La princesse de la nuit de Marion zimmer Bradley



Éditeur : Le livre de poche — Nb de pages : 246
Série : / 
Catégorie : romance — fantastique — 



Marion Zimmer Bradley est née en 1930 et est décédée en 1999.

Grande dame de la Fantasy et de la SF, elle a écrit de nombreux livres à la limite des deux genres. Féministe accomplie, ses romans sont souvent construits autour de portraits d'héroïnes non conformistes eu égard aux standards de la société dans laquelle elles vivent.




En 1791, avec La Flûte enchantée, Mozart donne à l'opéra mondial un de ses chefs-d'œuvre, naguère ressuscité au cinéma par Ingmar Bergman.
C'est cette histoire envoûtante et mystérieuse, issue d'une légende orientale, que la romancière des Dames du Lac et de La Trahison des dieux fait revivre ici. 

Tamino s'est juré de délivrer la princesse Pamina, fille de la Reine de la Nuit, prisonnière du magicien Sarastro. Très vite, l'amour entre eux est réciproque, mais bien des épreuves attendent les deux jeunes gens avant que ne leur soit révélé le chemin de la Sagesse et de la Lumière... 

À cette histoire d'amour, l'une des plus belles jamais contées, Marion Zimmer Bradley restitue toute sa poésie et sa profondeur. Au travers de péripéties multiples, dans un climat de légende, nous découvrons un univers de mystères et de symboles, de secrets initiatiques que seule pouvait rendre aussi vivants une très grande dame de la littérature fantastique.


Ou le contraire... puisque ce livre est une adaptation de la Flûte enchantée de Wolfgang Amadeus Mozart

(Résumé de l'histoire)







Découvert sur le blog de Mypianocanta, ce livre, d'une auteure appréciée par son style, ne pouvait qu'intégrer ma Pal.

Lu dans le cadre des challenges ABC et ABC imaginaire 2014


Tout est dit dans le résumé.


L'histoire, classique et connue de la Flûte enchantée, remaniée, réécrite par une auteure fantastique, je pensais sincèrement adhérer et apprécier. Mais, au fil des pages, les lenteurs stylistiques, le classicisme déroutant, et le manque cruel d'action m'ont épuisé. C'est beau, mais, comme l'histoire n'avait pas de secret (pour moi, puisque j'ai lu le texte de la Flûte enchantée), j'attendais un souffle, une pointe d'âme du côté de la narration. Un petit quelque chose qui me ferait tourner les pages avidement, qui me pousserait à espérer, à avoir envie d'avancer. Mais, plus je lisais, plus je me rendais compte que l'auteure n'avait pas réussi à me séduire, cette fois-ci sur ce texte.

Alors, bien sûr, quelques petits passages m'ont fait sourire, comme les réactions de Papageno. Et, la souplesse d'écriture de Marion Zimmer Bradley est à reconnaître. Son talent est là, et elle reprend cette œuvre en lui insufflant une part de magie, quelques paillettes, et un dragon. Elle crée notamment les Halflings, êtres mi-humains mi-animaux, considérés comme inférieurs par les humains et qui leur servent, en quelque sorte d'esclaves. — Au début du livre, ces êtres sont expliqués, et cette partie m'a d'ailleurs semblé un peu lourde. — Papageno est un Halfing, croisement d'un homme et d'un oiseau. L'autre apport fantastique, ce sont les filles de la nuit, les sœurs de Pamina (les trois dames chez Mozart) qui sont nées d'une union entre la Reine de la nuit et le Seigneur serpent.

Bref, quelques trouvailles dans cette réécriture, mais un livre qui n'a pas su me combler. Enfin, cela reste une magnifique histoire d'amour. Deux, plutôt... (chut) et pour cette raison, le livre vaut le détour.


Les personnages, mis à part Papageno, ne m'ont pas convaincu. Ils manquent de fond, de puissance, de crédibilité. Pourtant le chapitre présentant Tamino laissait à imaginer un garçon plein de talent, de sagesse. La suite le rend un peu niais par moment, et, s'il réussit les épreuves, c'est vraiment parce que la trame de l'histoire le veut ainsi.


Peu d'éléments sur le temps. Quelques jolies descriptions.


Les mots pour : Halfings, Papageno

Les mots contre : manque de profondeur, longueurs, lenteur de l'histoire.

Notation : 12/20



Finalement, assez déçue par cette histoire. La plume de Marion Zimmer Bradley n'a pas réussi à me captiver.

4 commentaires :

Mypianocanta a dit…

Ahahahah Tamino un peu niais par moments ! si tu avais été une habituée de l'opéra, tu n'aurais pas été surprise : les rôles de ténor chez Mozart sont toujours "un peu niais" par moments. Je crois que c'était une sorte de règle tacite de l'époque XD
Mais du coup je comprends tout à fait ta déception, pour moi le livre n'est vraiment qu'un "plus" par rapport à l'œuvre mozartienne (et pas que le livret ;) ) et sans elle n'a sans doute rien d'extraordinaire.
Peut-être aurais-je dû le préciser encore plus dans ma chronique !

nanet a dit…

Tu as raison, ma connaissance du texte reste celle d'une lectrice, et ce personnage m'a semblé niais, sans y mettre de valeur "normale", comme je l'aurais fait pour un petit héros d'heroïc Fantasyland.... Toutefois, j'ai pris plaisir à écouter l'Opéra, même si cela n'a été que morcelé. Tu constateras que je ne me suis pas permise d'émettre le moindre commentaire à ce sujet :) la seule chose que je puisse en dire : ça s'écoute bien. Ris pas !

Biz

Walpurgis a dit…

Même ressenti en demi-teinte pour ce livre où seul Papagano sort du lot.
Ca se lit sans déplaisir certes mais l'ennui arrive vite !
Quant à l'opéra, je n'ai pas pu tenir sur mon siège tout du long.

nanet a dit…

J'ai écouté l'opéra en plusieurs fois... j'ai peut-être évité, ainsi, la lassitude ?

Quand au livre, effectivement, cela se lit bien, mais sans grand plaisir.

Biz

 

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"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

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