La Matrice des Tenebres de Christophe Collins

Lorsque les sciences du comportement mettent en danger les spécialistes du genre... c’est ce que nous propose de découvrir Christophe Collins dans ce thriller : La matrice des Ténèbres.


Éditeur : Editions Lune Ecarlate

Nb de pages : E-pub
Série : / 
Catégorie : Polar/trhiller

Traducteur : /

Pourquoi ce livre ? 

Ce livre m'a été proposé en partenariat par l'auteur
que je remercie.  

Une enquête de Sherwood & Lark 

Le cadavre d’une jeune femme est retrouvé, flottant que les eaux du canal de Venice Beach, à Los Angeles. Jennifer Summers avait disparu depuis quelques jours seulement. Elle était enceinte. L’enfant lui, est introuvable. L’agent Eloïse Lark, spécialiste des comportements déviants, se lance sur les traces d’un criminel dont les agissements semblent échapper à toute logique. 

Au même moment, Jack Sherwood tente de retrouver un brin de sérénité après les événements traumatisants qui ont secoué la petite ville de Birdie’s Fall.

Mais le destin des deux enquêteurs semble intimement lié. Et leurs compétences sont mises à rude épreuve lorsque la chasse au tueur prend un virage résolument personnel. La lumière brille, même dans les ténèbres les plus profondes… Mais elles éclairent parfois le visage d’un monstre.


Vous pouvez retrouver Sherwood et Lark dans « 35 MM » 


Christophe Collins (pseudo de Richar Bachman) est né en 1970 en Belgique.

Auteur depuis 1997, il a écrit des romans d'aventures et fantastiques, contribué à Bob Morane, avant de se tourner vers les romans policiers et maçonniques, ainsi qu'un roman érotique. Il a également touché au théâtre, au seul en scène, à la radio, à la télévision, à la critique littéraire ou encore à la poésie.

Son blog où je vous invite à découvrir une bio des plus alléchantes.



Ce thriller, outre les meurtres — sauvages — et l'enquête, parle
  • de Robin des bois (^^)
  • du FBI et ses manières parfois bizarres
  • de la maltraitance psychologique
  • de croyances exacerbées
  • de... 

Quand je lis un roman, j'aime être immergée par l'histoire au point de la visualiser dans ma tête. C'est un critère important, presque autant que l'écriture, et c'est ce qui s’est passé avec ce thriller.

Un début prometteur.


L'entrée en matière est vive et aguicheuse. Comme dans les séries américaines "à la mode" le personnage de Sherwood (Robin des bois) se voit pris à partie par un dealer camé jusqu'aux oreilles et qui bastonne à tour de bras, porte, voiture et boîte aux lettres, avant de fuir.

J'avoue que ces premiers mots, plein de références et d'humour — parfois noir — m'ont conquise. De descriptions en réflexions, j'ai plongé dans l'intrigue et fait, avec plaisir, la connaissance des deux personnages de ce début de roman. 


Trois parties. 

La narration, extérieure, suit Jack Sherwood sur un bon quart du livre, puis bascule vers une autre protagoniste, rencontrée dans les pensées de Jack : Eloïse Lark. Enfin la dernière partie réunit les deux héros.

Ce découpage montre l’évolution de chacun des deux personnages principaux en gardant la même chronologie. L'auteur aurait pu jouer sur l'alternance et marier les deux histoires. Il a choisi de rester sur une intrigue puis d'aborder l'autre. C'est probant et très sympathique à lire, d'autant que cela permet aux lecteurs (comme moi) qui n'ont pas découvert les deux héros dans le précédent opus (35 mm) de bien cerner les caractères. De nombreux rappels sont effectués tout au long du livre.

L'un ou l'autre.


Je ne nierai pas que j'ai préféré Jack.

J'ai trouvé le personnage d'Eloïse un peu bancal. Je m'explique. Elle est considérée par ses pairs comme une enquêtrice hors pair (justement) avec un bon filling et une capacité à entrer dans la tête des tueurs, de donner un profil assez complet. Mais dans cette histoire, elle reste très en dehors et ne parvient pas à réellement comprendre les rouages.

Alors, certes, le besoin de l'intrigue (non, je ne dirais rien) justifie ce comportement un peu en retrait. Mais, j'avoue que je n'ai pas, du coup, accroché à ce personnage montré comme "fort".

La relation entre les deux héros est bien posée. Entre attirance et devoirs, la romance jongle sur les sentiments. Pas de scène osée avec streap-tise, pas de démonstrations érotiques, mais la sensation que tout ceci n'est que le début, que la suite nous mènera vers d'autres actes...

Les personnages secondaires sont un peu caricaturaux pour le bien de l'histoire (rapidité d'interprétation), mais j'ai bien aimé le collègue de Jack et son humour ou encore le beau Harris.

Psychopathe et terreur.

La partie thriller est bien pensée et très effrayante de réalisme. Les descriptions plairont aux fans du genre. C'est avec frissons et un goût amer dans la gorge que j'aie lu certaines d'entre elles (toujours aussi peureuse). Pourtant, ici, pas de "trop" comme j'ai pu en lire dans d'autres ouvrages. Tout est mesuré. Christophe Collins montre l'essentiel et donne surtout l'impression de l'horreur au lecteur.

La psychologie du tueur est menée avec justesse et apporte une vision troublante des psychopathes. C'est probable, crédible et encore plus inquiétant.

Et le style ? 


Les actions sont portées par une écriture simple et vive. Quelques jolies métaphores, des jeux de mots — ne serait-ce que le nom du héros — et des dialogues vifs et très réels. Un style pur, assez classique, bien qu'émaillé de touches très personnelles. Des mots épars semés pour insuffler du rythme ou des phrases plus longues pour poser des sentiments. Joli.

Références et critiques.


Tout au long du livre, l'auteur va s'amuser à mettre de petites références et critiquer les modes opératoires de services comme le FBI, ou encore les séries TV — avec des résultats de labo immédiats, par exemple — toujours avec humour. Un degré de décalage qui donne au roman une teinte critique par moment. Et, ça, j'aime !

Enfin, et je ne pouvais pas le taire, une analyse des comportements des auteurs avec les forums, les éditeurs... est abordée dans ce livre. Je vous laisse découvrir cette partie qui sonne comme un écho de nos vécus d'auteurs.


En bref, un très bon thriller que je vous recommande. 


Les mots pour : Style, personnage de Sherwood, humour,

Les mots contre : Quelques scènes gore (mais c'est très personnel)

Notation :
Style : 4/5
Intrigue : 3.5/4
Personnages  : 3/4
Écriture : 2 Crédibilité :1.5
P principal(aux) : 2/3
Narration :1 Action : 1
P secondaires : 1/1
Description :1 Violence/Tendresse :1
Temps et espaces : 1.5/2
Sensation générale : 2.5/3
Rythme général : 1.5/2
Total : 16/20
Un très bon thriller avec un psychopathe des plus convaincants ! Des personnages attachants, une analyse du monde littéraire, et une intrigue bien menée : à lire absolument. 

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