Myrihandes, le secret des âmes-soeurs de Guilhem Méric


Séparés, Sisam et Helya, les deux héros de Myrihandes, la série Fantasy de Guilhem Méric, vont tout faire pour se retrouver. Y parviendront-ils ?


Éditeur : Harmonia Productions/Librinova

Nb de pages : 560

Série : Myrihandes.

Traducteur : /.
***
Catégorie : Fantasy

***
Partenariat : direct. 

Challenge : /.


Sur la montagne Pan-Kaïa, Sisam et Helya vivent dans les Trois Cités jumelles. Séparés par un destin malheureux, ils se retrouvent quinze ans plus tard pour apprendre qu’ils sont des Âmes-Soeurs capables de faire revivre les Myrihandes, des êtres aux pouvoirs de légende, traqués par le mystérieux seigneur Kryom. Pour libérer les autres Âmes-Soeurs prisonnières, ils vont devoir tout apprendre de ce lien qui les unit et qui pourrait faire d’eux le plus sage et plus puissant des Myrihandes...

La série — tome suivant



L’histoire

  •  Deux âmes sœurs séparées par une loi de flux se retrouvent malgré les défis et les interdits... 

Mon avis

Il y a quelques jours, Guilhem Méric m’a contacté pour me proposer de lire son premier roman remanié. Comme j’avais beaucoup apprécié la conjuration des sept, j’ai accepté avec joie.

Le livre sort demain, le 17 octobre, et avec lui, tout un projet multimédia que vous pouvez découvrir sur le site dédié à la saga Myrihandes.

Les âmes sœurs.


Après une courte préface qui explique comment l’idée de ces âmes sœurs lui est venue à l’esprit, l’auteur nous embarque dans une aventure riche en rebondissements. Les personnages luttent pour leur liberté, pour leur amitié, leur amour et les combats se suivent, avec la sensation que les choses ne sont pas aussi simples qu’elles laissent à penser.

Et peu à peu, la vérité éclate.

La règle des flux imposée par les trois gouverneurs de trois citées — je vous laisse découvrir les descriptions sympathiques — s’avère bien plus sombre et bien plus complexe qu’un simple déplacement de personnes pour équilibrer les besoins en eau.

Sisam... 


Sisam, le jeune héros du roman, va subir cette règle de plein fouet, puisque son amie d’enfant, Helya va être enlevée devant lui par des hommes masqués.

Ce sont là les premières pages du roman. On plonge dans cette histoire par un déchirement, et les pages suivantes donnent le ton : ce sera sombre, car le désespoir du héros transpire dans les pages. Malgré un talent fou pour travailler le bois, malgré un ami proche et jovial, malgré une tante adorablement dévouée, Sisam broie du noir et son cœur souffre de la disparition d’Helya.

Ces passages sont touchants et criants de vérité sur la solitude, sur le deuil qu’éprouve une personne lorsque la seule personne qu’il aime disparaît.
« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » Lamartine (L’isolement, poème du recueil Méditations poétiques, paru en 1820). 
Cette phrase s’adapte totalement au sentiment retranscrit par Guilhem Méric dans la seconde partie. Sisam s’isole et avance avec ce poids sur la poitrine.

Néanmoins, ne vous y trompez pas, l’aventure et l’action sont là pour rendre le texte fluide et dépasser les pensées un brin noires du héros. La magie apparaît, douce et surprenante, et laisse le lecteur empli de question lorsqu’il s’aperçoit que les chapitres suivants changent de sujet.

... et Helya.


La troisième partie, dans ce roman qui en compte huit, se centre sur Helya. Légèrement plus dynamique, dans le sens ou la demoiselle a gardé une vitalité et une envie impérieuse de retrouver son monde, sa vie et son ami, sans se laisser abattre par la mélancolie qui touche Sisam, ces chapitres amènent aussi la première touche politique du roman.

Je n’en parlerai pas, comme je ne vous donnerai pas d’informations sur les chapitres qui suivent.

Heyla, frondeuse et un peu rebelle, est un personnage intéressant, même si je me suis plus facilement projetée dans le caractère sombre et torturé de Sisam. Mais là, c’est vraiment très subjectif.


Tempo et géographie. 



Je terminerai par de vagues informations sur le rythme du livre, soutenu et agréablement construit, puisque les plages de réflexion, de descriptions, de pensées des personnages, s’entrecoupent d’action et de dialogues.

L’humour de certaines réparties et quelques scènes rigolotes allègent bien le ton. C’est une lecture aisée. Si je devais soulever un bémol, ce serait un peu de manichéisme, mais cela ne m’a pas dérangé, personnellement.

Par contre, j’avoue que j’ai eu du mal à me situer, à bien visualiser les citées, au départ, alors que toute la dernière partie est bien plus claire.

Enfin, le bestiaire est un savant mélange de classicisme (phénix) et d’innovation (félinides).

Au final

Les mots pour : style fluide, descriptions des lieux et personnages, sentiments de Sisam

Les mots contre : manque une carte ?

Style : 4/5
Intrigue : 3,5/4
Personnages  : 3.5/4
Écriture : 2 Crédibilité : 1.5
P principal(aux) : 2.5/3
Narration : 1 Action : 1
P secondaires : 1/1
Description : 1 Violence/Tendresse : 1
Temps et espaces : 1.5/2
Sensation générale : 2.5/3
Rythme général : 2/2
Total : 17/20

En bref : un premier tome aguicheur, avec une plume très souple et fluide qui entraîne le lecteur dans l'aventure, riche de rebondissement, des deux héros. De jolis sentiments bien dépeints, sur la solitude, l'amour, l'amitié. 

 

Les mots d'un autre

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"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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