Rebecca Kean de Cassandra O'Donnell [série]


S’installer dans une bourgade calme et s’apercevoir que, finalement, elle regorge de monstres en tout genre, avide de pouvoirs et de sang. C’est la triste réalité de Rebecca Kean, l’héroïne de cette série Bit-lit, écrite par Cassandra O’Donnell.


Éditeur : J’ai Lu

Nb de pages : 474

Série : Rebecca Kean 

Catégorie : Bit-lit

Traducteur : /.

Pourquoi ce livre ? 

Ce livre entre dans mes challenges ABC 2016 


Burlington... Nouvelle-Angleterre. Pas de délinquance, élue la ville la plus paisible des États unis, bref un petit havre de paix pour une sorcière condamnée à mort et bien décidée à vivre discrètement et clandestinement, parmi les humains. Malheureusement, en arrivant ici, je me suis vite aperçue que la réalité était tout autre et qu’il y avait plus de démons, de vampires, de loups-garous et autres prédateurs ici que partout ailleurs dans ce foutu pays. Mais ça, évidemment, ce n’est pas le genre de renseignements fournis par l’office de tourisme. Maudit soit-il...


La série se compose de cinq tomes : 

  • Rebecca Kean, tome 1 : Traquée [lu]
  • Rebecca Kean, tome 2 : Pacte de sang
  • Rebecca Kean, tome 3 : Potion macabre
  • Rebecca Kean, tome 4 : Ancestral
  • Rebecca Kean, tome 5 : L’Armée des Âmes



Biographie

Cassandra O’Donnell (pseudonyme) est née à Lille en ??

Romancière française et réalisatrice de documentaires et de reportages, elle décide de prendre son pseudonyme actuel pour créer la saga Rebecca Kean en 2011. Elle a obtenu le Prix Merlin pour le troisième tome de cette série.

En 2013, elle se lance dans la romance historique, et en 2014 sort le premier tome d’une trilogie pour la jeunesse pour les 8-10 ans intitulée Malenfer.


L’histoire

  •  Rebecca, sorcière de guerre, cherche le calme et l’anonymat dans une bourgade. Mais, bien vite, de multiples créatures fantastiques disparaissent et elle se voit dans l’obligation d’intervenir, soutenue par chacun des clans...

Mon avis

Même si je ne lis pas beaucoup de bit-lit, j’ai entendu parler de cette saga et, lors d’un salon commun avec Cassandra O’Donnell, acheté ce premier tome. C’est toujours plus sympathique d’avoir les romans dédicacés.

Du coup, en choisissant les auteurs de mes challenges 2016, j’avais une lettre O, qui reste une de mes difficultés.

Bit-lit.


Avant tout, je vais faire un petit rappel, qui me servira de base à cet article.

La bit-lit est un mélange de fantasy urbaine et de chick lit. Ce genre présente une héroïne dans un univers surnaturel, mais, à la différence de la Fantasy épique, avec une grande part d’événements quotidiens. Cette héroïne est souvent elle-même dotée de pouvoirs : sorcière, fée, loup-garou, vampire, etc. L’intrigue peut se porter soit sur des polars soit vers des romances. [source]

Ce roman colle parfaitement à cette définition. Rebecca est effectivement une sorcière qui affronte des créatures surnaturelles en plus de quelques tracas personnels : gérer sa fille et ses aventures sexuelles ou sentimentales.

Le bestiaire présent s’accorde lui aussi avec la définition, mis à part les fées, absente dans ce premier tome. J’ai apprécié les clans et leurs différences, même s’il m’a manqué des détails sur leur fonctionnement. Par exemple, les muteurs (des métamorphes) ont un système hiérarchique qui est survolé dans le roman. Rebecca est censée le connaître, il n’est donc pas développé. Sauf que nous, nous ne le connaissons pas, et j’ai eu un peu de mal à détaillésaisir la scène.

Rocambolesque.


Le nombre de chapitres, élevé, correspond au nombre de combats menés, soit verbalement, elle y excelle aussi, soit en usant d’une magie pure, puissante et extraordinaire. Chaque chapitre jongle avec les sentiments de Rebecca, malmenée entre ses envies et ses devoirs, du moins ceux qui lui sont imposés.

