La femelle de l'espèce d'Andrea H. Japp


Difficile pour une femme soumise de tout envoyer balader ? Andréa H Japp va donner du fil à retordre à son héroïne et la pousser à devenir La femelle de l’espèce.


Éditeur: Le masque

Nb de pages : 211

Série : / 

Catégorie : Thriller

Traducteur : /.

Pourquoi ce livre ? 

Ce livre entre dans mon challenge ABC 2016


Toni et Sarah Magnani forment avec leur fille de 12 ans, Sophia, une famille unie et sans histoires.

Toni possède son propre garage, il est aisé sinon riche, et ils vivent dans un quartier parmi les plus calmes de Boston, car entourés d'Italiens qui ont à cœur de régler leurs problèmes sans l'aide de la police. Mais un soir Sophia ne rentre pas de l'école. L'univers des Magnani éclate. La police dit qu'il faut patienter, qu'on cherche. Sarah, elle, n'a aucune intention de patienter. On a touché à son petit : c'est elle qui va chercher.
Et elle ne doute pas qu'elle va trouver.




Biographie

Andrea H. Japp, pseudonyme de Lionelle Nugon-Baudon, née en 1957 à Paris.

Scientifique et auteure de nombreux romans policiers ou, pour les plus récents, de romans policiers historiques, elle est aussi la traductrice en français des romans de Patricia Cornwell.



L'histoire

  •  Sarah, jeune femme sans histoire, va tout faire pour retrouver sa fille, enlevée à la sortie du collège. 

Mon avis

J'ai découvert la plume très agréable d'Andréa H Japp, dans une comédie sympathique : Cinq filles, trois cadavres mais plus de volant, et lors de mes recherches pour la lettre J de cette année, j'aidécidé de renouveler l'expérience.

Caricature et évidence.

Mais, je ressors un peu déçue de cette lecture, pleine de caricatures : les Italiens et leur mafia, les machos de base, les Italiennes enrobées, les Asiatiques et les noirs... L'auteure en s'encombre pas de longues descriptions, elle se base sur des évidences en donnant deux ou trois informations, et le lecteur se conforme donc aux évidences du genre.

Le livre manque donc de charisme, puisque la majeure partie des personnages secondaires sont sans profondeurs, juste posés là pour meubler les relations de Sarah avec le reste de son quartier.

Dans le même esprit, son amie Rita, un transsexuel est...coiffeuse. C'en est presque risible.

Un début trop long.


Andréa H Japp a conçu son texte sur une chronologie implacable, avec des rappels temporels en début de chaque chapitre, et le temps qui s’égrène, alors que la petite n'a pas été retrouvée. 

Comme tout est raconté depuis le point de vue de Sarah, bien qu'en narration extérieure, nous ne connaissons pas les actes des autres protagonistes ni leurs pensées. Ce format, très intéressant, donne une véritable plongée dans les sentiments du personnage principal. 

Toutefois, ici, l'auteur reprend le passé de Sarah, sa vie, ses habitudes, et laisse filer les premiers jours. Du coup l'intrigue est d'une effroyable lenteur, puisqu'il ne se passe rien ! 

Rien durant environ 150 pages (sur 211) à part des pleurs, des atermoiements, des cris de rage d'une femme qui souffre la disparition de sa fille et que tous consolent en lui conseillant de se calmer. 

Et puis, elle se lève et marche. 


Car, au bout de tous ces longs passages, Sarah va commencer à douter et tenter de sauver sa fille par elle-même. Elle va prendre les rênes, abandonnées par ce mari macho et mafieux. Elle va foncer dans le tas, laisser le FBI sur place et devenir une héroïne digne de Tarantino. 

Sauf que cela arrive tellement tard dans l'histoire que je m'étais lassée. 

Au final

Les mots pour : intrigue finale

Les mots contre : tempo, caricature

Style : 2.5/5
Intrigue : 2/4
Personnages  : 2.5/4
Écriture : 1.5 Crédibilité : 0.5
P principal(aux) : 2/3
Narration : 0.5 Action : 0.5
P secondaires : 0.5/1
Description : 0.5 Violence/Tendresse : 1
Temps et espaces : 2/2
Sensation générale : 1.5/3
Rythme général : 1/2
Total : 11.5./20

En bref : un petit roman (thriller ?) sans grand intérêt, ni par son intrigue, ni par son style. 

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