Le Vieil Homme et la Mer de Ernest Hemingway



Éditeur : Folio junior — Nb de pages : 127 (158 avec les pages spéciales)
Série : / 
Catégorie : Drame


Ernest Miller Hemingway est né en 1899 dans l'Illinois aux États-Unis et est décédé en 1961.

Écrivain, journaliste et correspondant de guerre américain, il s'est suicidé en 1961 suite à un grave accident survenu en 1953, dont il garda une santé précaire et des douleurs importantes.

La majeure partie de ses livres ont été écrits entre 1920 et 1950, et il a obtenu de nombreux prix, dont le prix Nobel de littérature (1954). Plusieurs de ses œuvres sont considérées comme des classiques de la littérature américaine.

Le Vieil Homme et la Mer, publié en 1952, a obtenu le prix Pulitzer en 1953. 



La mer abrite des millions de poissons, mais le vieux pêcheur n'a rien pris depuis quatre-vingt-cinq jours. Elle s'étend à l'infini, les côtes cubaines s'éloignent inexorablement, et pourtant, il s'agit d'un roman de l'enfermement. Le Vieil Homme et la mer, durant trois jours entiers, se retrouvent face à face. Rare élément féminin dans ce récit qui oppose deux volontés viriles et où la douceur maternelle provient d'un gamin, la mer est le lieu du lien. 

Lien entre le vieil homme et l'espadon, entre le pêcheur et la vie, lien entre le retour et le départ, l'eau est un lieu de séjour transitoire entre la vie et la mort. À peine un purgatoire, car l'on imagine mal cet homme à l'âme sublime avoir commis aucun péché, la mer fait surgir en lui des sentiments d'amour profond, de respect pour la vie, mais aussi de manque et de lassitude. Les expressions reviennent sans cesse, les images sont récurrentes et la voix parle à l'esprit dont elle émane. Les poissons volent, comme mus par la tension incessante de l'esprit, qui ne tient plus qu'à un fil ténu, corde de ligne bandée jusqu'à la limite. Dans cet univers de répétition, le langage irisé de reflets d'argent semble naître d'un pathétique besoin d'émancipation.




— Le livre que j'ai lu est illustré par des dessins à l'encre de Bruno Pilorget.

— Le roman fut adapté plusieurs fois au cinéma et à la télévision, avec des acteurs plus ou moins connus, comme Anthony Quinn (film TV de 1989).

— Enfin, en 1999, un film d'animation éponyme est sorti réalisé par Alexandre Petrov. Ce film remporta l'Oscar du meilleur film d'animation en 2000.

 




Ce livre hantait ma bibliothèque depuis de longues années. Plusieurs fois sorti, puis reposé, c'est Unchoco qui m'a poussé à le lire, avec ses choix pour le LPDA.

Lu en juillet, je n'ai pas pris le temps de le chroniquer, étant encore dans l'expectative face à ce texte. 


Un homme seul face à la puissance de la mer...



Que dire de ce livre, si ce n'est que mon avis est mitigé. Mitigé alors que cette œuvre a reçu un prix, oui. Mais je pourrais vous dire que j'ai adoré, que je l'ai lu d'une traite et passer à un autre bouquin. Sauf que, si je tiens ce blog, c'est aussi pour chroniquer réellement les livres, et en dire ce que j'ai pensé, et non pas reproduire les avis des autres. Même si ce que j'ai pensé d'un livre va à l'encontre de sa réputation...

Le style est particulier, et d'une sobriété remarquable. Des mots simples, bien qu'adaptés au sujet donc par moment assez précis. Des phrases courtes, sans tournures complexes, allant à l'essentiel. Le tout se lit donc aisément, et, du coup, ce livre a été proposé à de jeunes lecteurs, comme dans la version présentée ci-dessus.

Ce n'est pas ce qui m'a dérangé dans cette lecture, mais plutôt la lutte interminable entre le Marlin et le pêcheur. Reflet d'une réalité, certainement, surtout si un homme seul s'attaquait à une si belle prise, mais j'avoue que les redondances ont eu raison de mon envie et que j'ai bien failli laisser filer la prise. Pourtant, l'allégorie est belle, cette lutte épique. Mais je n'ai pas apprécié. J'ai trouvé cela à la limite de la crédibilité, et je suis restée persuadé qu'un autre homme, même après 84 jours sans pêche aurait laissé filer l'animal.

Redondance que l'on retrouve avec les attaques successives des requins, même si elles restent d'une logique implacable...

Le courage, la force de caractère — à la limite de la folie — sont bien retracés, et l'orgueil du pêcheur qui reconnaît la vivacité du poisson, sa résistance et s'excuse de l'avoir saisit sont des points intéressants. La fin est touchante.


Deux personnages apparaissent, Manolin et le vieil homme. Je n'ai pas grand chose à dire sur eux, si ce n'est qu'ils sont bien dépeints, et que l'on ressent l'attachement du garçon pour ce vieil homme.


L’histoire se déroule à Cuba, dans un petit port près du Gulf Stream. Peu d'évocation du temps...


Les mots pour : Style.

Les mots contre : pas passionnant en ce qui me concerne, trop redondant.

Notation : 12/20



Une histoire dont j'attendais autre chose. Je ressors donc un peu déçue de cette lecture. 

1 commentaires :

Lau1307 a dit…

Je peux enfin te laisser un petit mot sur l'un de tes articles, puisque j'ai aussi lu ce roman !
Eh bien, je dois dire que je me sens moins seule, car de mon côté aussi, je n'ai pas pu apprécier ce petit classique. J'ai aussi trouvé l'histoire assez redondante, ce qui fait en sorte que moi non plus, je n'ai pas accroché. Dommage !

 

Les mots d'un autre

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"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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