Noir et blanc de Andréa Schwartz


Tout n'est jamais tout blanc ou tout noir. c'est ce que va découvrir Shelun, l’héroïne de la Saga Kel d'Andréa Schwartz, dans  ce premier tome : Noir et blanc.


Éditeur : Éditions Rebelle 

Nb de pages : 480

Série : Kel

Traducteur : /.

***
Catégorie : Fantasy

***
Partenariat : / 

Challenge : /.


À l’aube de la Cinquième Ère, les Deux Empires sont une fois de plus au bord de la guerre. Shelun la Cheveux-Noirs a perdu toute sa famille dans un raid ennemi. Née femme dans un monde dominé par les hommes, elle n’hésite pas à transgresser les interdits et à se travestir pour accomplir sa vengeance. Or, la guerre est loin d’être la glorieuse aventure décrite dans les cantiques. Quant aux ennemis, ils ne sont peut-être pas tous les monstres qu’elle avait imaginés…

La série - le tome suivant.


L'histoire

  •  Une jeune femme décide de se travestir pour combattre les ennemis jurés de son peuple : les blancs. 

Mon avis

Tout d'abord, je dois préciser que j'ai commencé ce livre en octobre 2015. J'en ai lu 38% (en numérique) lors d'un week-end. Puis, de retour chez moi, d'autres livres m'attendaient et j'ai repoussé celui-ci... jusqu'à ces jours-ci où j'ai eu enfin l'envie et le temps de le reprendre. Après un balayage rapide des premières pages, j'ai retrouvé rapidement le fil de l'histoire.

Il est très rare que je pose ainsi les livres, mais ici, cela n'a rien à voir avec la qualité. Ce livre est très sympathique avec de gros atouts qui masquent aisément les quelques bémols que je vais soulever.

Japon ou invention. 


La couverture et les nombreux néologismes laissent imaginer une histoire se déroulant dans un univers de type japonais. Ce n'est pas pour me déplaire, bien au contraire. J'ai trouvé les descriptions charmantes et l'usage des noms, s'ils sont nombreux et au début assez ardus à identifier, teinte le livre d'une belle couleur orientale.

Sans oublier les combats au sabre, superbement décrits, qui emportent le lecteur dans le vif du sujet. Le style est agréable, sans grande innovation. Quelques répétitions émaillent l'ensemble, mais c'est frais, bien écrit, et sans lourdeurs.

Néanmoins, cet univers est une création. L'auteure a su extraire de la richesse de ses lectures le substrat utile à la composition de ces décors et de la culture nécessaire au bon fonctionnement de la société détaillée. Les rouages fonctionnent et si l'on peut regretter une société patriarcale avec une place de la femme très similaire à celle de notre passé, cela donne une justification appréciable à l'intrigue.

Test Bechdel-Wallace. 


Reprenons ensemble le Bechdel-Wallace dont je vous parlais en août dernier (ici), ce livre obtient largement les trois points nécessaires :

  • L’œuvre a deux femmes identifiables (elles portent un nom) : Shelun, Ashina, pour ne citer que les deux principales. 
  • Elles parlent ensemble : plusieurs scènes mettent des femmes en situations, comme lors du mariage d'une "amie" de Shelun. 
  • Elles parlent d'autre chose que d'un personnage masculin : là, c'est plus délicat, puisque la majeure partie des dialogues sont maqués pour les "amies" du village de l’héroïne (et tant mieux) par contre Ashina et Shelun parlent de nombreux sujets et pas uniquement d'hommes. 
Comme quoi, on peut traiter d'une société patriarcale avec des femmes considérées comme des pondeuses et pourtant avoir un texte égalitaire, équilibré. 

Je ne prends bien sûr pas en compte les passages où la demoiselle est grimée. Durant ces paragraphes, ses rapports avec d'autres femmes qu'Ashina sont inexistants. 

Romance et combats.


L'auteure a abordé avec dynamisme les scènes de combats, développant certaines, donnant juste le minimum pour d'autres. De la même façon, elle a su détailler une scène de la romance pour laisser les autres dans l'imaginaire conscient du lecteur.

Cela donne un livre assez équilibré, même si l'ensemble est un peu redondant par moment, avec des alternances de scènes répétitives. Cela crée un petit effet de longueur et cela ralentit le rythme de lecture. D'autant que le sujet a déjà été abordé par d'autres auteurs et que l'intrigue globale : deux ennemis qui tombent amoureux dans un conflit permanent entre leurs peuples, reste d'un grand classicisme.

Je terminerai cette partie par un doute sur le réalisme de certaines scènes de combat, notamment les têtes qui volent et la résistance surhumaine de l'héroïne, décrite comme un brin de femme.

Un brin prévisible.


Mon principal bémol concerne la grande prévisibilité de l'ensemble. Les éléments se suivent sans réelle surprise. Le rythme soutenu des premières pages accuse une baisse de régime au deux tiers du roman, avec des passages plus axés sur les pensées et sentiments de Shelun. Ce ralentissement et le sujet abordé font de cette partie celle que j'ai le moins appréciée.

D'ailleurs, cette demoiselle est bien maltraitée par son auteure qui lui octroie un manque certain de réflexion et de recul. Même élevée par un homme bourru, même dans une société où certains sujets sont tabous, elle a été élevée comme une fille et, par conséquent, aurait dû connaître quelques éléments primordiaux. Ce point du livre m'a paru bancal. D'autant que Shelun détient une amie fidèle qui aurait pu lui confier de nombreux secrets.

Malgré tout le personnage principal est crédible et on ressent bien ses sentiments.


Au final

Les mots pour : personnage principal, sujet, dynamisme des combats

Les mots contre : prévisibilité, répétitions de scènes

Style : 3.5/5
Intrigue : 3.5/4
Personnages  : 3/4
Écriture : 1.5 Crédibilité : 1.5
P principal(aux) : 2/3
Narration :1 Action :1
P secondaires : 1/1
Description :1 Violence/Tendresse :1
Temps et espaces : 1.5/2
Sensation générale : 2/3
Rythme général : 1.5/2
Total : 15/20

En bref : Une jolie découverte, même si c'est un peu répétitif et si quelques longueurs sont à déplorer. Le style est variable d'un passage à l'autre et relativement classique, avec toutefois une très bonne immersion dans un univers de type japonais grâce aux titres militaires et aux patronymes. 

1 commentaires :

  1. J'avais beaucoup aimé ce premier tome et en particulier l'univers à tendance japonisante mais c'est vrai qu'il y a parfois des longueurs.
    A bientôt :)

    RépondreSupprimer

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"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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