Elle se veut forte — elle a été élevée pour ne pas montrer ni ressentir d’émotions —, mais son cœurs et son corps vont le prouver que la vie est parfois plus douce dans les bras d’un charmant jeune homme.

Alors, certes, c’est très vivant, très rythmé, mais en tant qu’héroïne, Rebecca a pas mal de petits soucis, ce qui est assez peu crédible et m’amène à ma deuxième définition...

Et Mary-Sue.

Car, Rebecca a un petit côté Mary-Sue qui m’a dérangé.

Le terme Mary-Sue est un nom péjoratif donné à un personnage de fiction trop parfait, répondant à plusieurs caractéristiques :

  • Des compétences ou une pureté hors-norme pour l’univers fictif. Rebecca est une Prima Vikaris, une sorcière de guerre exceptionnelle capable de générer une puissance extraordinaire et d’utiliser les quatre éléments. 
  • De tout réussir. Et s’il rate ce qu’il voulait faire, cela s’avère positif. Rebecca parvient à découvrir des éléments que les autres créatures n’ont pas vus, comme lors de sa visite à la pension des sorcières où elle sauve une gamine... ou bien d’autres exemples dans le roman, mais en dire plus dévoilerait l’intrigue. 
  • D’avoir toujours raison. C’est peut-être un des points d’achoppement du caractère de Rebbecca par rapport à cette définition. Cassandra a accordé quelques doutes et un très mauvais caractère à son héroïne. 
  • De gagner l’admiration des personnages principaux de l’univers fictif. Là, par contre, c’est affligeant ! Rebeccca Kean est tellement parfaite, belle et envoûtante que TOUS les hommes, et sûrement quelques femmes, tombent amoureux d’elle. Ceci dit, ils sont aussi attirés par son charisme surnaturel, mais, au final, ils succombent. 
  • D’avoir un destin grandiose et éventuellement une fin épique. Et bing ! Ce qui se passe dans ce premier tome ne laisse pas de doute sur ce point non plus. 
Je crois que c’est clair, Rebecca Kean colle parfaitement à la définition d’une Mary-Sue, ce qui m’a un brin énervé. Heureusement, elle a aussi quelques défauts. 

Mais j’avoue qu’une fille qui peut éclater un montre en un claquement de doigts, qui en prend plein la tête tous les chapitres, mais se relève un peu à la James Bond, en époussetant son costume, ça m’a rapidement lassé.  

Narration et ironie.


Vous l’avez donc compris, je n’ai pas adhéré au personnage de Rebecca. Le seul point qui pourrait me la rendre amicale, c’est l’ironie insufflée par Cassandra O’Donnell dans ses dialogues et réflexions.

Surtout que la narration est à la première personne et le style assez pauvre. Les phrases courtes mènent à l’action, ce qui donne le rythme déjà évoqué. Les descriptions sont simples et concentrées. Les meurtres et sauvageries sont dépeints avec un langage cru, incisif, de même que la scène d'amour... Tendresse, où es-tu  ?

L'ensemble se lit facilement et s’avère assez croustillant. Car, même si ce roman ne peut pas prétendre à des éloges stylistiques, je me suis bien amusé sur certaines pages et les dialogues, dans l'ensemble, sont bien pensés.


* Un petit point qui n'a rien à voir avec l'auteur, mais que je ne peux garder sous silence : j'ai relevé un grand nombre de coquilles et quelques incohérences orthographiques et grammaticales. Ceci relève du travail de l'éditeur... et des correcteurs. Je lis régulièrement des réprimandes envers les petits éditeurs et les romans en auto-éditions, cette ME n'entre pas dans ces catégories et glaner des fautes aussi graves que celles relevées m'a frustré. 



Au final

Les mots pour : ambiance, rythme

Les mots contre : personnage fade, caricatures, manque de profondeur et de développement

Style : 2.5/5
Intrigue : 2.75/4
Personnages  : 2/4
Écriture : 1.5 Crédibilité : 1
P principal(aux) : 1.5/3
Narration : 0.5 Action : 1
P secondaires : 0.5/1
Description : 0.5 Violence/Tendresse : 0.75
Temps et espaces : 1.5/2
Sensation générale : 2/3
Rythme général : 1.75/2
Total : 12.5/20

En bref : Le petit côté Marie Sue de l'héroïne, belle et puissante, à qui il arrive vingt trucs par jour, tous mortellement dangereux m'a rapidement lassé. Les personnages sont tous si beaaaauuuuxxxx, si attirants ! Ceci dit, le rythme est soutenu, l'écriture simple porte bien l'action. Avis mitigé, donc. .

