle va être directement confrontée à la puissance de Xehed et sa volonté de tuer les sept dagues.

Chronologie ? 


J’ai été un peu perturbé par ce texte, et j’avoue avoir été obligée de le reprendre pour le placer correctement dans la chronologie globale. C’est un des écueils de la publication par épisode, puisque plusieurs semaines se passent entre chacun.

Au final, un épisode déroutant, ou l’on découvre la puissance de Xehed qui peut maîtriser des esprits faibles et en faire des marionnettes...

La sixième dague, Pénélope


Nous abordons ici les derniers chapitre de ce premier roman et je commence à peine à réaliser le travail qui se cache derrière ce découpage par épisode. Ce principe de lecture m'étonne et bouscule les habitudes. L'article global, que vous suivez, détonne aussi de ceux traditionnellement composés sur ce blog, et se pose la question du format, adapté ou non, pour ce genre de lecture. Devrais-je écrire un article pour chaque épisode ? Toutes les expériences enrichissent, et celle-ci m'a donné des pistes de réflexions intéressantes.

Revenons au texte et à l'histoire de Pénélope.

L'entracte


Cette fois, le court prologue revient sur les qualités de Xehed et sa propension à contrôler les esprits. La courte narration reprend un personnage déjà évoqué mais le met dans une situation troublante. Pas de sang, pas d'effusion, mais une horreur psychologique qui rend finalement l’histoire encore plus traumatisante.  En fait, je dois avouer - suis-je devenue horrible ? - que ces passages me plaisent bien plus que ceux où l'hémoglobine abonde.

Intrigue globale


L'épisode qui suit nous donne une vision différente des événements avec une demoiselle bien sympathique. amie de Tristan, croisé lors de l'épisode le concernant (de façon rapide) elle est amené vers l'abbaye par sa relation avec un jeune homme, lui-même ami des premières victimes et notamment de celle démembrée dans l'entracte de l'épisode de Jia (5eme). 

Tout se lie, ici et les liens que j'ai trouvé un peu difficile à faire dernièrement (surtout dans la chronologie) s'éclairent. C'est comme si l'auteur répondait à mes besoins ! Voilà qui est des plus agréables et surtout, prouve que l'histoire globale tient la route, malgré cette forme très spéciale des épisodes. 

Pénélope


Pénélope, jeune femme dynamique, moderne et sensée, devient enquêtrice amateur pour retrouver son petit ami, abonné absent depuis trois jours. au fil de l'histoire et de cette soirée elle va rencontrer à son tour une sorte de prophète qui lui parlera des dagues. Bien trop cartésienne pour avaler cette information, d'autant qu'elle émane d'un junkie - jolie description des effets nocifs et rédhibitoires (du moins devraient-ils l'être) des drogues - elle continuera sa route et finira par retrouver son ami. 

Ce personnage se confronte au pouvoir de Xehed mais ici, Pénélope, contrairement aux premiers protagonistes, restera hermétique à la prophétie, au surnaturel... 

Intrigue


L'intrigue globale reste difficile à cerner, alors que nous arrivons au terme du roman : il reste une dague à découvrir. J'avoue que je suis titillée et je n'ai qu'une hâte, recevoir le dernier épisode.

La septième dague, Olivian

Cet épisode a un gout spécial, celui de la fin d'une aventure... Je dois avouer que j'ai pris plaisir à attendre ces épisodes, semaines après semaines pour découvrir la suite de cette histoire. Ces personnages sont entrés dans ma petite vie, avec leurs caractères précis, leurs univers différents.

Entracte


Cet épisode présente, comme les autres, un entracte qui, cette fois, est un retour en arrière, avec deux des Dagues : Tristan et Samuel qui quittent l'abbaye après le massacre perpétré par Xehed. L'heure pour eux est au bilan et aux réflexions pour comprendre les événements. S'ils ont saisit qui faisaient partie des 7 dagues, ou à peu près, ils hésitent encore pour deux membres et notamment Olivian ce qui déplairait à Samuel...

Olivian


Ce jeune homme est typiquement le genre d'homme que toutes les femmes fuient ! Guilhem lui a donné tous les atouts du rustre imbu amoureux fou de lui-même et de sa voiture. Berk ! Parasite est une bonne définition, puisqu'il vit au crochet de sa famille (riche). C'est le seul personnage sans passion - autre que lui-même - et l'auteur n'aborde donc pas de thème précis, comme la musique ou l'écriture des précédents épisodes.   

C'est un personnage déjà rencontré au fil des autres épisodes et plus ou moins apprécié par les autres dagues (on comprends aisément pourquoi certains ne l’apprécient pas).

Son contact avec les forces paranormales lui semble bizarre et l'envoie rouler avec sa berline adorée. Froussard, il reviendra tout de même à Sète, affronter sa destinée. 

Je ne vous en dévoilerai pas plus...

Chronologie


Ce dernier épisode recolle les liens entre les autres et clarifie la chronologie globale. J'avoue que replacer chaque éléments dans le temps m'a permis une vision complète de l'oeuvre, ce qui me manquait un peu, comme je l'ai évoqué dans un des précédents épisodes. 

L'intrigue


Cet épisode ouvre aussi vers la suite et cette partie superbe que je vais m’empresser de vous présenter et qui clôture cette première saison :  Le grand rêve. 

Dernière partie : Le grand rêve


Et nous voilà partis ailleurs, dans des temps lointain... ici, tout s'explique, tout se clarifie, tous les personnages prennent leur place et, les qualités de chacun deviennent une évidence. Tristan, le musicien, devient le troubadour, Jia qui écrit prend la place du script... et Olivian, le dernier présenté, réincarne un riche chevalier. 

Leur destin est enfin dévoilé, mais pour le découvrir, il ne vous reste plus qu'à lire cet épisode !  

J'ai trouvé l'écriture de cette partie beaucoup plus agréable, peut-être parce qu'elle nous éloigne de notre temps et flirte avec cette fantasy que j'aime.

Les mots pour : Intrigue, rythme, personnages principaux

Les mots contre : ...

Notation :
Style : 3.75/5
Intrigue : 3/4
Personnage principal : 2.5/3
Écriture : 2 Crédibilité : 1
Personnages secondaires : 0.5/1
Narration : 1 Action : 1
Temps et espaces : 2/2
Description :0.75 Violence/Tendresse : 1
Coup de cœur : ...
Sensation générale : 2.5/3
Rythme général : 2/2
Total : 16,25/20

Une évolution d'épisode en épisode qui nous plonge dans l’ambiance, sombre, du roman. Les personnages principaux sont tous différents et liés par cette abbaye, où se déroulent des faits assez glauques. La plume de Guihlem Méric à le mérite de me faire lire des horreurs sans que je frissonne ! 

2 commentaires :

Acr0 a dit…

La première scène est bien marquante :) Ah tu es originaire de cette région, cela doit être agréable de connaitre les lieux.

nanet a dit…

Je suis originaire de ce coin, oui ^^ C'et agréable de lire un livre sur ma région.

Le second épisode est très sympa, même si j'ai un peu moins apprécié, tu l'as lu aussi ?

Bises

 

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"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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