Le jour où Anita envoya tout balader de Katarina Bivald


Un jour nos enfants partent de la maison... c'est l'un des sujets abordé par Katarina Bivald dans ce roman contemporain : Le jour où Anita envoya tout balader.


Éditeur : Denoël

Nb de pages : 459

Série : / 

Catégorie : contemporain

Traducteur : Marianne Ségol-Samoy. 

Pourquoi ce livre ? 

Ce livre m'a été offert par les éditions Denoël
que je remercie grandement.

Anita a 38 ans et élève seule sa fille Emma qui a 18 ans et décide un beau jour de partir faire ses études loin de sa mère. Anita ressent un grand vide, elle a beaucoup de temps libre, les week-ends sont tristes. Elle se souvient de ses 18 ans et des trois vœux qu'elle avait faits : avoir une moto, avoir une maison et être indépendante. Elle est indépendante, certes, mais pour ce qui est des deux autres vœux… Elle décide de passer son permis moto, encouragée par ses deux bonnes copines… et par le physique irrésistible de Lukas, le moniteur de l'auto-école. Peu à peu, Anita va en apprendre beaucoup plus sur elle, sa fille et sa mère, tout en partageant fou-rires et soirées un peu arrosées avec ses copines.




Biographie


Katarina Bivald est née en 1983 en Suède.

Écrivaine, elle a travaillé dans des librairies avant de se consacrer à l’écriture.

L'histoire

  •  Anita se retrouve seule lorsque sa fille part pour ses études dans la grande ville voisine. Sa vie morne mérite un petit chamboulement... 

Mon avis

J'ai eu la chance, grâce aux Éditions Denoël, de lire le superbe et très agréable premier roman de Katarina Bivald : La bibliothèque des cœurs cabossés. Du coup, lorsqu'ils m'ont proposé ce nouvel opus, j'ai mis environ trente secondes avant d’accepter...

Contemporain et comptant pour rien. 

Pourtant, ce roman n'a pas su m'emballer et j'ai un peu la sensation à la fin de cette lecture d'avoir perdu mon temps. Car, cela se résume à la vie d'une femme de presque quarante ans, qui voit partir sa fille autour de laquelle elle a centré sa vie. Certes, c'est bourré d'humour, de petites anecdotes rigolotes, de personnages sucrés ou pimentés, mais l'ensemble reste un peu plat. Cela manque de croustillant.

Alors que j'ai lu le premier en moins de 48 heures, ce roman m'a pesé et s'est étalé sur de longues heures. Il ne doit sa survie qu'à mes vacances... et à la plume charmante de Katarine Bivald.


Étude de mœurs.

Le style très frais de l'auteur, avec des phrases et des mots simples, porte le livre. Pas de lourdeurs, pas de grandes réflexions philosophiques qu'il faut relire trois fois pour bien saisir le sens. Quelques métaphores disséminées dans l'ensemble, surtout pour marquer des pointes d'humour. Bref, un style agréable et qui aurait dû être lu en quelques heures. 

Romance et petits soucis.


Mais, le sujet et la romance n'ont pas su m’envoûter. C'est d'un commun ! Pas de magie, pas de rêve, pas de petit truc qui fait basculer la lecture dans les truculents instants. 

La romance est belle, certes sans tomber dans les scènes affriolantes et un peu redondantes des livres actuels. Mais j'oserai dire : cela aurait donné du piment au livre. Car, passé les atermoiements de l'héroïne — avec un petit manque de profondeur — cette romance classique malgré une volonté de mixité, est assez fade. 

Comme les soucis d'Anita, qui a finalement une petite vie bien tranquille. 

De nombreux sujets sont abordés au fil des pages, comme la solitude, les maladies de notre société et celles des proches d’Anita : Alzheimer, cancer... 

Suède, France, même combat.

Le seul point vraiment positif, à mon goût de ce roman est la présentation de la vie dans ce coin reculé de la Suède, qui rappelle notre société et ces affres, comme un chômage galopant, des bourgades abandonnées au profit des grandes villes. Le livre pourrait se passer en France. Car, mis à part quelques noms, tout ce qui s'y passe ressemble à notre vie. 

C'est intéressant de constater que nos pays sont si proches culturellement. Et un peu effrayant aussi, car cela dénote une perte d'identité. 


Au final

Les mots pour :...

Les mots contre : manque de profondeur

Style : 2,5/5
Intrigue : 2,5/4
Personnages  : 3/4
Écriture : 1,5 Crédibilité : 1,5
P principal(aux) : 2/3
Narration : 1 Action : 0,5
P secondaires : 1/1
Description : 0,5 Violence/Tendresse : 0,5
Temps et espaces : 2/2
Sensation générale : 2/3
Rythme général : 1,5/2
Total : 13,5/20

En bref : une lecture un peu plate, pour cette romance contemporaine. Le style frais et l'humour de l'auteur en font un moment agréable, mais le sujet manque de profondeur et de pep's. 

1 commentaires :

  1. Hello Anna. C'est Caroline. Nous nous sommes rencontrées dimanche à Septèmes. Je voulais juste te faire un petit coucou et te donner le lien vers mon blog: carolivre.wordpress.com
    A très bientôt sur la blogo.
    Caroline.

    RépondreSupprimer

Merci de laisser des commentaires constructifs, afin que nous puissions échanger sur les lectures présentées.

Les commentaires anonymes ne seront pas publiés.

Bonne journée, merci de vos petits mots, Biz, nanet.

 

Les mots d'un autre

Les mots d'un autre
"Que d’autres se flattent des livres qu’ils ont écrits, moi je suis fier de ceux que j’ai lus" [Luis-Borges]

Ma liste de blogs

Pour me contacter

Nom

E-mail *

Message *

Newsletter

Vous pouvez être avertis des publications.

Entrez votre adresse mail :

Merci !


Géré par FeedBurner

Membres

Articles les plus lus (7 derniers jours)