La Quatrième main de John Irving


Si on vous offrait une main, pour remplacer celle que vous avez perdu, mais que cette main soit porteuse d'une histoire particulière et de petits désagréments, l'accepteriez-vous ? C'est l'une des nombreuses questions posées par John Irving dans La quatrième main.


Éditeur: Seuil

Nb de pages : 374

Série : / 

Catégorie : Contemporain - Humour

Traducteur : Josée Kamoun.

Pourquoi ce livre ? 

Ce livre a été lu dans le cadre de l'ABC 2016 


Patrick Wallingford fait une rêve : il est couché sur le ponton d'un lac vert émeraude et une femme à la voix sensuelle, qu'il entend sans la voir, lui propose de retirer leurs maillots mouillés. c'est qu'il est sous le coup d'un puissant analgésique, administré après qu'un lion lui a avalé la main gauche lors d'un reportage sur un cirque en Inde....
Avec sa verve drolatique, John Irving nous raconte la rencontre entre ce candidat à la greffe, un brillant chirurgien sauvé de l'anorexie par sa jeune bonne marathonienne, une yupette aux dents longues, une maquilleuse mâcheuse de gomme, et enfin une sirène vêtue d'un sweat-shirt vert, dans un récit sur la perte et la récupération, qui mène un adolescent attardé à l'âge d'homme - de père - par l'attraction d'un être et d'un lieu magnétiques.
Et si l'auteur cherchait à nous prouver que la force du désir est la plus magique des prothèses ?






John Winslow Irving est né en 1942 aux States.

Romancier et scénariste, Le Monde selon Garp, paru en 1978, lui a apporté une reconnaissance internationale qui fait de chacune de ses nouvelles productions un bestseller.



L'histoire

  •  Ce roman narre l'histoire d'une main perdue, d'une main retrouvée, d'une main donnée, d'une main greffée... 

Mon avis


Comme chaque année, trouver certains auteurs pour les lettres dites difficiles - les miennes sont le I, le N et le Q -  m'a mené à ce roman.

Les histoires 


Le résumé donne un point de départ du roman, avec la malencontreuse aventure de Patrick Wallingford. Sa main, dévorée par un lion, offre le plan du premier chapitre et la base de l'intrigue du livre.

Mais Irving, dès le départ, brouille les pistes et mélange passé présent souvenirs et rêves. Le tout avec un ton volontairement sarcastique, de petites scènes parfois très drôles, parfois voulues amusantes.

Tout de roman est composé sur des allés-retours et, passé le premier chapitre de découverte, c'est lassant. Un peu comme les meilleures blagues : plus elles sont courtes, meilleures elles sont. Ici, cette redondance de forme m'a saturé.

Style et argumentaire.


L’écriture fluide ne pose pas de soucis de lecture. Les mots sont assez simples, les explications sur les prothèses et les greffes bien argumentées - jusqu'au temps mis pour une greffe de main - et les apports sur le journalisme fondamentaux.

Ce sujet est prépondérant. S'axant sur le métier de journaliste du héros (bien malgré lui) l'auteur accuse les comportements de ces derniers et des chaines qui s'abreuvent des événements pour faire monter leur audimat. 

En cela je rejoins l'auteur. Je déteste les informations télévisées et leur surenchère d'images choc, leur quête de spectateur qui les pousse à inonder leurs journaux de scènes macabres et de morts, d'horreurs.

Dans ce roman, la scène de la main mangée par les lions fait le tour du monde, passant en boucle sur toutes le chaines, avec moult commentaires. Cela devient la base de l'intrigue, puisque le donneur se décide suite à ces images.

Humour.

Le sarcasme dont fait preuve l'auteur, notamment dans les descriptions de ses personnages donne un ton particulier à ce roman. Je ne me suis pas sentie emportée par ce mode narratif. Si j'ai sourit par moment, je n'ai pas rit de ces frasques. J'avoue que la scatologie ne m'a jamais amusée et les mauvaises blagues sur les femmes non plus.


Au final

Les mots pour : analyse du journalisme.

Les mots contre : humour, redondance, longueurs

Style : 2/5
Intrigue : 2/4
Personnages  : 2/4
Écriture : 1 Crédibilité :  1
P principal(aux) : 1.5/3
Narration : 0.5 Action : 0.5
P secondaires : 0.5/1
Description : 0.5 Violence/Tendresse : 0.5
Temps et espaces : 1/2
Sensation générale : 1.5/3
Rythme général : 1/2
Total : 9.5/20

En bref : malgré une bonne analyse du journalisme voyeur et des greffes, ce roman n'a pas su me convaincre. 

1 commentaires :

Léa TouchBook a dit…

J'aime énormément cet auteur :)

 

Les mots d'un autre

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"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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