11 commentaires :

Zina a dit…

Je ne connaissais pas le terme Mary-Sue, mais j'adore ! je retiens !
Cela définit en effet bien Rebecca, et cela ne s'arrange pas dans les tomes suivants...

Mypianocanta a dit…

Au final, nous avons des avis assez proches en particulier sur le rythme et le manque de profondeur ainsi que le style très simple. La tendresse n'est clairement pas l'apanage de Rebecca (ça ne collerait pas avec le personnage de toute façon ;) )
Mais contrairement à toi, j'avais adhéré aux personnages et donc suffisamment apprécié pour lire la suite.

+1 pour les coquilles et fautes dans ce tome !

Kara a dit…

Je ne connaissais pas non plus Mary-Sue, c'est marrant, je prends note !
J'ai lu ce premier tome aussi dans le cadre d'un challenge pour la lettre O... comme quoi ^^ et comme toi, ça m'a franchement pas transcendé.

Frankie a dit…

Je viens de relire ma chronique du tome 1 et à l'époque j'avais aussi trouvé Rebecca Kean un peu trop parfaite. Mais l'histoire et les personnages m'avaient suffisamment plu pour que j'aie envie de continuer. J'avais mis 3 étoiles (12-13/20) Ce qui correspond à ce que tu as mis aussi. Merci de m'avoir appris ce qu'était une Mary Sue, je pensais que c'était une fille un peu coincée, un bas-bleu.

nanet a dit…

C'est un terme que nous utilisions souvent pour les fan-fictions ooc, où les héroïnes, ressemblant à l'auteure, devenait une déesse vivante, imbattable... Il vient de plus loin, mais je ne sais plus trop, j'ai ressorti une vieille fiche de notation.

Je ne suis pas sûre de lire les autres livres, du coup ;)

Bises

nanet a dit…

Les coquilles m'ont vraiment fait soupirer (voir mon FB, j'ai posté une page assez éloquente) et, en tant qu'auteur, je sais que c'est un souci de correction inherant à la ME. Nous faisons tous des fautes, mais les ME payent des correcteurs pour les éradiquer au maximum. Il en réchappe toujours, mais là, le panier devait être percé.
Or, comme le style est un peu fade... L'ensemble ne donne pas un texte d'une grande qualité.
Pour les personnages, le nombre aussi créé cette sensation de manque de profondeur, tout est axé sur Rebecca et comme elle vit/subit vingt trucs par jour, elle n'a pas le temps de bien voir les autre
Bises

nanet a dit…

Autresssss ;)

nanet a dit…

Elle a écrit une romance historique, nous aurons un autre O :)

(Pour le terme Mary-Sue, je viens d'expliquer ci-dessus)

Bises

nanet a dit…

Je ne pense pas lire la suite. Je n'ai pas le temps de lire les series fantasy que j'aime (note sup à 15) donc, je ne vais pas le prendre pour celles où je suis mitigée...
Contente d'avoir fait ton éducation ;)
Bises

Licorne a dit…

J'ai tenté moi aussi cet hiver, je n'ai pas dépassé la cinquantième page... pas vraiment adhéré non plus... Le style est trop pauvre et le côté "lisse" des héros m'ont vite arrêté. L'histoire n'était pas assez intéressante pour me faire oublier ce petits défauts.

nanet a dit…

J'ai été plus courageuse ;)

Mais je ne poursuis pas l'aventure, alors que j'ai accès aux livres...

Bises

 

Les mots d'un autre

Les mots d'un autre
"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

Ma liste de blogs

Pour me contacter

Nom

E-mail *

Message *

Newsletter

Vous pouvez être avertis des publications.

Entrez votre adresse mail :

Merci !


Géré par FeedBurner

Membres

Articles les plus lus (7 derniers jours)