Birth Marked, tome 1 : Rebelle de Caragh M. O'Brien


« Gaia cligna des yeux, les joues brûlantes, et la colère monta en elle tandis qu'on l'examinait : un phénomène et une criminelle. »
(P93)



L'auteur

Caragh M. O'brien est née aux States en 19 ?? (d'après les photos, elle doit avoir une bonne trentaine d'années)

Elle a fait ses études au Williams College et a obtenu sa maîtrise à l'Université Johns Hopkins. Avant d'être auteur, elle est aussi professeure d'anglais. Elle a aussi publié des romances.

Résumé officiel

Ceux qui portent la marque sont la clé de l'avenir. Dans le monde de Gaia, il y a les privilégiés, qui habitent derrière le mur de l'Enclave, et ceux, comme elle, qui vivent à l'extérieur. Tous les mois, la jeune fille aide sa mère, sage-femme, à donner à l'Enclave trois nouveau-nés. Mais, un soir, les parents de Gaia sont brutalement arrêtés et conduits derrière le mur. À peine ont-ils le temps de lui confier un mystérieux ruban sur lequel est brodé un étrange code...

L'histoire

Une très jeune (sage — ) femme confrontée à la perte de ses parents, arrêtés pour trahison dans un monde dystopique, et qui va peu à peu découvrir la vérité sur le monde qui l'entoure. Et si l'Enclave n'était pas aussi parfaite que dans l'Autélé ?

Mon avis

Avoir la sensation de déjà vu, en lisant un livre, est pour moi très désagréable !

Je ne dis pas que ce livre est une pâle copie d'un autre livre. Je pense que l'auteure a su inventer une histoire en se basant sur des faits apocalyptiques, tel qu'un monde détruit et reconstruit, ici à cause d'une pénurie d'énergie (pétrole, charbon...). Mais, il est troublant de voir une construction similaire à d'autres ouvrages, aussi classés en Dystopie et donc SF, avec une héroïne limite antihéros (dévisagée), un amoureux se trouvant du « bon » côté de la barrière (dans l'Enclave), une fin ouvrant sur la suite avec un énorme suspens (ou Cliffanger, mot que je viens de découvrir...) et, surtout, une déconvenue sur le monde que l'héroïne croyait parfait et qu'elle découvre plutôt moche : la partie Dystopique.

Je suis rude ! J'en conviens. D'autant qu'il y a de très bonnes idées dans ce livre et une action quasi permanente avec une héroïne qui fonce avant de réfléchir, ce qui donne des scènes un peu crispantes pour les nerfs. Sur ce point, l'auteure a su ménager son suspens, et la fin (cliffhanger, quoi ? je l'ai déjà dit ?) laisse sur la faim, avec une réelle (ou pas) envie de savoir ce qu'il va advenir !

L'auteure a choisi de raconter l'histoire en suivant Gaia, ce qui ne nous donne qu'un seul point de vue, tout en restant à l'extérieur, ce que j'ai apprécié. Oui, j'ai tout de même trouvé des choses sympathiques. L'écriture est simple, presque pauvre (Traduction ?), avec quelques néologismes qui ne surchargent pas la lecture et donnent cette sensation d'être ailleurs, plus loin. Ils renforcent donc le côté SF. Les descriptions ne m'ont pas fait voyager, elles restent classiques et les accouchements dans des conditions limites ont l'air si paradisiaque que l'on se demande pourquoi une formation de Sage Femme existe et tant de soucis dans notre réalité. D'ailleurs, tant que je suis sur ce sujet, les femmes de ce monde n'évacuent pas le placenta ? Il sort avec le bébé ? Il reste en place ? Voici une première erreur médicale qui m'a fait sourire. On sent pourtant que l'auteure s'est documentée, et j'ose penser qu'elle a volontairement laissé ce point de côté. Toutefois, une des premières raisons du saignement post accouchement est de laisser un morceau de ce placenta... in utéro ! Un gros souci de crédibilité, donc.

Cela n'a fait qu'ajouter à l'ensemble de l'intrigue, déjà décevante et tellement prévisible ! La marque de Gaia, le frère avancé qu'elle rencontre forcément, sa mère qui disparaît au moment où... et le beau héros qui est le fils d'un ami ! Stop... Trop de facilité, trop de bohèmes, trop de trop.

La seule chose qui pourrait remonter la sauce, c'est l'utilisation intéressante de la consanguinité dans l'Enclave, la notion d'esclavage (les gens de l'extérieur), de la différence et de l'aspect (les phénomènes), et, enfin, toute la partie sur la création de ce monde, les règles. Sauf que c'est abordé rapidement. Rien n'est approfondi.

Les personnages sont assez bien construits, et Gaia, l'héroïne défigurée ne peut que charmer par son caractère de fonceuse un peu naïve. Elle apprend au fil des jours que ce monde paradisiaque vu à l'Autélé (sorte de cinéma  ?) n'est basé que sur des images de propagande, et que la réalité est bien triste les gens de l'Enclave ont aussi des lois, des codes de vie, parfois bien plus rigides que leur semi-liberté.

Enfin l'histoire se déroule sur peu de temps, avec quelques souvenirs bien placés.

Trois mots

Un mot pour : Rythme
Deux mots contre : crédibilité, Très prévisible.

Au final 

Du déjà vu, mais qui se lit bien. Une dystopie, ou pour une fois l'héroïne n'est pas une gravure de mode. De bonnes idées, mais quelques pistes médicales et génétiques qui m'ont fait blêmir !

Livre lu dans le cadre des challenges ABC de l'imaginaire et Baby-SF challenge.

9 commentaires :

Froggy a dit…

Une saga que j'aimerais bien découvrir éventuellement quand ma PAL sera plus petite... Même si c'est prévisible, je suis certaine qu'on passe tout de même un bon moment !
Bisous xox

nanet a dit…

Il y a de très bonnes choses dans cette histoire ! Mais le côté déjà vu, couplé à une intrigue très prévisible m'a un peu déçu.

Biz

Nelcie a dit…

J'ai l'impression qu'il y a trop de fils blancs pour que cette histoire me convainc totalement.

nanet a dit…

Pour l'histoire d'une fille de tailleur.... elle effectivement cousue de fils blancs. J'avoue que c'est un "défaut" qui me gêne aussi.
Biz

Véro a dit…

C'est à Hunger Games que tu penses en parlant de déjà vu... Parce que lmoi, ça m'y fait penser...

Petit-Lips a dit…

C'est dommage. Cette saga me tentait beaucoup mais j'avoue que le défaut "déjà vu" me gêne !

nanet a dit…

Uglies et Delirium plutôt. Pas trop Hunger games en fait, même si on retrouve des similitudes, avec la ville cossue et l'esclavage...

nanet a dit…

Cela dépend de ce que tu as lu ? ce livre me fait penser à ceux cités ci-dessus... où l'on retrouve le même schéma, la même trame : jeune femme (héroïne) qui comprend peu à peu que le monde magnifique auquel elle croit s'avère finalement cruel ou tragique, et pas si superbe... et, où; bien sûr, elle tombe amoureuse d'un jeune adonis de ce monde... qui se sacrifie pour elle ! pffff...

Biz

totorosreviews a dit…

pas un coup de coeur, mais une bonne lecture malgré tout :) je suis curieuse de lire la suite!

 

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"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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