Le meilleur des mondes de Aldous Huxley

« Tout l'ordre social serait bouleversé si les hommes se mettaient à faire les choses de leur propre initiative. Dés que l'individu ressent, la communauté est sur un sol glissant. L'indépendance n'a pas été faite pour l'homme, elle est un état antinaturel, elle ne mène pas en sécurité jusqu'au bout. »


Aldous Huxley.


L'auteur



Aldous Leonard Huxley est un écrivain britannique, né en 1894 à Godalming (Royaume-Uni) et mort en 1963 à Los Angeles (États-Unis).



Auteur de 47 livres, il a travaillé sur l'évolution sociale des hommes, parfois contenant ses pensées religieuses et philosophiques. La drogue fut aussi pour lui, une grande source d'inspiration, comme ici, dans ce livre, mais aussi dans le dernier : L'île.




Quatrième de couverture

Les expérimentations sur l'embryon, l'usage généralisé de la drogue. Ces questions d'actualité ont été résolues dans l'État mondial, totalitaire, imaginé par Mous Huxley en 1932. Défi, réquisitoire, anti-utopie, ce chef-d'œuvre de la littérature d'anticipation a fait de son auteur un des témoins les plus lucides de notre temps. 


Présentation de l'éditeur :

Défi, réquisitoire, utopie, ce livre mondialement célèbre, chef-d'œuvre de la littérature d'anticipation, a fait d'Aldous Huxley l'un des témoins les plus lucides de notre temps. Aujourd'hui, devait écrire l'auteur près de vingt ans après la parution de son livre, il semble pratiquement possible que cette horreur s'abatte sur nous dans le délai d'un siècle. Du moins, si nous nous abstenons d'ici là de nous faire sauter en miettes... Nous n'avons le choix qu'entre deux solutions : ou bien un certain nombre de totalitarismes nationaux, militarisés, ayant comme racine la terreur de la bombe atomique, et comme conséquence la destruction de la civilisation (ou, si la guerre est limitée, la perpétuation du militarisme) ; ou bien un seul totalitarisme supranational, suscité par le chaos social résultant du progrès technologique.


D'autres ont classé ce livre dans les dystopies : le pire... et je serai assez proche de cet avis, car c'est un avenir bien triste et morne que peint l'auteur... une vie de plaisir, certes, mais tellement réglementée, tellement fade, face à la beauté de celle des sauvages !

L'histoire

Le livre commence par une présentation assez complexe d'un établissement : le centre de conditionnement et d'incubation ! qui se révèle être la base du système actuel des naissances... et affreusement terrifiant. Imaginez un monde où les futures mères seraient des bocaux, ou les mois de croissances se résumeraient à une série de conditionnements et autres expériences presque barbares pour faire de vous un être en accord parfait avec votre caste. Endoctrinement. Génétique bafouée, et embryons torturés. Voilà ce que voyait l'auteur de notre avenir. Cela fait froid dans le dos.

La suite est guère plus envoûtante... un monde où la consommation est la seule loi : dépenser. jeter, consommer, encore, encore. Et, là, j'ai eu la vague sensation de toucher un peu notre société actuelle, où pour exister il faut posséder le dernier téléphone high-tech, l'écran plasma 159 000 pouces dans son salon et surtout le faire savoir à ses voisins ! arf...

Les castes sont créées pour déterminer le rôle de chacun, et, dès la naissance, un homme est conditionné pour servir les autres. Outres des lois précises et un ordre établi, le moyen de réduire les humains à cet esclavage est une drogue : le soma ! ils en consomment tous, du matin au soir, et sont même rémunérés avec. Cela leur fait oublier leur vie. Cela leur donne une illusion de bonheur, de plaisir. Effarant.

Mais le livre ne se réduit pas à une unique description d'un monde sois-disant meilleur, il montre l'évolution de quelques hommes dans ce dernier. Les doutes de Bernard, et surtout, la vie de John, un sauvage qui va découvrir la vérité sur de monde dont il ne pensait que du bien !

J'ai trouvé ce livre difficile, peut-être parce qu'il montre ce que nous pourrions devenir ? Mais après quelques jours de réflexion, je dirai que c'est un livre magnifique.

Le style

Le livre n'est pas dénué d'une certaine pointe d'humour, qui permet d'aborder des thèmes très virulents et inquiétants en les masquant sous une belle parodie, et des allégories follement sympathiques. C'est brillant de la part de l'auteur.

Les personnages sont assez bien décrits complets, on peut donc aisément les visualiser et presque s'identifier. Chacun amenant une version précise des castes et montrant bien le pouvoir de l'endoctrinement.

Bref, c'est bien écrit, même si je n'ai pas trop apprécié l'ensemble au cours de la lecture, je dois reconnaître que l'auteur est bourré de talent.

Au final


    Une œuvre à découvrir, pour la vision effrayante d'un avenir probable !

6 commentaires :

Alcapone a dit…

J’ai adoré ce roman d’anticipation qui s’avère plus que jamais d’actualité !

les mots de nanet a dit…

J'en parlais justement ce soir à table ! Ce roman se montre très prédictif, à un point qui fait frémir...

Luna a dit…

Je n'ai jamais vu le film mais j'ai beaucoup apprécié le livre !

Je trouve ça flippant d'imaginer qu'on aurait pu être comme ça, ou que des générations futures puissent le devenir...

Comme quoi la perfection n'a pas toujours que du bon ! En tout cas c'est un livre qui nous fait réfléchir !

nanet a dit…

Je n'ai pas vu le film non lus, d'ailleurs je ne savais pas qu'il en existait un (à l'époque où j'ai lu ce livre je n’ajoutais pas encore ce genre d'info dans mes fiches... )

C'est vrai que cela fait un peu peur !

Biz

Jeneen a dit…

très bon livre, c'est vrai ! J'avais préféré "1984" à l'époque, très différent mais effrayant aussi (et qui faisait écho à bcp d'évènements survenus ensuite...brrrr)Je relirai un jour les deux, merci pour ton billet

Gigi-Sempai a dit…

Il y a des choses que je n'ai pas non plus appréciée dans le livre mais je ne saurais dire quoi. Comme un sentiment que quelque chose à été bâclé...
Ceci dit, c'est un super livre et j'ai quand même bien aimé. Cela nous fait nous poser beaucoup de questions sur la société actuelle.

 

Les mots d'un autre

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"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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