Delirium de Lauren Oliver

" Tu sais qu'on ne peut pas être vraiment heureux si on est pas malheureux parfois"




L'auteur

Lauren Oliver est née en 1982, à New York.

Titulaire d’un diplôme de philosophie et de littérature à l’université de Chicago, elle a ensuite suivi une formation en arts à l’université de New York. Elle a brièvement travaillé comme assistante d’édition chez un éditeur new-yorkais, avant de se consacrer entièrement à l’écriture.

Résumé officiel


Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes…
« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »


Le petit plus



La série

Ce livre fait partie d'une trilogie : 

  • Delirium (Delirum) qui est aussi le titre de la série.
  • Pandemonium
  • Requiem (non publié à ce jour)



  • L'histoire

    Je n’étais pas adepte de la Science-Fiction, mais j’avoue qu’avec ce genre de livre, je tends le deve-nir. Lauren Oliver nous offre une vision d’un monde Dystopique, où la principale différence tient dans le pouvoir d’aimer !

     Lena, 17 ans, vit à Portland (Etats-Unis) et suit une scolarité normale en attendant sa Procédure. C’est une sorte de cure/traitement destiné à lui éviter le Délirium (désolée, je n’ai pas les termes Français, ayant lu ce livre en Anglais). Car, dans l’univers de Léna, la pathologie la plus grave est tout simplement l’amour. Lena n’a rien de spécial. Elle n’est pas extraordinairement belle, ni riche, ni supra intelligente. Elle aspire juste à une vie normale dans son monde et craint d’être porteuse de cette maladie de l’amour, comme sa mère et sa sœur… Rien de bien émouvant là dedans, mais bien sûr, ce ne sont que les bases de l’histoire. 

    L’auteur nous a saupoudré le livre d’éléments relatif à la maladie d’amour. Elle en donne les symptômes, crée des références officielles (« Book of Shhh »…) et rend ce joli sentiment vraiment inepte. Jusqu’à bannir le mot, et mettre en place un couvre-feu pour les jeunes n’ayant pas reçus leur Procédure.

    Les habitants sont du coup surveillés et on retrouve les principaux éléments des dystopies avec un monde répressif (ils vivent entre des barrières électrifiées, avec pourtant la sensation de liberté), des évaluations permettant de déterminer qui ils sont et de leur attribuer un partenaire pour la vie, ainsi qu’une formation, un métier… bref tout est régit, tout est programmé et la liberté ressentie n’est qu’un pamphlet, alors que leur destin est tracé.

    Pourtant, le passé de la famille de Léna ne semble pas entrer en jeu. Il y a donc une part réelle laissé à l’individu. Toutefois il manque beaucoup d’information dans ce premier tome pour l’affirmer, l’auteur ayant pris le parti de nous montrer le monde au travers les yeux, et les pensées de son héroïne.

     Si j’ai bien aimé l’ensemble du livre, j’ai trouvé le début un peu lent, un peu pesant, aussi. Je voyais bien où l’auteur nous entraînait, avec une rencontre faisant basculer Lena (une évidence) mais cela tardait à se mettre ne place. J’ai craint un instant de relire une histoire similaire à Uglies avec l’amie de Lena, Hana qui semble plus « libre » plus ouverte… et qui remet en question le monde où elles vivent, passant outre le couvre feu, par exemple. Il y a d’ailleurs une allusion à Uglies et Pretty ne serait-ce que dans les deux termes cités tels quels dans le livre.

    Toutefois, l’auteur a su écrire autre chose, et le trouble fête n’est pas Hana mais un jeune homme nommé Alex. Dans un monde où l’amour est banni, ce garçon va faire succomber la demoiselle, et lui révéler des vérités bien troublantes. Et si finalement aimer n’était pas si dangereux ?

     L’histoire n’est pas à l’eau de rose, ne vous y trompez pas. Lena va devoir accepter pas mal d’éléments nouveaux, refonder ses sens, ses bases. Elle va affronter la vérité et peu à peu changer. C’est bien transcrit, c’est bien amené, et la fin est bien plus passionnante que le début. De surcroît, il n’y a pas de manichéisme, ce qui fait vraiment remonter ce livre sur les dernières pages.

    Le style

    Écrite à la première personne, l'histoire nous entraîne dans le spas de Lena.  Du coup, il nous manque des éléments pour bien comprendre le monde de cette jeune fille, qui ne s'amuse pas à penser à toutes les lois régissant son univers juste pour nous faire plaisir. Pourtant au fil des pages, nous parvenons à saisir les données importantes, surtout lorsque Lena et Alex les mettent à mal...

    Les descriptions sont assez simples, j'ai eu un peu de mal avec les premiers passages puisque Lena focalise un peu sur certains aspects masculins (cheveux qui brillent ? ) dues surement au fait que dans ce monde, les garçons et les filles vivent "séparés" dans leur cursus scolaire, et que Lena n'a pas de garçons dans son entourage. Elle imagine donc une sorte de prince charmant, digne de Roméo...

    Chaque chapitre est annoncé par une citation à un livre officiel, un poème... ce sont ces éléments qui nous permettent de bien comprendre la maladie d'amour, le monde qui entoure Lena, les lois.

    Les personnages principaux sont assez restreints. Nous glanons pas mal d'informations sur Hana, l'amie d'enfance qui pourtant devrait être assez éloignée de Lena, ses parents ayant des revenus beaucoup plus important que ceux de la tante de Lena. J'ai trouvé l’anecdote sur leur amitié troublante, elles se sont connus parce que leurs noms sont très proche et ont donc été mise côté à côte à l'école !

    Quand à Alex, je vous laisse le découvrir...

    Le temps est relativement court, et traité intelligemment. L’auteur y fait référence en début de chapitres, en quelques mots. Peu de flash-back, sauf pour les souvenirs d'enfance de Lena, notamment envers sa mère.

    Au final 


    Une découverte intéressante, même si le début m'a paru un peu lent. J'ai adoré la fin, triste et dramatique...

    Lu dans le cadre des challenges ABC et ABC de l’imaginaire, lettre O. 

    1 commentaires :

    1. Moi j'ai beaucoup aimé le début, un peu longuet certes, mais il nous met vraiment dans l'ambiance de la vie de Lena et m'a permit de m'attacher très vite à elle et son amie, Hana. En fait, j'ai tout aimé dans ce livre, et surtout le style de l'auteur qui retranscris totalement mon sentiment sur l'amour et la libeté. Une perle que cette histoire ! Vivement le tome 2 :)

      Bises et à bientôt ^^

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